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The actor | Ryan

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Elliott S. Collins

Weird people in the streetWeird people in the street
Nombre de message : 61
Age : 26
Date de naissance : 18/08/1991
Date d'inscription : 28/01/2018 Emploi/loisirs : Médecin aux yeux de son père, comédien et amuseur de galerie aux yeux du monde
Multicomptes : Raph', Eno', Francis
Gifs : Rêve comme si tu vivais éternellement, vis comme si tu allais mourir aujourd'hui



Proteste,



Aime,



Panique,



Mais surtout...


Mer 14 Fév - 21:08


Principal actors in the stage please, act one is about to begin in 8 seconds...
First you can't act now you can't stop... I used to like you a lot... △
Ryan & Elliott
Comme bien souvent, j'avais eu un mal de chien à me lever. Contre toute attente, ce n'était pas à cause d'une gueule de bois, ou d'une soirée improvisée. Non ! J'étais resté sérieux. Et tranquillement enfermé chez moi, à l'abris du tumulte de la vie, là, dehors, du fourmillement des bruis de pas des gens pressés qui partaient travailler, j'étais resté cloîtré, tel un ermite, afin d'apprendre mon texte. La représentation approchait, et, sans relâche, j'avais répété. Bien évidemment, je répétais aussi au théâtre, avec toute la petite bande. Mais je me devais d'être parfait. Le théâtre était la meilleure chose qui m'était arrivée dans la vie ; Pouvoir être, le temps de quelques heures, un résistant, un soldat, un amant transi, prêt à tout pour la femme de sa vie… ou encore un roi, un valeureux prince bravant vents et marrées, ou même simplement un type normal, à qui il arrive des choses extraordinaires… quel art, autre que le théâtre, pouvait prétendre nous offrir une telle opportunité ? Sans doute en existait il un ou deux autres. Mais je n'en connaissais pas de meilleur que celui-ci.

Chaque jour, je me délectais des mots soigneusement choisis. Des situations. Des personnages. Des décors, et autres costumes. Rien n'était plus beau que de créer toutes ces choses ensemble. Enfin si. Peut être la satisfaction dans les regards de mes pairs, et l'émerveillement dans le regard du public. Mon dieu. Pour rien au monde j'aurais fait autre chose de ma vie. Les planches. C'était l'un des seuls trucs pour lesquels je me donnais réellement la peine. Comme quoi ce qu'on dit est vrai, j'imagine : quand on veut, on peut.

Bien qu'ayant la tête dans le pâté -j'avais tenté de parfaire mes moindres faits et gestes, ma diction, mon intonation, ma gestuelle, une bonne partie de la nuit- j'ai avalé une ou deux tartines, ai pris une rapide douche enfilé ma chemise, mon jeans et mes baskets, et j'ai filé vers le théâtre où l'on allait répéter quelques scènes. Ce n'était pas une répétition générale. Juste une petite mise au point. On devait jouer la pièce, voir ce qui n'allait pas pour rectifier le tir, ni plus ni moins. Et ensuite… je pourrais sans doute aller hiberner jusqu'à l'année prochaine.

Une fois là bas, sur scène, j'ai quitté mes habitudes. Je n'étais plus Elliott Collins, le mec sympa que tout le monde aime bien, un peu rêveur et à côté de la plaque 99,99 % du temps.
Cette fois-ci, j'étais Jay Gatsby, millionnaire organisant pléthores de fêtes, pour oublier qu'il était seul, et surtout pour voir celle qu'il aimait venir sur sa propriété... et qui finit par se faire assassiner sur un malentendu, par le mari de cette femme. Mais si, vous savez ? Le roman de Scott Fitzgerald, qu'on s'est absolument tous tapé en cours de littérature !! Enfin… bien évidemment, l'histoire était beaucoup plus complexe que ça. Mais si vous vouliez tout comprendre, pourquoi ne pas venir voir la pièce, ou lire le bouquin?

La répétition a duré un bon moment. Je ne saurais pas dire exactement combien de temps, mais ce qui était sûr c'est qu'elle nous avait pris toute la matinée, même un peu plus. Pourtant, je ne voyais pas le temps passer, récitant mon texte avec passion, sans pour autant tomber dans l'exagération. Juste ce qu'il fallait, en soi, je crois. Gatsby mort, ma dernière scène jouée, j'étais totalement vidé, mais heureux. J'avais l'impression d'avoir accompli quelque chose. Et le temps de me remettre, je me suis finalement assis sur le bord de la scène, histoire de reprendre mes esprits...
©BESIDETHECROCODILE
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Ryan Haggerty

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Hier à 20:45
The Actor
Elliott & Ryan
Cela fait une semaine que je ne dors plus. Une semaine que je suis dans tous mes états. Une semaine que je fais exploser les chiffres de la consommation mondiale de café. Et je peux vous dire qu’il y a de quoi. Cela fait quelques mois que j’ai mis ma carrière de chanteur en pause. Après quatre albums, j’ai besoin de me reposer, de faire autre chose qui me plaise. Et puis depuis quelques années, une idée me trotte dans la tête : monter une pièce de théâtre. J’en rêve, et je pense que le moment est arrivé. Tellement d’idées me trottent dans la tête depuis que j’ai commencé à y réfléchir. Mais celle qui a fait son trou dans mon esprit, c’est l’adaptation sur les planches de Gatsby le Magnifique. Le film avec Di Caprio m’avait impressionné par sa folie et ses personnages exubérants. La réalisation m’avait scié. Et je veux m’inspirer de tout ça en y rajoutant ma folie !

Il y a de cela six mois, on avait fait passer des castings pour trouver notre Gatsby. J’ai donc demandé un mec beau gosse, charismatique, qui puisse personnifier Gatsby. C’est-à-dire que quand on parle de Gatsby, on ne pense pas à Di Caprio ou Robert Redford, mais à MON Gastby… Mes consignes avaient pourtant été très claires ! Enfin, je croyais ! Car à la place, ils m’ont refilé une chips ! Quand je l’ai vu, j’ai halluciné. Un mec plus petit que moi, tout maigre, une dégaine chaloupée… Ce jour-là, j’avais littéralement pété un câble. J’avais confiance en mes assistants pour le cast, et voilà que je me retrouve avec une crevette ! Non, non, non, ce n’était pas possible. Il ne correspondait en rien à ma vision du personnage. Je voulais un Hugh Jackman, un Robert Downey Jr ou un Ryan Reynolds… Euh, non, pas Reynolds, ça ferait deux Ryan, pas possible pour mon égo. Enfin voilà, vous m’avez compris. A la place de ça on me refile, un Andrew Garfield en phase de régime.

Mes assistants voulaient quand même que je le vois jouer, affirmant qu’il était sensationnel, pétri de talent et tout ça. Et je ne voulais rien savoir. Je voulais juste qu’ils le virent et refassent des castings. Puis, avec du recul, il m’a fait penser à moi à mes débuts. Jeune, frêle, semblant chercher sa place dans un milieu qu’il ne connaît qu’en surface. J’avais été heureux qu’on me donne ma chance. C’était le moment de renvoyer l’ascenseur. J’avais donc donné le feu vert pour qu’il joue devant mes yeux. Et je fus choqué. Je m’étais installé au fond de la pièce, sur mon iPhone à jouer à Candy Crush. Et puis il a commencé à jouer. Je fus sur le cul. L’intonation de sa voix était magique. Sa présence scénique fabuleuse. Son trac revigorant. Il vivait le personnage, comme un acteur qui vit dans la peau de son personnage depuis plusieurs mois. Le charisme, il le transpirait, par son interprétation. C’est ainsi qu’Elliott m’avait convaincu d’intégrer la troupe, il y a six mois maintenant.

Aujourd’hui, c’est la dernière répétition avant le grand lancement. La tension est palpable, le stress suspendu au-dessus de tous, il n’est pas rare de voir une actrice fondre en larme, un acteur se taper le front après avoir oublié son texte. Allez les loulous ! C’est rien, c’est le trac qui vous fait dérailler ! Vous étiez tous superbes hier ! Et avant-hier aussi. Et le jour d’avant. Je sais que vous allez tout déchirer le jour J. Allez, c’est bon pour aujourd’hui. Merci à tous. Les acteurs se dirigent vers les vestiaires pour se changer. Seul Elliott est resté ici sur les planches, la tête dans la main. Ben alors Collins, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu as encore été très bon aujourd’hui, comme d’habitude. Je regrette notre première rencontre. Je t’ai jugé trop vite, sans savoir. Tu es mon magnifique Gatsby, et tu vas briller dans ce rôle. Tu es né pour ça. J’espère qu’il va t’aider à percer. Tu le maîtrises, le vis. Allez, tu as besoin de te détendre. Je t’invites à prendre un verre  ?
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