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Are you kidding me ?! | Ryanair

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Laura Benett
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Tombé sur toi, tombé en pamoison, avalé la ciguë goûté le poison qui tue


L'amour, l'amour encore et toujours

Mer 7 Fév - 17:33


Back in town
Turn off the lights I'll be okay... Just let me alone △
Ryanair & Lau'
Un mois déjà. C'était censé ne pas être grand chose. Et pourtant, ça me semblait tellement long jusqu'ici. J'aurais aimé y être, déjà. Maudits six mois ! Certes, ma vie à Toronto était géniale, et je n'avais aucune envie de la quitter. Partir une seconde fois vers l'inconnu, laisser derrière moi les bons souvenirs, mon travail, ainsi que mes amis et le parfum des rues. Certains auraient sans doute dit que j'étais stupide, que j'avais encore cinq mois merveilleux à passer là-bas, qu'il fallait justement que j'en profite. Et oui, ils n'avaient sans doute pas tort ! Seulement sans Ryan, ce n'était pas aussi drôle. Et rentrer tous les soirs dans ce "chez moi" qui au par avant avait été notre "chez nous" me rappelait à quel point il me manquait. Bien sûr, il était chiant, parfois immature comme pas deux, et lorsqu'on ne le connaissait pas, si on s'en tenait à ce que la presse disait de lui, on aurait pu rapidement se persuader qu'il n'était rien d'autre qu'un petit con. Mais ça ne changeait rien. Parce qu'on avait fait un bout de route ensemble, et que j'avais envie de la continuer avec lui encore longtemps. Qu'elle nous emmène aussi loin que possible !

C'est la semaine dernière, déjà, que j'ai commencé à sentir que je faiblissais légèrement. Non, je ne tombais pas malade ! mais l'idée de lui faire la surprise de mon arrivée me taraudait chaque jour un peu plus... jusqu'à ce que je finisse par acheter un billet d'avion, faire ma valise. Ce qui était fait. A peine avais-je foulé d'un pas le sol poussiéreux de cette ville qui deviendrait sans doute pour moi un fantastique terrain de jeu avec le temps, j'ai appelé un taxi, et j'ai filé, direction ce nouveau chez nous dont j'avais hâte de découvrir chaque recoin...

Une fois arrivée à destination, mon coeur s'est serré. J'étais tellement heureuse d'être là de me dire que derrière cette porte, il y aurait Ryan et que je pourrais lui sauter dans les bras sans qu'il ne comprenne ce qui se passerait... que je n'ai même pas réalisé que je n'avais pas les clés: compliqué, donc, en théorie, de rentrer. Une chance pour moi qu'il aie oublié de fermer. Laissant mes valises sur le palier, je suis entrée, émerveillée par tout ce que je voyais. Mais j'ai vite déchanté lorsque j'ai trouvé un soutien-gorge rose, trainant dans les escaliers. Curieusement, j'étais persuadée que ce n'était pas à lui. Et sans doute pas à sa grand mère non plus ! J'aurais pu tomber raide, en voyant ça. Je crois que c'est la peur, qui m'a tenue éveillée, je n'en croyais pas mes yeux, lesquels essayaient tant bien que mal de retenir leurs larmes. Après tout, il devait sans doute y avoir une explica... tion ? peut être pas. A l'étage, la voix de Ryan, ponctuée de temps à autres par des rires qui n'étaient pas les siens, bien trop féminins pour que je puisse y croire une seule seconde. Folle de colère, j'ai agrippé ce foutu soutien-gorge, et suis montée, histoire de voir ce qu'il se passait. Et n'écoutant que ma colère, ce que je n'aurais probablement pas du faire, j'ai fait irruption dans la pièce:

- Pour une surprise, c'est une surprise, hm ? je comprends mieux, pourquoi tu détestais le froid. Les filles sont tellement plus chaleureuses ici !

Je luttais. Je luttais réellement pour ne pas éclater en larmes et lui mettre la paire de claques que j'étais convaincue qu'il méritait. Et lançant son dû à sa propriétaire, j'ai tourné les talons, claquant la porte. Je trouverais bien quelque part où dormir, je pourrais me débrouiller, reprendre le contrôle de la situation! j'allais m'en sortir, avec ou sans lui. Même si j'aurais préféré que ce soit avec, bien évidemment... Je regrettais déjà Toronto.Quelle idée stupide, qu'est ce que j'étais venue faire ici ?!

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Modo ϕ And then we go back, this is the moment tonight is the night
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Jeu 8 Fév - 12:29
Are you kidding me ?
Laura & Ryan
Si je dois faire un tableau « POUR/CONTRE » entre vivre à Albuquerque ou Toronto, je dois dire que la colonne « POUR » de Toronto est beaucoup plus fournie que celle d’Albuquerque. Tout y est plus luxuriant, plus grand, plus vivant. Les buildings gigantesques à perte de vue me manquent. Sûrement parce que Toronto me rappelait beaucoup Seattle, rpz. Ici, tout est plus petit, plus jaune, plus… désertique. Mais un seul, un seul mot de la colonne « CONTRE » de Toronto fait pencher la balance du côté de sa rivale. « FROID ». Quand tu regardes le thermomètre à Noël et que tu vois « - 20°C », tu pleures. C’est horrible. J’ai au moins perdu trois orteils, cinq doigts (tous de la même main), deux nez... Okay, ici il fait froid aussi, narmol, on est en hiver. Mais ça descend pas en dessous de zéro quoi. Et ça fait du bien. Et puis je n’ai pas vraiment choisi, j’ai du partir pour des raisons professionnelles, mais j’avoue que ça m’arrange.

Bon, le côté malheureux de cette histoire, c’est que je suis loin de ma Laura. Ah, ma Laura. Avec elle, j’ai trouvé mon pendant féminin. Tout est tellement simple, clair entre nous. Tout coule de source, comme la Cristalline. Tout aussi délurés l’un comme l’autre, on pense très, trop ?, souvent pareil, en même temps. Bien sûr, il nous arrive de nous engueuler, enfin…, nous prendre la tête, mais c’est tellement pour des trucs sans importance qu’on finit toujours par en rigoler, et souvent sous la couette, entre deux oreillers. Genre une fois, on s’est disputé pour savoir qui de nous deux c’était servi de la douche en dernier, parce que la personne en question n’avait pas passé la raclette derrière elle. Bon, bien évidemment, je savais pertinemment que c’était moi, mais elle est tellement belle quand elle s’énerve que je n’ai jamais voulu avouer que j’étais le coupable. Enfin bref, c’est clair qu’elle me manque, mais bon, six mois, ça passe vite non ? Heureusement qu’à Albuquerque, il y a ma sœur avec qui je passe beaucoup de mon temps.

D’ailleurs, on est tous les deux réunis chez moi, autour d’un Irish Coffee. On ne renie pas nos origines nous. En plus, s’il y a bien quelque chose que je sais faire, c’est bien l’Irish Coffee. On discute de choses et d’autres. Papa, maman, Alex, notre demi-bro, nos vies respectives. Je lui parle beaucoup de Laura, qu’elle n’a jamais rencontré. J’essaie de lui montrer à quel point elle me rend heureux, qu’elle me manque. C’est à ce moment que sa tasse lui glisse des mains, renversant du café partout. Chemisier, jean, chaussettes, soutien-gorge, tout est gorgé de café. Ohlala. Viens vite dans la salle de bain, faut t’essuyer et te changer. Et te passer de l’eau froide, ça a du te brûler ! En montant les escaliers, elle enlève son soutif sous son chemisier, qu’elle laisse tomber dans les escaliers. Je lui montre la salle de bain et vais lui chercher une serviette, un gant et une chemise à moi pour qu’elle ait quelque chose à se mettre.

Une fois propre, elle me rejoint dans la chambre, où j’ai lancé une machine, lavage express, qui se trouve dans l’immense dressing. Oui oui, je sais faire une machine. Laura m’a montré. Et j’en suis fier. Pour tuer les 15 minutes du cycle, je sors un album photo car je sais qu’elle adore regarder ces souvenirs immortalisés sur du papier glacé. Il y a des photos dont je ne me rappelais même plus l’existance. On rit, on rit, on rit, et c’est à ce moment que, surpriiiiise, Laura déboule dans la chambre. HEEEEIIIN, LAURA ??? Mais qu'est-ce qu'elle fait ici ? On ne devait se voir que dans cinq mois minimum ! Mon cœur s'emballe de bonheur, mais aussi de peur, car d’après sa phrase acide, je comprends que tout un film vient de se dérouler dans sa tête. Même pas le temps de m’expliquer qu’elle tourne les talons. C’est alors que dans ma tête de psychopathe, un plan se crée. Soeurette, je vais laisser sous-entendre que tu es ma maîtresse, elle va être folle. Laisse moi faire.

Je cours dans les escaliers pour rattraper ma bien-aimée. Je lui prends doucement le bras et la tourne vers moi. En voyant ses yeux embués de larmes, mon cœur se fend. Tout d'un coup, je suis un peu moins fier de mon plan, mais décide quand même de le mettre en action. J'arrêterai si je vois que ça ne fonctionne pas.Lau’ ! Attends ! Je m’ennuyais de toi, alors j’ai invité cette femme. Et même si on pourrait croire qu’on a fait des choses, parce qu’elle est à poil sous ma chemise, on n’a encore rien fait. Promis ! Je sais que ce « pas encore » va la mettre hors d’elle, et j’adore ça. Et je ne lui mens sur rien. C’est vrai que je m’ennuyais d’elle et que j’ai invité ma sœur, c’est vraiment qu’elle est à poil sous la chemise, et c’est vrai qu’on n’a rien fait. Heureusement. Mais comme Laura n’a jamais vu ma sœur, n’ayant pas de photo d’elle adulte, elle ne peut pas savoir qui est cette femme.

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Laura Benett
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L'amour, l'amour encore et toujours

Jeu 8 Fév - 17:26


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Ryanair & Lau'
Il y avait des jours, comme celui-ci, où l'on aurait bien pu se demander pourquoi on s'était levé. Moi, non seulement de me demander ce qui m'avait pris de quitter mes draps, je pouvais également me demander pourquoi j'étais partie sur un coup de tête. Pourquoi j'avais pris cet avion vers Albuquerque, que la chaleur faisait d'ailleurs ressembler à s'y méprendre à l'enfer.  Bien sûr, tout était relatif. Il ne faisait pas encore si chaud que ça. Mais il me faudrait sans doute encore quelques jours pour me déshabituer du climat gelé de Toronto...

Une fois la porte passée, c'est là, que tout a basculé: les feux de l'amour et autres télé-crochets un peu nunuches que je regardais de temps à autre, emmitouflée dans ma couverture pouvaient bien aller se rhabiller, car, de notre talent inné, Ryan et moi devenions sans le vouloir, par la force des choses, les fantastiques acteurs d'un drame conjugal que visiblement, aucun de nous deux n'avions vu venir... Surtout pas moi !

Tout s'est passé très vite, trop vite. Je n'ai pas eu le temps de réfléchir, que le mal était fait. En une fraction de seconde, je m'étais montrée acerbe, injuste. Je ne l'avais même pas laissé s'expliquer. Comme s'il ne pouvait y avoir qu'une seule vérité: la mienne, convaincue d'être dans le juste. Après tout, ne disait-on pas qu'on ne devait croire que ce que l'on voyait ?  et ce que j'avais sous les yeux n'était clairement pas une vue de l'esprit. Définitivement pas. CQFD.  

Mais alors que je descendais, furieuse, les escaliers quatre à quatre, j'ai senti une main se resserrer autour de mon bras. Je savais que c'était lui. Et d'un mouvement rageur, je me suis libérée de son emprise; je reste aujourd'hui convaincue que si je ne l'avais pas aimé autant, je l'aurais regardé avec mépris, ce dont j'étais pourtant incapable, encore aujourd'hui. Mais blessée par une telle situation, je n'ai pu que lui lancer d'un ton ferme et sans équivoque:

-Ne me touche pas.

Le regard fuyant, j'avais trop de fierté pour que j'accepte qu'il voie ces larmes qui trahissaient la blessure qui venait de s'ouvrir en moi.
Et d'un geste nerveux, j'ai ramené une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, comme pour mieux entendre ce qu'il allait bien vouloir me dire; En réalité, je n'avais pas envie de l'entendre, ou plutôt, j'avais peur de ce qu'il allait trouver à dire, des réactions que j'aurais et de ce qui en découlerait. Tout s'embrouillait, et il n'y avait qu'une seule de mes pensées, qui sortait de ce mélange, pèle-mêle de rage, de sensation de trahison, et d'incompréhension:  A quel moment les choses avaient bien pu terminer par tourner à ce point au vinaigre ? La boule au ventre, mon souffle s'est coupé, lorsqu'il a pris la parole. Et s'il n'y avait pas eu ce mur derrière moi, je me serais sans doute laissée tomber dans les escaliers, surprise par ses mots, qui n'étaient pas des excuses, que du contraire.
Mes jambes flageolèrent, ma bouche s'entrebailla, mon regard hagard cherchait par tous les moyens une explication. Et soudain,
presque malgré moi, j'ai éclaté, gesticulant, telle un pantin:

- Et alors quoi ?! tu veux que je te félicite ? que je sois flattée ? que je te dise que "oh, quel dommage, quand même, vous auriez pu m'inviter, on se serait bien amusés, tous les trois !" ?! Toi aussi tu me manquais, c'est pas pour ça que, dans un éclair de génie, j'ai décidé de me taper le premier mec venu !
Pourtant, ce n'étaient pas les occasions qui auraient manqué, ai-je pensé dans un excès de méchanceté intérieure.

Ma mâchoire se crispant, je lui ai tourné le dos, continuant ma route, incapable de prononcer un mot de plus. Je préférais encore foutre le camp que de rester à entendre de telles débilités. Et pourtant, tout un chacun savait que j'aimais en dire, ou en entendre, des stupidités, peut-être même plus que de raison. A condition qu'elles ne soient drôles, ou qu'elles aient un trait d'esprit. Ce qui n'était pas le cas de celles-ci, qui me faisaient bien plus l'impression d'une blague de mauvais goût, que d'une situation possible. Et descendant les dernières marches qui me séparaient du rez-de-chaussée, je repensais déjà nostalgique à Toronto et la vie que j'aurais pu continuer de vivre l'esprit tranquille, là-bas; Je maudissais d'ailleurs très vite cette décision d'être partie. J'aurais du me casser une jambe, perdre mon billet; et c'est d'ailleurs ce qui me fit toucher du doigt que finalement, "la vie est pavée d'occasions perdues"...
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Sam 10 Fév - 22:53
Are you kidding me ?
Laura & Ryan
Jamais je n’ai vu ma compagne dans cet état de fébrilité, de détresse. D’un côté, j’ai envie de ne pas jouer le jeu, de tout lui dire, ne pas abimer son petit cœur. D’un autre, je sais que si je joue la mascarade jusqu’au bout, on en rigolera plus tard, quand on repensera à cette scène. Mais si je continue ainsi, il y aura-t-il un « plus tard » ? Aurons-nous un avenir ? Jamais je ne m'étais attaché à une femme de cette manière. Mais Laura n'est pas comme les autres femmes. Elle me complète, me sublime. On est toujours sur la même longueur d'onde, avec la même mentalité infantile qui nous va si bien. Mais cette fois, je suis conscient de repousser sa tolérance dans ses derniers retranchements. Je suis même étonné de ne pas encore avoir senti l’impact de ses cinq petits doigts sur l’une de mes deux joues. Voir les deux si elle a décidé de faire l’aller-retour. Je prends alors ma décision : je continue mon jeu jusqu’à ce que la claque parte. Si celle-ci arrive, c’est que ce n’est plus le moment de jouer, ou tout pourrait finir dans la minute.

Tous les trois ? C’est vrai que j’y ai pensé, ça aurait pu être riche en sensations. Mais bizarrement, j’ai pensé que tu serais moins partante. Là, je suis vraiment borderline. Une petite voix dans ma tête m’intime d’arrêter, que je vais trop loin. Et cette voix a raison. Je le sens. Je m’insulte intérieurement de lui infliger ça. Sur le point de craquer, de tout lui avouer, n’en pouvant plus de la faire souffrir, ma sœur descend jusqu’au milieu des escaliers, toujours avec ma chemise sur le dos. Bon, qu’est-ce que tu fais Ryan ? Je t’attends, je me languis de toi. D’un furtif regard, je comprends qu’elle rentre dans mon jeu, qu’elle sait ce que je suis en train de faire. Telle est ma sœur. Nos parents ont fait les deux mêmes. On pense pareil, on réagit pareil, on vit pareil. Notre humour est similaire, parfois pervers. Elle m’enfonce un peu plus dans mon jeu qui met mon couple de plus en plus en danger. J'essaie de lui lancer un regard lui intimant de faire attention, et d'un autre oeil je guette la réaction de Laura, la peur au ventre.
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Laura Benett
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L'amour, l'amour encore et toujours

Mar 13 Fév - 15:24


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Ryanair & Lau'
J'aurais tout fait pour Ryan. Absolument tout. Et vu la vie que l'on menait à Toronto, j'étais persuadée que c'était la même chose...on s'entendait bien, tellement bien, que c'était une évidence. En vérité, jamais je n'avais vécu un truc pareil, avec qui que ce fût. J'étais plus du genre à repartir le lendemain, en temps normal. Alors oui. Être là, avec lui, depuis tout ce temps, j'en étais fière, ça me rendait heureuse. Heureuse, et peut être un peu trop naïve et optimiste, moi et mes idées débiles. Mon dieu. J'étais totalement perdue, j'avais peine à croire ce qui m'arrivait là, tout de suite. Ce qui nous arrivait. Alors c'était tout ? C'était comme ça, que ça devait se terminer ? C'était écrit là, quelque part dans un grand livre sacré, que j'allais arriver sans prévenir, au pire moment ? Bon dieu, si je trouvais l'abruti -ou les abrutis. Ca pouvait être une coalition d'auteurs très douteux, et bourrés, ça va sans dire!- qui avait décidé de pondre de telles absurdités, j'aurais bien eu deux mots à lui dire. A commencer par « ça t'amuse, de détruire les couples qui s'en sortent plutôt pas mal,Du con ?! » Enfin… ça, et aussi « à choisir… t'aurais pas pu faire de moi une millionnaire ? » Mais bon, là, je m'égarais totalement. Mon esprit, tout comme mon regard, fuyait. Je n'osais plus lever les yeux vers Ryan, ayant trop peur de ce que je pourrais bien lire dans les siens. Finalement, l'idée qu'il puisse ne plus m'aimer me semblait de moins en moins abstraite.

Je sentais peu à peu que je craquais. Je ne parvins plus à retenir mes larmes, qui coulaient toutes seules, me faisant enrager encore un peu plus. Je détestais me montrer ainsi. Pas que pleurer soit un signe de faiblesse, je le savais bien. Mais pleurer en public me donnait pourtant cette drôle d'impression. Peut-être pour imposer ma force de caractère. Peut être par pudeur. Tout ce que j'en concluais, là, c'était qu'il fallait à tout prix que je me trouve un psy. Je virais tarée. Enfin… plus tarée qu'en temps normal ! C'était dire !

Et lorsque mon imbécile de Ryan m'a répondu que curieusement, il avait pensé au plan à trois, mais qu'il avait pensé que ça ne m'aurait pas fait plaisir, allant même jusqu'à dire que ça aurait été riche en sensations, j'avoue que je n'ai plus rien contrôlé. Ma main est partie toute seule. Pas comme lorsque je caressais affectueusement sa joue, non. Plutôt comme une grosse claque destinée à lui remettre les idées en place… Puis l'autre blondasse a ouvert la bouche. Sa voix de crécelle me transperça les tympans. Et serrant les mâchoires, j'ai senti, que je commençais à étouffer. Je bouillais intérieurement. Il fallait que je sorte, que je prenne l'air, alors j'ai finalement lancé d'un ton rageur, au bord de l'explosion :

- Vas y, Ryan, la fais pas attendre ! Ça serait bête de rater ça !

Et avant de passer la porte, j'ai adressé un doigt d'honneur vengeur à cette connasse, qui restait nonchalamment là, en haut des escaliers. Bordel, y'avait vraiment des baffes qui se perdaient. Décidée à récupérer mes valises et respirer l'air frais du dehors avant de mourir de stress, je me suis arrêté quelques millièmes de secondes devant la porte, cherchant, fébrile, mes cigarettes que je ne prenais en temps normal qu'en soirée. Putain, mais qu'est ce que j'étais en train d'essayer d'accomplir ?!
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Jeu 15 Fév - 22:04
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Laura & Ryan
Finalement, je la prends pleine face. La claque. Je dois dire que je l’ai bien cherché. Surtout, je m’y attendais. C’est peut-être pour cela que je sens à peine l’impact. Outre le fait qu’elle ait des mains minuscules et trop peu de muscles pour avoir assez de force dans le bras, je l’attends depuis le début, et selon moi, cela fait la différence. Mais, tellement absorbé par mon gag qui m’a l’air de plus en plus puéril, je me rends compte que je n’avais pas vu ses larmes sur mon visage. Et ce n’est pas qu’à cause de sa mèche qu’elle a rabattu devant ses yeux, par fierté. J’ai été con, naïf, de croire que ce petit jeu allait bien se finir. Qu’avais-je dans la tête, bon sang ? Suis-je prêt à tout gâcher pour une blague idiote, puérile, immature ? Absolument pas. J’ai enfin trouvé un équilibre dans ma vie, ce n’est pas le moment de tout foutre en l’air.

Je vois mon futur, mon avenir, se diriger vers la porte. Je ne peux m’empêcher de me dire :Mon Dieu, quel beau cul ! La plus belle paire de fesses de la Terre. Mais cette réflexion, je la garde pour moi. Je n’ose plus faire ce genre de blague. Pas dans une situation aussi critique. Dieu sait que je suis un gamin dans ma tête, parfois puérile, souvent insouciant, mais je sais aussi reconnaitre quand une situation est beaucoup trop sérieuse pour pouvoir se permettre la moindre blague. Encore quelque chose, parmi les nombreuses autres, que Lau’ a apporté dans ma vie. Je ne peux la laisser partir comme ça. Je fais signe à ma sœur de rester là et m’élance à la poursuite de la femme que j’aime. Laura ! Arrête-toi ! S’il te plaît. Ne pars pas. Tout ceci est un énorme malentendu . Quel gland ! Je lui sors le gros cliché du film « C’est pas ce que tu crois, blablabla ». Si la tension n’était pas aussi tendue, j’aurai pu me frapper, me molester, me brutaliser, me malmener, me rudoyer, me secouer, me persécuter, me tourmenter, me tracasser, m’amocher, me bastonner, me batailler, me boxer, me castagner, me doguer, m’étriller, me flageller, me fustiger, m’infliger, me ratatiner, me rétamer, me rouer, me talocher, me tanner.

Je m’approche près d’elle, laissant néanmoins une distance de sécurité raisonnable entre nous, en prévision d’un jet de projectile venant de son sac. J’imagine que se prendre une brosse à cheveux ou un miroir dans la tronche, ça pique. Laura. Écoute… Cette femme, ce n’est pas ma maîtresse. Je n’ai pas coucher avec, je ne l’ai pas toucher, et elle porte ma chemise car elle s’est renversée du café sur elle. Cette femme… Je te présente ma sœur, enfin. Chère sœur, voici ma précieuse Laura, comme tu l’as entendu. Excuse-moi ma chérie, c’était une mauvaise blague. Est-ce que tu veux bien me pardonner ? J’ai tellement joué avec le feu que ma plus grande crainte est qu’elle tourne les talons et s’en aille, sans un regard…

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Ven 16 Fév - 19:49


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Ryanair & Lau'
J'ai détourné le regard. Surtout, ne pas pleurer. Bien évidemment j'ai raté mon coup. C'étaient bien des larmes qui coulaient sur ma joue. J'avais mal au cœur. Pas comme lorsqu'on est malade en transports en commun, non. Plutôt comme lorsqu'on aime quelqu'un terriblement et qu'on se fait trahir par celui-ci. Vous savez, le fameux "couteau dans le dos"? Moi, je l'avais pris en plein cœur, sans même comprendre que c'était réellement en train de se produire.

Alors j'ai décidé de partir, il ne me restait pas grand chose à faire dans cette maison. Bien évidemment, ce n'était peut être pas la fin de tout, et j'étais de celles qui préféraient parler des choses posément. Assez paradoxal, quand on me savait aussi impulsive. Mais pourtant c'était le cas. Je savais qu'il n'y avait qu'une façon de sortir des embrouilles: en parler. Il n'y avait jamais qu'une seule vérité après tout. Et malgré ce que je venais de voir, j'avais envie de lui laisser sa chance. Je ne pouvais pas vraiment faire autrement de toutes façons... J'en étais incapable. Mais alors que je m'apprêtais à partir, j'ai a nouveau été surprise de sentir sa main sur mon bras, probablement un geste désespéré destiné à ne pas me voir partir. Mais aussi cliché cela pouvait il paraître, je ne voulais pas partir. C'était le prétexte parfait, pour pouvoir le voir, encore un peu. Figée devant lui, les yeux rougis par les larmes qu'ils venaient de faire couler à flots, j'ai attendu. Et il m'expliqua... Ce qui pouvait sembler être l'excuse la plus pétée de l'univers. Vous savez le fameux "c'est ma sœur !" dans les comédies romantiques, tout le monde crie devant sa télé "allezzzz arrête ! Il se fout de toi !" pourtant moi, je l'ai cru. Parce que je le connaissais assez stupide, pour faire ce genre de blague douteuse...

- Attends... Quoi ?!

Et au lieu de m'énerver encore plus, je me suis contentée de soupirer, une fois l'emprise de la stupeur dissipé, ajoutant, après une tape moins violente que la paire de claque, sur l'épaule de mon crétin préféré. Putain, s'il y avait des jeux Olympiques de blagues foireuses, croyez moi, il serait médaillé d'or. Et plus d'une fois !

- T'es vraiment con Ryan.

Et sans rien ajouter de plus, j'ai ouvert la porte et suis sortie . Pas dans la réelle intention de foutre le camp, cette fois-ci. Juste pour récupérer mes valises... Et lui faire peur, aussi, c'est vrai. Mais je voulais voir sa réaction... Et puis qu'il comprenne ce qu'il avait failli perdre ! A mon tour de m'amuser, même si ce serait probablement de courte durée !
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Lun 19 Fév - 21:08
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Laura & Ryan
Evidemment, elle ne croit pas du tout à ma révélation. Comment pourrais-je lui en vouloir ? Dans le cas inverse, si je la surprenais dans notre chambre avec un mec en calebute et qu’elle m’annonçait que c’était son frère, je lui répondrais qu’elle se foutait de ma tronche. Je me rends compte maintenant que la crédibilité de la vérité est proche de zéro. Je pensais qu’une fois révélée la supercherie, ce serait mieux, mais la réalité me saute à la figure. Mon plan est beaucoup trop bancal. Ma sœur… Beaucoup trop facile comme excuse. Bateau. Vue et revue dans tous ces films à la mord moi le nœud. C’est souvent comme ça finalement. Au début, un plan te semble génial, et puis au final, tu te rends compte que c’était la pire chose à faire. Toutefois, il n’y a pas d’autre vérité. Elle est la seule qui existe. Ma sœur est ma sœur, il n’y a pas à chercher plus loin. Et comme je ne suis pas ch’ti, je ne couche pas avec elle. Je peux te prouver par A+B=x²/2ab que cette femme est ma sœur. Vas-y soeurette, montre lui ton permis ou n’importe quoi d’autre où il peut y avoir ton nom s’teu plait. Elle s'exécute face à Laura et lui présente sa carte prouvant son identité.

Ensuite, elle me met la main sur l’épaule et me fait remarquer que je suis con. Là-dessus, elle n’a pas besoin de me le dire. J’ai déjà compris tout seul depuis plusieurs minutes… Ou peut-être que je le sais depuis toujours. Ouais, je sais, c’est de naissance. Puis elle tourne les talons et s’en va. Tout simplement. Mon cœur se brise. J’ai l’impression que ma vie s’en va. J’ai l’impression que je vois ce dos, ces hanches, pour la dernière fois. Moi qui, avant, voyais l’amour comme un passe-temps, un moyen de se divertir, voire de s’inspirer, me semble aujourd’hui la plus belle chose du monde grâce à elle. Une nouvelle fois, je lui demande de s’arrêter. Elle se tient debout, dehors, ses valises à ses pieds, le dos tourné, le téléphone à l’oreille sûrement en train d’appeler un taxi. Je ne vois alors qu’un moyen de la retenir. Je dois dégainer l’arme ultime. Et ce n’est pas mon sexe, pour une fois. (Et pourtant, il fait souvent son petit effet à la demoiselle devant moi, mais le moment serait ici malvenu). Je fourre la main dans la poche de ma veste, et j’en sors un objet qui y attend depuis déjà quelques mois. Je la fais se tourner face à moi, puis un genou à terre : Laura Benett, veux-tu m’épouser ?

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Laura Benett
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L'amour, l'amour encore et toujours

Mer 28 Fév - 1:25


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Ryanair & Lau'
Je n'arrivais pas à y croire. Et pourtant, dieu seul savait que j'en mourrais d'envie. J'aurais aimé le croire, me sentir terriblement gênée d'avoir parlé ainsi à sa « soeur », en rire un bon coup avec eux, mais j'étais tellement en colère et convaincue d'être dans le vrai, que je n'ai même pas jugé bon de l'écouter, lui et ses « A+B ² » bon sang, qu'il m'exaspérait. Il trouvait encore le courage de faire l'imbécile dans un moment comme celui là. Qu'est ce qu'il pouvait être gamin… Et qu'est ce que je l'aimais! bordel, ça me rendait malade. J'avais l'impression d'être un monstre. Une pauvre connasse à la jalousie maladive qui ne comprenait rien à rien. Et lorsqu'il a demandé à la jeune femme de  me montrer une pièce d'identité, j'ai frémi. J'avais envie de partir, je ne voulais pas qu'il aie raison, je me sentais déjà bien assez ridicule comme ça, les yeux et les joues rougis de larmes et de gêne. Et pourtant, j'ai vu. Il avait raison. Et j'étais, je crois, soulagée. A la veille de tourner de l'oeil, mais soulagée.

Alors après l'avoir traité de con, je suis sortie, le plus calmement du monde, tentant de calmer cette angoisse qui s'était immiscée en moi. Il fallait que je respire. Juste quelques instants. Mais Ryan n'a pas jugé bon de me laisser tranquille, sans doute avait-il peur que je m'échappe, et que je ne revienne jamais, plus jamais. Et même si ça avait pu être envisageable il n'y avait de cela que quelques minutes à peine, je pouvais affirmer que ce n'était plus le cas maintenant. Certes, j'étais encore un peu tendue, et peut être qu'il me faudrait encore un peu de temps pour digérer cette blague de mauvais goût, juste quelques minutes, quelques heures tout au plus, mais rien d'alarmant…

Mais quand je me suis retournée et que je l'ai vu là, un genou à terre, je suis restée stupéfaite. Et lui adressant un sourire amusé, je lui ai répondu, m'agenouillant afin d'être à sa hauteur :

- T'es pas obligé de faire tout ça… j'allais pas partir, tu sais ?


Et ne pouvant plus m'en empêcher, je me suis précipitée sur lui afin de le déséquilibrer le serrant dans mes bras. Et embrassant sa joue, j'ai fini par reprendre :

- T'es pas obligé, mais… j'accepte !
puis dans un léger rire, j'ai poursuivi: - Trop tard, tu ne pourras plus te débarrasser de moi si facilement, maintenant !
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Mar 6 Mar - 18:16
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Laura & Ryan
La tension commence à redescendre d’un petit cran. En même temps, l’inverse aurait été très compliqué à atteindre. Elle avait déjà atteint la note de 10/10 sur l’échelle de Benett. Et croyez-moi, elle n’est pas facile à tenir la Benett quand elle monte sur ses grands chevals. Un jour, on s’est disputé sur un sujet hyper sensible. Elle m’a demandé si je voulais une chocolatine. Mon cerveau avait fait un AVC. Une chocolatine ? C’est quoi ça ? Elle m’avait expliqué que c’était la viennoiserie avec de la pâte feuilletée et deux barres de chocolat à l’intérieur. J’étais parti dans un fou rire incontrôlable. Aaaah, un pain au chocolat tu veux dire ? et une furie s’était abattue sur moi. Encore un exemple de dispute totalement ridicule qu’on avait entre nous, qui bien souvent se finissait dans le lit conjugal. Ou dans le canapé, voire l’îlot central si nous n’avions pas le temps de traverser l’immense pièce principale de notre appartement.

Mais revenons au moment présent. J’ai un genou à terre, telle une parodie de film romantique qu’on nous ressort à chaque Saint-Valentin. Mon jean est mouillé, à cause de la pluie qui a trempé le sol tout au long de la journée. Un beau jean à 369,99 dollars. Snif. J’peux affirmer que je ne l’ai pas eu dans un Thrift Shop celui-là ! Mais je m’en fiche totalement. Enfin, à 98%. J’espère que mon jean ne sera pas tâché, quand même… Mais les 98% de mon attention sont portés sur le doux visage de ma future femme, si elle accepte ma demande. Elle est si ravissante. Si… parfaite. J’suis pas du genre cucul habituellement. J’suis plutôt le genre de gars qui assume sa virilité, aux frontières du machisme quelques fois. Mais je dois avouer que Laura a opéré certains changements dans ma personnalité. Avec elle, je ne suis qu’un canard. Apparemment, c’est ça l’amour. Ça craint n’empêche. Mais rien ne pourra jamais remplacer ce bonheur que j’éprouve quand je me réveille et que je la vois à côté de... Ah ben non en fait, vu que je me lève le plus souvent à 14h00.

Enfin voilà. Tout ça pour dire, maladroitement peut-être, que je sais qu’elle est la femme de ma vie. L’idée de la demander en mariage me trotte dans la tête depuis des mois, mais je n’ai jamais eu le cran de le faire. Et voilà que maintenant, c’est bon, c’est fait. J’avais imaginé tout un tas de scénarii sur cette demande. Genre tous les clichés présents dans la tête des filles. Dîner aux chandelles, ou devant un coucher de soleil sur la plage, ou sur les lieux de notre premier baiser… Mais le destin a voulu me forcer la main. Pas grave, au moins, c’est fait. Et ça m’évite une mise en scène. Malinx le lynx. Et le plus dingue, c’est qu’elle vient de me dire OUI ! OUI ! OUI ! Fou de joie, je me relève, la prend dans mes bras et la fait tournoyer sur place. Heureusement, elle pèse le poids d’une plume. ON VA SE MARIER ! ON VA SE MARIER ! SISTER, JE VAIS ME MARIER. Cette dernière est figée. Elle n’en croit pas ses yeux. En même temps, ça doit lui faire bizarre que son frère, le mec le plus instable du monde, va se caser avec une femme. Et une bibliothécaire en plus, pas une escort girl !

Aaaah, si seulement elle n’avait pas était là, j’aurai sûrement emporté Laura jusque dans la chambre et…
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Laura Benett
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L'amour, l'amour encore et toujours

Jeu 8 Mar - 15:26


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Ryanair & Lau'

Tout s'emmêlait dans ma tête. J'étais incapable de démêler le vrai du faux, le bon du mauvais. Mais une chose était sûre, j'étais convaincue que Ryan n'avait pas fait sa demande là, comme ça, pour faire joli. Au départ, j'aurais bien évidemment pu penser qu'il l'avait faite, pris de court, pour ne pas me laisser partir. Mais pourtant, je me me sentais pas enchaînée ou forcée à quoique ce fût. Ce n'était pas pour lui faire plaisir, que j'avais dit oui, mais parce que pour la première fois de ma vie, m'engager ne me faisait pas peur. C'était même la suite logique, tellement ça me semblait évident. Tout ça me semblait iréel, génial, et même si ça aurait carrément de quoi effrayer, je restais pourtant assez confiante : Ryan et moi, on se ressemblait sur beaucoup de choses. On se comprenait, parfois même sans rien dire. Un sourcil haussé, un mouvement de tête, et on se mettait à rire -très souvent jusqu'aux larmes- comme deux abrutis, sous le regard médusé de l'assistance qui demandait souvent dans la seconde à venir « euh… on a raté un épisode ? » et en général, ils ne savaient pas à quel point ils étaient en dessous de la vérité. Ils n'avaient pas raté un épisode… mais l'histoire toute entière. Bien évidemment, comme tout le monde, il n'y avait pas que des rires. Parfois, c'étaient des bris de vaisselle, qui rythmaient nos conversations, un peu plus houleuses. Comme aujourd'hui, par exemple. Même si d'un coup d'un seul, il avait réussi à me faire oublier la raison première de ma colère. Peut-être n'aurais-je finalement pas du monter sur mes grands chevaux ? Pourtant, j'étais sûre qu'il y avait une raison, au départ. Il y a toujours une raison après tout. Je ne m'énerve pas ainsi juste pour le plaisir, même s'il fallait reconnaître que parfois, hurler, ça soulageait… Ah ! Oui ! Sa sœur.

En pensant à elle, j'imaginais déjà l'image qu'elle aurait de moi, pour les années à venir: une furie, hurlant comme un putois, prête à casser vases, assiettes, et tout ce qui pouvait lui passer sous la main. Il allait falloir un certain temps pour que cette étiquette se décolle de mon front ! mais je l'assumais totalement... Il fallait savoir se battre pour les choses qui en valaient la peine. Et Ryan valait clairement plus que deux assiettes et une extinction de voix pour moi. De toutes façons, ce n'était pas à la bibliothèque que j'allais devoir donner de la voix. Je n'aurais qu'à chuchoter, et ainsi, je me fondrais aisément dans la masse...

Une fois debout, un grand sourire s'est fiché sur mon visage, ne voulant plus s'en décoller. En même temps, je savais que j'avais sans doute l'air idiot, mais je m'en fichais. Je ne regrettais plus d'avoir pris cet avion sur un coup de tête, ni d'avoir débarqué à l'improviste. Peut être même que c'était la meilleure des décisions que j'avais prise : allez savoir ce qui se serait passé, si j'avais débarqué seulement au bout des six mois prévus au départ ? En tous cas, je suis intimement persuadée que ça n'aurait pas été aussi riche en sensations. Il n'y avait que nous, pour être capables de mettre une telle ambiance en moins de deux.

Serrant Ryan dans mes bras, j'ai embrassé sa joue, avant de lui chuchoter à l'oreille, d'un ton amusé :

- T'en as d'autre, des sœurs ? Juste pour être sûre ?

Sous entendu « non, parce que sinon, dis le moi, que je me prépare psychologiquement, et que j'achète le nombre de vases en conséquence! » Puis lui adressant un sourire, j'ai poursuivi :

-Tu m'excuse deux minutes ?

Et je suis allée à la rencontre de… Ma belle sœur. Certes, je venais de péter une durite, et il serait compréhensible qu'elle aie peur de moi après ce qu'elle venait de voir, mais je ne m'approchais pas pour la frapper, non. Plutôt pour m'excuser. Dans la série des actes manqués, je crois que cette rencontre en était un beau. On aurait quand même pu faire mieux, comme première rencontre...



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Dim 18 Mar - 22:05
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Laura & Ryan
Dans toute cette histoire, j’ai perdu deux vases. Un petit tout pourri offert par ma mère il y a cinq ans dont je me fiche complètement, et un autre magnifique que j’ai remporté pour 200.000$ aux enchères l’année dernière. Pour celui-ci, je suis carrément dégoûté. Une pièce unique au monde. Une petite merveille parmi les merveilles. Enfin, je ne l’aimais pas particulièrement. A vrai dire je m’en fous complètement de la déco, mais il coûtait cher et je savais qu’il plairait à Laura à l’époque. Mais j’ai du me planter quelque part car il gît maintenant sur le sol en des centaines de petits morceaux. J’espère juste que ça a défoulé ma chère et tendre. D’ailleurs ça a l’air car elle me sourit maintenant, m’embrasse et me prend dans ses bras. Je soupire de soulagement. J’ai vraiment joué avec le feu ce coup-ci, et je me promets que plus jamais je ne recommencerais. Aussi drôle qu’avait été la situation, j’ai failli tout perdre en quelques minutes.

Elle redevient maintenant d’humeur taquine, jusqu’à me demander si j’ai d’autres sœurs, pour savoir. Non, je peux t’assurer que je n’ai qu’une sœur, et elle se tient devant toi. Enfin, en tout cas, si mon père ou ma mère a eu d’autres enfants, je ne suis pas au courant. Sauf mon petit frère, mais tu le connais, évidemment. En effet, Laura et lui s’était déjà rencontré à deux reprises, lorsque celui-ci était venu dormir chez nous quand il était de passage à Toronto. Laura se dirige vers ma sœur qui, pas rancunière pour deux sous, lui assure que ce n’est rien, qu’elle aurait sûrement réagi pareil dans une situation similaire. Elle finisse même par se prendre dans les bras. Raaah les femmes. Elles ne sont vraiment pas faciles à comprendre… Il doit y avoir un mécanisme différent dans leur cerveau, des roulements différents voire qui fonctionnent à l’envers, comme les chasses d’eau en Australie.

Je décide alors qu’il convient de fêter tout ça. La visite de ma sœur, sa rencontre avec ma nouvelle fiancée et puis donc, évidemment, la récente demande en mariage acceptée. Je descends à la cave, qui parcourt tout le sous-sol de ma villa et vais à la recherche de ma meilleure bouteille de champagne, un Krug Clos du Mesnil 2000. Seulement 10 000 bouteilles, toutes numérotées, ont été produites à ce jour. L’occasion est excellente pour la sortir... La bouteille. Je remonte avec, vais chercher trois coupes et cherche un sabre. Ben ouais, car quand on veut être classe, le champagne, on le sabre ! Et moi, je suis la classe personnifiée. J’empoigne donc mon Heisei, l’un des sabres les plus rares au monde. Des samouraï me tueraient avec leur propre sable s’ils me voyaient faire. Je me rapproche des filles, empoigne ma bouteille et sabre donc le champagne ! Santé les filles !


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Laura Benett
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L'amour, l'amour encore et toujours

Lun 2 Avr - 20:09


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Ryanair & Lau'

Si c'était à refaire, je reprendrais sans doute cette décision. Venir ici, revoir Ryan, c'était ce qui me tenait le plus à coeur. Je me souvenais du jour où j'avais fait mes valises comme si c'était hier. Peut-être, d'ailleurs, parce que c'était le cas en réalité. A cette heure là, je m'imaginais des retrouvailles pleines d'émotion, de câlins, de sa bouche contre la mienne, et plus si affinités… Et au lieu de ça… on se retrouvait aujourd'hui au milieu d'un véritable champ de bataille. Et je m'en voulais terriblement d'avoir pu douter de lui n'était ce qu'un instant. Bordel, qu'est ce que je pouvais être conne quand je m'y mettais. Souvent, ça me faisait rire. Je me disais que j'étais distraite, ou créative… évaporée, à la limite. Mais cette fois-ci, ce n'était rien de tout ça. Rien qui avoisinait ce que je connaissais. J'avais failli tout perdre, à monter sur mes grand chevaux. Et même s'il avait été le déclencheur de tout ceci, j'aurais du me méfier. Il avait été le feu, pendant que j'avais joué les allumettes sous les yeux médusés de sa sœur…

Une fois la situation plus calme, j'avais soupiré un bon coup, comme pour faire disparaître cette impression désagréable de mon coeur comme pris dans un étau. En réalité, je l'avais plutôt au bord des yeux. Suppliant je ne savais quelle entité abstraite d'arrêter le massacre, et visiblement d'ailleurs, j'avais été entendue.
Tentant de détendre l'atmosphère, j'avais balancé une vanne. Comme ça. Elle m'était venue naturellement, la nervosité aidant sans doute. Amusée de sa réponse, j'ai haussé les épaules :

- Disons que si je retrouve un Haggerty sous le tapis, un jour… tu seras bien évidemment le premier averti... hm ?


Et c'est sur ces entre-faits, que j'ai été m'excuser de ma stupidité. Sa sœur en avait pris dans les dents. Elle avait eu de la constance. Bon dieu, j'aurais pu l'admirer, rien que pour ça. A sa place, je ne sais pas si j'aurais pu rester aussi zen. Je me serais probablement mis une bonne paire de claques, avant de me cracher à la figure… et bien évidemment, claquer la porte bruyamment, en hurlant que « bon dieu, quelle ravagée cette nana ! » mais non. Rien. Elle était entrée dans le jeu de Ryan, et restait à présent d'un calme Olympien. J'étais sidérée.

Une fois installée dans le salon, j'attendis le retour de Ryan, discutant de tout et de rien avec sa sœur. On essayait de faire connaissance en faisant abstraction de cet épisode… autant que faire se pouvait, du moins. Et puis il est revenu. Un sabre dans une main, sa bouteille dans l'autre et… bon sang. J'aurais pu être étonnée, terrifiée. Et dire que j'avais toujours été de glace dans ces situations serait mentir. En réalité, je me souvenais encore de la première fois que j'avais du faire face à ses frasques. Des hurlements, une grosse frayeur, et son sourire insouciant, que j'aurais pu traduire sans doute par un « bah quoi ? » Il m'avait fallu du temps, pour arriver à passer au dessus de tout ça. Mais aujourd'hui, je pouvais affirmer que j'adorais cette folie qu'il avait su entretenir. Toujours là où on ne l'attendait pas. Mon fiancé était dingue… Pour mon plus grand bonheur.

Entendant le bruit sourd de la bouteille se débouchant, j'ai froncé les sourcils, m'écartant légèrement. Consciente que c'était une attitude d'enfant, je n'avais jamais su remédier à cela. Tentant de reprendre une certaine contenance, j'ai remercié mon chéri avant d'ajouter, lançant un regard malicieux à ma belle soeur :

- Bon eh bien… à nous trois ! À cette rencontre improbable, et à l'humour douteux de ton frère !


Et me tournant vers le roi de la vanne à deux balles -pan pan- ,j'ai poursuivi d'une voix plus basse, caressant furtivement sa joue :

- Merci.

Je n'ai rien dit de plus, me contentant de le regarder quelques secondes. Mais ce merci signifiait beaucoup pour moi. Merci d'être entré dans ma vie ,d'avoir su rester fantasque, merci d'égayer mes journées de petite bibliothécaire… Et tellement de choses encore ! J'aurais pu passer ma vie à trouver des raisons, à ce remerciement. Mais à la place, je me suis contentée de profiter, tout sourire, de ce moment de répit avec eux.
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Jeu 5 Avr - 19:48
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Finalement, tout est bien qui finit bien. Vu le merdier dans lequel j’étais embarqué, je peux estimer que je m’en suis très bien sorti. Si la situation avait été inversée, si en voulant lui faire la surprise d’arriver à l’improviste, je la trouvais dans sa chambre avec un mec à moitié à poil, j’aurai pété un câble. D’abord j’aurai cassé la gueule du mec, normal. Ensuite j’aurai mis la chambre sans dessus dessous. Je n’aurai même pas attendu d’explication et je me serais tiré loin, très très loin, sans attendre qu’on me rattrape. Je serais ensuite allé écrire une chanson où je raconte mon désespoir, l’amour perdu. J’aurai peut-être pu faire le disque de diamant avec ça, finalement. Je vais peut-être y réfléchir, tout compte fait. Je vais lui foutre un mec dans les pattes, que je paierai avec mes deniers personnels, je lui dirais de se foutre à poil devant ma Laura et BIIIIM ! Qui arrive à ce moment-là ?... ?... ? Ben moi voyons ! Eh, faut suivre un peu. Allez, un petit effort. En tout cas, je vais réfléchir à ce scénario.

Non, franchement, je ne pourrais jamais faire ça à ma Laura. Elle si belle, si douce, si amoureuse. Et beaucoup trop gentille pour mériter ça. Regardez, je viens de lui faire la pire crasse du monde en lui faisant croire que je l’avais trompé pendant qu’on était très loin l’un de l’autre, et pourtant elle revient comme une fleur en me pardonnant. Elle vient même de me dire merci, avec un sourire ultra mignon qui plus est ! Je l’ai faite tourner en bourrique, j’appellerai même ça de la quasi-maltraitance, et elle me dit merci. Comment est-ce possible ? Elle a vraiment un cœur immense. Et puis quand elle me regarde comme ça, avec ses beaux et grands yeux bleus, j’ai envie de lui faire des bébés. Mais bon, je vais me tenir, ma sœur est toujours là. Je vais lui faire des bébés en pensées en attendant.

Je perds le fil de ce que je fais pendant quelques secondes, pensant à Laura et moi faisant l’amour sauvagement, dans des positions que nous affectionnons tous les deux (surtout moi, j’avoue). Nous changeons de position et je la RYAN ! T’es bête ou quoi ??? Tu verses du champagne à côté ! Oups, ma sœur me ramène durement à la réalité. Ah, hum, oui, désolé, je pensais à autre chose.

Maintenant que nous sommes officiellement fiancés avec ma belle, il va falloir commencer à penser aux préparatifs. Je suis d’accord que rien ne presse, on est fiancé depuis quoi ? Vingt minutes ? Mais autant en profiter tant que ma sœur est là.  Bon, je sais que le mariage n’est pas pour tout de suite. D’ailleurs, faudra qu’on fixe une date. Mais on pourrait déjà réfléchir au lieu non ? Je pense déjà qu’on pourrait faire ça à Seattle. Comme on est tous les deux originaires de là-bas, qu’on y a nos familles, nos amis, ce sera beaucoup plus simple non ? Moi, ça ne me dérange pas de faire ça ici, mais faut faire venir tout le monde et ça risque d’être un peu galère. Ensuite, pour la date, ça sera cool de faire ça en été, genre août ou septembre. Qu’il fasse beau. Je tâcherai de mon côté de ne recruter que des personnes envers lesquelles j’ai une confiance absolue. Je ne veux pas que l’information filtre. Je préfère un mariage secret, loin des projecteurs, pour une fois. Je les adore par-dessus tout, mais il est hors de question d’exposer ma famille.

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Laura Benett
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L'amour, l'amour encore et toujours

Sam 14 Avr - 0:26


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Le principal inconvénient, en tombant amoureuse de Ryan ? j 'étais incapable de lui en vouloir. Lors de nos disputes, j'avais beau avoir envie de lui arracher les yeux, trouver des tas de stratagèmes astucieux pour le tuer dans les bas fonds de mon imagination fertile, ça ne durait jamais bien longtemps, et la peste que je pouvais être avec le reste du monde disparaissait soudain, comme par magie. Comme si elle n'avait jamais existé. Parfois, je priais le ciel de me rendre un tant soit peu de mon sale caractère. Mais je n'étais que très rarement exaucée…

Sans comprendre pourquoi moi même, et avant que j'aie le temps de dire « ouf », le chagrin et la colère avaient été balayés la demande aussi surréaliste qu'inattendue m'ayant fait réaliser que je n'avais jamais tenu autant à quelqu'un qu'à lui. Je ne me reconnaissais pas. Ca faisait presque peur. Où était passée la Laura qui refusait catégoriquement tous les prétendants que son père lui présentait ? Perdue corps et âme, probablement restée à l'endroit où j'avais perdu mon Tamagochi, à l'époque. Enfin soit. L'atmosphère apaisée, je pensais à tout ce qui venait de se passer, et tout ce qui nous attendais. Je ne portais qu'une attention distraite à la scène qui se déroulait sous mes yeux, et ce n'est qu'en sentant quelque chose couler sur mes doigts que je suis revenue de mon petit voyage parmi les nuages, lançant un regard amusé à Ryan n'était visiblement, tout comme moi, plus parmi nous.  

Mais alors que Ryan commence à réfléchir aux préparatifs, mes sourcils se froncent, mon nez se retrousse me donnant sans doute l'air d'une petite souris, comme on pouvait en voir dans les Disney. Bien évidemment, j'étais heureuse de ce qui nous arrivait. Mais je me disais tout simplement que laisser du temps au temps pouvait être une bonne chose. Après tout, ça ne faisait littéralement que cinq minutes que nous étions réellement fiancés. Et même si cela faisait quelques années que nous étions ensemble, peut être qu'il valait mieux ne pas bousculer les choses… Prenant la main de Ryan, j'ai hésité, avant de lui répondre dans un sourire :

- Hey, heey ! Doucement ! J'ai hâte de t'épouser moi aussi. Mais je viens à peine de te dire oui, on a encore un peu de temps devant nous, non ? Et puis… si on s'emballe, on risque de faire fuir ta sœur !
Ai-je terminé adressant un regard malicieux à la jeune femme

Après un court silence, j'ai conclu :

- Seattle est une très bonne idée. Et puis… pour le reste, il n'y a pas de soucis à se faire : il est évident qu'il fera beau. Tu pèse ! Même la météo se doit d'être bonne pour cette occasion !


Et après cette vanne douteuse, j'ai levé mon verre à cette journée que j'avais du mal à croire réelle.

- A cette journée mouvementée, et tout ce qu'elle nous a apporté… Bon comme mauvais !


Bien entendu, il me faudrait un peu de temps, pour oublier la blague douteuse de Ryan. Mais pour l'instant, je me contentais de profiter de chaque moment, le reste se réglerait de soi-même plus tard...

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Mer 18 Avr - 21:16
Are you kidding me ?
Laura & Ryan
Ça bouillonne dans ma tête. Plein de choses me viennent à l’esprit. Je vois déjà les invités, les décorations, la réception, les costumes, les robes, LA robe, le lieu. Je visualise un grand palais, qui va de là, à de là. Un truc moderne, et audacieux. Là, à côté du palmier, j’imagine une grande allée avec plein de statues. Qu’on appelera "La grande allée avec plein de statues". Et là-bas, des jardins, avec des oliviers, des orangeades, des saules pleureurs, des saules meunières. Et là-bas, le palais. Luxuriant, magnifique, chamarré avec une grande cours où il y aura plein de danseuses qui pourront danser. Et juste là : un petit géranium ! Pour animer la soirée : Jimmy Fallon. Pour ce qui est de la musique : Jay Z et Beyoncé. Et le meilleur pour la fin, le clou du spectacle, le bouquet final : un mini-concert de… RYAN HAGGERTY. Ouais ça va être bien, ça va être très bien même. Bon bien sûr faut imaginer !

Plus le fil de mes pensées s’épaissit pour devenir de plus en plus réel, je vois la tête de Laura se décomposer. Cette femme est tellement expressive ! Impossible qu’elle me mente ! A qui que ce soit d’ailleurs ! Quand je parle des premières idées pour l’organisation du futur mariage, son visage est parcouru de spasmes incontrôlables. Ses sourcils se froncent et se balancent même de gauche à droite (si si, je vous jure que c’est possible avec cette femme), son nez se retrousse, sa lèvre inférieure disparait et elle se met  à la mordiller. Heureusement qu’elle n’a pas le pouvoir de lire dans mes pensées pour savoir ce que j’imaginais tout à l’heure ! Je sens quand même que je m’emballe un peu (moi, extravagant ?) et qu’elle ne va pas tarder à me faire redescendre sur Terre. Ce qu’elle fait, évidemment. Je la connais par cœur, je vous ai dit ! Comme si je l’avais faite. Enfin, pas vraiment non. Car si je l’avais faite, ça voudrait dire que je suis son père. Or, je couche avec elle. Ce qui induirait que je couche avec ma fille. Oh, God ! J’suis Irlandais, pas consanguin comme les Gallois !

Toujours est-il que je ne retrouve pas l’emballement qui est le mien dans son regard. Je préfère mettre ça sur le fait qu’elle est encore sous le choc et la surprise de ma demande en mariage. J’essaie de montrer au maximum que je ne suis pas déçu et essaie plutôt de me donner une contenance en prenant tout ça à la rigolade. Roooh je plaisantais ma chérie ! Ne t’en fais pas ! Qui a dit qu’on était pressé ? On s’en fout, on a la vie devant nous ! Il vaut mieux que ce soit un mariage parfaitement organisé plutôt que pressé. Je ne suis pas le seul à être gêné car Laura sort une blague timide sur la météo. Mais après tout, c’est normal. Nous deux, nous trois même, ma sœur comprise, avons été pris de court. Moi par la vitesse et la dangerosité des évènements, Laura par ma demande désespérée et ma sœur par la folie de la situation. Nous buvons à notre santé. Je ne m’en fais pas. Dans quelques heures, la tension sera envolée pour faire place à la folie de notre amour.

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Laura Benett
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Gifs : Tombés d'en haut comme les petites gouttes d'eau que j'entends tomber dehors par la f'nêtre quand je m'endors le coeur en fête


Poseur de girouettes du haut du clocher donne à ma voix
La direction par où le vent fredonne ma chanson


Tombé sur toi, tombé en pamoison, avalé la ciguë goûté le poison qui tue


L'amour, l'amour encore et toujours

Ven 20 Avr - 18:17


Back in town
Turn off the lights I'll be okay... Just let me alone △
Ryanair & Lau'
Je m'étais toujours imaginé… un coucher de soleil, la plage, deux coupes de champagne, et pour le reste… à vrai dire, je m'étais toujours imaginé que ce serait moi, qui sauterais le pas la première. Visiblement… je m'étais plantée sur toute la ligne. Et encore une fois; Ryan était là où je ne l'attendais pas. Déstabilisée, j'avais tenté de garder la face en les suivant,sa sœur et lui vers le salon, pensive…

Quelques minutes plus tard, Ryan réapparaissait avec une bouteille de champagne et son sabre, m'arrachant par la même occasion un sourire amusé. Et replongeant dans mes pensées, je n'ai même pas prêté attention au silence plombant qui règnait dans la pièce. Ryan et sa sœur non plus, visiblement, le premier, parti tellement loin, qu'il fit déborder le verre qu'il servait, et la seconde… nous ramenant à la réalité, déchirant le silence de sa voix fluette, signifiant à son frère que la moitié de sa bouteille de champagne hors de prix se répandait peu à peu… sur ma main, la table, puis sur le tapis… quelle fin tragique.

M'essuyant la main d'un kleenex sorti de ma poche, j'écoutais mon fiancé nous faire part de ses idées folles, pour notre mariage. Bien évidemment, j'étais ravie, à l'idée de rester avec lui pour le restant de mes jours. Et même bien plus que ça. Seulement c'était plus fort que moi : j'étais totalement confuse, et ma peur de l'engagement parlant à ma place, je me sentais mal à l'aise. J'étais incapable de faire semblant . Et pourtant, j'essayais de faire de mon mieux. Mais rien à faire. Je n'ai pu que le freiner dans son empressement. Pourtant… j'adorais le voir se projeter ainsi. J'aurais pu l'écouter imaginer toutes ces choses folles pendant des années. Parfois, j'avais l'impression de voir un gosse se raconter des histoires, lorsqu'il partait dans ses délires. Et j'aimais par dessus tout le rejoindre, ajoutant mes idées aux siennes, à refaire le monde. Et si des choses venaient à nous manquer… on aurait qu'à les créer.

Je voulais le soleil, nos proches. Quelque chose de sobre. Dans l'idéal, un petit comité. Pourquoi pas nos amis les plus proches, mon père, et la famille de Ryan. Mais le connaissant, il voudrait sans doute faire les choses en grand, et c'était son droit : un mariage, ça se construisait à deux après tout. Et j'étais consciente que l'on devrait faire des compromis tous les deux. Une chose était sûre, ce mariage serait à notre image : il en jetterait un max, et serait parfait, même dans ses petites imperfections. Après tout, c'était bel et bien de nous, qu'il était question. Et on envoyait un max.

- Quoiqu'il arrive… ce sera parfait !
Lui ai-je répondu, lui adressant un clin d'oeil avant de déposer mes lèvres sur les siennes.

Et j'ai ensuite levé mon verre, adressant un sourire à mon chéri, trinquant à nous trois, et à notre nouvelle vie future...
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