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The actor | Ryan

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Mer 14 Fév - 21:08


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Ryan & Elliott
Comme bien souvent, j'avais eu un mal de chien à me lever. Contre toute attente, ce n'était pas à cause d'une gueule de bois, ou d'une soirée improvisée. Non ! J'étais resté sérieux. Et tranquillement enfermé chez moi, à l'abris du tumulte de la vie, là, dehors, du fourmillement des bruis de pas des gens pressés qui partaient travailler, j'étais resté cloîtré, tel un ermite, afin d'apprendre mon texte. La représentation approchait, et, sans relâche, j'avais répété. Bien évidemment, je répétais aussi au théâtre, avec toute la petite bande. Mais je me devais d'être parfait. Le théâtre était la meilleure chose qui m'était arrivée dans la vie ; Pouvoir être, le temps de quelques heures, un résistant, un soldat, un amant transi, prêt à tout pour la femme de sa vie… ou encore un roi, un valeureux prince bravant vents et marrées, ou même simplement un type normal, à qui il arrive des choses extraordinaires… quel art, autre que le théâtre, pouvait prétendre nous offrir une telle opportunité ? Sans doute en existait il un ou deux autres. Mais je n'en connaissais pas de meilleur que celui-ci.

Chaque jour, je me délectais des mots soigneusement choisis. Des situations. Des personnages. Des décors, et autres costumes. Rien n'était plus beau que de créer toutes ces choses ensemble. Enfin si. Peut être la satisfaction dans les regards de mes pairs, et l'émerveillement dans le regard du public. Mon dieu. Pour rien au monde j'aurais fait autre chose de ma vie. Les planches. C'était l'un des seuls trucs pour lesquels je me donnais réellement la peine. Comme quoi ce qu'on dit est vrai, j'imagine : quand on veut, on peut.

Bien qu'ayant la tête dans le pâté -j'avais tenté de parfaire mes moindres faits et gestes, ma diction, mon intonation, ma gestuelle, une bonne partie de la nuit- j'ai avalé une ou deux tartines, ai pris une rapide douche enfilé ma chemise, mon jeans et mes baskets, et j'ai filé vers le théâtre où l'on allait répéter quelques scènes. Ce n'était pas une répétition générale. Juste une petite mise au point. On devait jouer la pièce, voir ce qui n'allait pas pour rectifier le tir, ni plus ni moins. Et ensuite… je pourrais sans doute aller hiberner jusqu'à l'année prochaine.

Une fois là bas, sur scène, j'ai quitté mes habitudes. Je n'étais plus Elliott Collins, le mec sympa que tout le monde aime bien, un peu rêveur et à côté de la plaque 99,99 % du temps.
Cette fois-ci, j'étais Jay Gatsby, millionnaire organisant pléthores de fêtes, pour oublier qu'il était seul, et surtout pour voir celle qu'il aimait venir sur sa propriété... et qui finit par se faire assassiner sur un malentendu, par le mari de cette femme. Mais si, vous savez ? Le roman de Scott Fitzgerald, qu'on s'est absolument tous tapé en cours de littérature !! Enfin… bien évidemment, l'histoire était beaucoup plus complexe que ça. Mais si vous vouliez tout comprendre, pourquoi ne pas venir voir la pièce, ou lire le bouquin?

La répétition a duré un bon moment. Je ne saurais pas dire exactement combien de temps, mais ce qui était sûr c'est qu'elle nous avait pris toute la matinée, même un peu plus. Pourtant, je ne voyais pas le temps passer, récitant mon texte avec passion, sans pour autant tomber dans l'exagération. Juste ce qu'il fallait, en soi, je crois. Gatsby mort, ma dernière scène jouée, j'étais totalement vidé, mais heureux. J'avais l'impression d'avoir accompli quelque chose. Et le temps de me remettre, je me suis finalement assis sur le bord de la scène, histoire de reprendre mes esprits...
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Tu te plains, mais pense à la mort parce qu'elle est encore pire, grosse galère, on escaladait les grilles des immeubles afin de s'caler dans les cages d'escalier pour dormir...On était ensemble pour la mettre à l'envers dans tous les endroits pour ves-qui la sécurité, faut du sang froid, je sais le vide que ça laisse en toi; sans ma plus fidèle amie, je serais sûrement sans toit

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Sam 17 Fév - 20:45
The Actor
Elliott & Ryan
Cela fait une semaine que je ne dors plus. Une semaine que je suis dans tous mes états. Une semaine que je fais exploser les chiffres de la consommation mondiale de café. Et je peux vous dire qu’il y a de quoi. Cela fait quelques mois que j’ai mis ma carrière de chanteur en pause. Après quatre albums, j’ai besoin de me reposer, de faire autre chose qui me plaise. Et puis depuis quelques années, une idée me trotte dans la tête : monter une pièce de théâtre. J’en rêve, et je pense que le moment est arrivé. Tellement d’idées me trottent dans la tête depuis que j’ai commencé à y réfléchir. Mais celle qui a fait son trou dans mon esprit, c’est l’adaptation sur les planches de Gatsby le Magnifique. Le film avec Di Caprio m’avait impressionné par sa folie et ses personnages exubérants. La réalisation m’avait scié. Et je veux m’inspirer de tout ça en y rajoutant ma folie !

Il y a de cela six mois, on avait fait passer des castings pour trouver notre Gatsby. J’ai donc demandé un mec beau gosse, charismatique, qui puisse personnifier Gatsby. C’est-à-dire que quand on parle de Gatsby, on ne pense pas à Di Caprio ou Robert Redford, mais à MON Gastby… Mes consignes avaient pourtant été très claires ! Enfin, je croyais ! Car à la place, ils m’ont refilé une chips ! Quand je l’ai vu, j’ai halluciné. Un mec plus petit que moi, tout maigre, une dégaine chaloupée… Ce jour-là, j’avais littéralement pété un câble. J’avais confiance en mes assistants pour le cast, et voilà que je me retrouve avec une crevette ! Non, non, non, ce n’était pas possible. Il ne correspondait en rien à ma vision du personnage. Je voulais un Hugh Jackman, un Robert Downey Jr ou un Ryan Reynolds… Euh, non, pas Reynolds, ça ferait deux Ryan, pas possible pour mon égo. Enfin voilà, vous m’avez compris. A la place de ça on me refile, un Andrew Garfield en phase de régime.

Mes assistants voulaient quand même que je le vois jouer, affirmant qu’il était sensationnel, pétri de talent et tout ça. Et je ne voulais rien savoir. Je voulais juste qu’ils le virent et refassent des castings. Puis, avec du recul, il m’a fait penser à moi à mes débuts. Jeune, frêle, semblant chercher sa place dans un milieu qu’il ne connaît qu’en surface. J’avais été heureux qu’on me donne ma chance. C’était le moment de renvoyer l’ascenseur. J’avais donc donné le feu vert pour qu’il joue devant mes yeux. Et je fus choqué. Je m’étais installé au fond de la pièce, sur mon iPhone à jouer à Candy Crush. Et puis il a commencé à jouer. Je fus sur le cul. L’intonation de sa voix était magique. Sa présence scénique fabuleuse. Son trac revigorant. Il vivait le personnage, comme un acteur qui vit dans la peau de son personnage depuis plusieurs mois. Le charisme, il le transpirait, par son interprétation. C’est ainsi qu’Elliott m’avait convaincu d’intégrer la troupe, il y a six mois maintenant.

Aujourd’hui, c’est la dernière répétition avant le grand lancement. La tension est palpable, le stress suspendu au-dessus de tous, il n’est pas rare de voir une actrice fondre en larme, un acteur se taper le front après avoir oublié son texte. Allez les loulous ! C’est rien, c’est le trac qui vous fait dérailler ! Vous étiez tous superbes hier ! Et avant-hier aussi. Et le jour d’avant. Je sais que vous allez tout déchirer le jour J. Allez, c’est bon pour aujourd’hui. Merci à tous. Les acteurs se dirigent vers les vestiaires pour se changer. Seul Elliott est resté ici sur les planches, la tête dans la main. Ben alors Collins, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Tu as encore été très bon aujourd’hui, comme d’habitude. Je regrette notre première rencontre. Je t’ai jugé trop vite, sans savoir. Tu es mon magnifique Gatsby, et tu vas briller dans ce rôle. Tu es né pour ça. J’espère qu’il va t’aider à percer. Tu le maîtrises, le vis. Allez, tu as besoin de te détendre. Je t’invites à prendre un verre  ?
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Sam 24 Fév - 2:41


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Ryan & Elliott
Mort. J'étais littéralement mort, mais satisfait. Bordel. J'avais déjà donné, bien évidemment, c'était obligatoire lorsqu'on jouait la comédie. Mais je crois bien que c'était la première fois que j'avais tant donné. J'étais vidé. C'est d'ailleurs pour cette raison que je suis resté là, assis, à contempler dieu sait quoi, le regard vide et fixe, sans même réaliser que j'étais seul dans la salle. Les scènes se jouaient pèle-mêle dans ma tête. Et j'avoue que je n'avais pas même remarqué la présence de celui qui était à l'initiative de cette pièce de laquelle j'avais miraculeusement décroché le premier rôle : Ryan Haggerty, himself. Bien entendu, lorsqu'on nous l'avait présenté, que l'on avait enfin réalisé qui se trouvait devant nous, certains ont du, sans éxagérer, tomber dans les pommes en moins de quinze secondes sous prétexte qu'ils étaient « son plus grand fan » (oui oui, tous. Je me demandais d'ailleurs comment il aurait pu les départager. Y avait il une sorte d'examen, pour déterminer tout ça et enfin arrêter ce débat stupides entre amateurs d'un même auteur, acteur, musicien, ou toute autre personne influente ? C'était une question que l'on était en droit de se poser, non ?Enfin soit je m'égare!) . Moi, j'avoue que, sans aller jusqu'à dire que je n'en avais rien à faire -ç'aurait été mentir-, je me suis contenté de faire ce qu'on me demandait. On verrait bien, si ça marcherait où non. Si je faisais l'affaire, alors tant mieux ! Et c'était apparemment le cas… pour mon plus grand plaisir.


Lorsqu'il est venu m'accoster, je suis comme soudain revenu à la vie. D'un coup, d'un seul, je me suis mû, secouant la tête, pour sortir de mes pensées, et fronçant les sourcils après avoir réalisé qu'il me parlait. J'aimais bien ce mec. Il était cool, bienveillant : là où certains nous auraient traités avec mépris, comme des petits rigolos faisant de la merde le dimanche après midi pour passer le temps, lui, remontait le moral des troupes et se montrait réellement intéressé, il semblait avoir une attention particulière pour nous. Bien évidemment, cela n'avait pas d'importance ; je n'étais pas de ceux qui voulaient absolument une reconnaissance quelconque. Mais… le strict minimum, quoi. La politesse. Un bonjour, un bonsoir, pourquoi pas même un « comment ça va », avec un supplément sourire, c'était le top.

Je lui ai adressé un grand sourire, mettant un moment à réaliser ce qu'il venait de me dire . J'ai réfléchi un court instant,et j'ai finalement répondu, l'air probablement encore un peu absent :

- hm ? Moi ? Je … non, rien, tout va bien !

J'ai souri, sentant bien que j'étais ridicule. Nom de dieu, on aurait dit un enfant. Pas très étonnant. J'étais souvent à côté de la plaque.

- Merci beaucoup, j'suis content que mon travail vous aie plu !

Lorsqu'il a parlé de notre première rencontre, j'ai éclaté de rire. C'était vrai, on était carrément partis sur de mauvaises bases. C'était d'ailleurs incroyable, qu'on en soit là, aujourd'hui, aux vues de son discours, il y avait de cela six mois. Fallait dire que ce jour là, j'avais été ridicule. Loin d'être convaincant, pour une raison qui m'échappait encore. S'il y avait eu un tapis par terre, j'aurais aisément pu m'y prendre les pieds dedans, ça n'aurait pas été plus choquant… et ça m'aurait donné une excuse pour devoir partir subitement… M'enfin, je ne regrettais pas pour autant: si j'avais fui, je n'aurais pas été là, à discuter avec lui, encore moins, donc, à jouer Gatsby. CQFD !

-Vous en faites pas… j'avais été particulièrement mauvais, de toutes façons. Si j'avais pu m'enfoncer encore, je l'aurais sans doute fait. Heureusement que le candidat d'après, trop pressé, m'a demandé de fermer ma gueule de crétin, et a fini par prendre ma place. Ca a abrégé les souffrances de tout le monde je crois !

Et riant de plus belle en me remémorant ce semblant d'échec, je l'ai remercié. Je crois que j'avais besoin d'entendre, que j'avais été bon, sur ce coup là. Même si au fond de moi, je le savais pertinemment.

Il va sans dire que j'espérais moi aussi, que ce rôle m'aiderait. Être acteur, c'était l'accomplissement ultime, pour moi. Alors en vivre, vous pensez ! La consécration ! Hochant la tête, j'ai sauté de la scène et attrapé ma veste, sortant mon paquet de cigarettes d'une de mes poches :

- Volontiers ! Je crois qu'on a tous besoin de se vider un peu la tête.

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Mer 7 Mar - 21:50
The Actor
Elliott & Ryan
En fait, je le cache à mon acteur, mais il a été plus bas que terre ce soir. Complètement à la rue, pas dans le coup, bafouillant toutes les trois répliques. Mais bon, je sais que ça arrive. C’est le même sentiment que quand tu es en studio et que n’arrive même pas à suivre la mélodie que tu as toi-même créé. Bien évidemment, je lui soutiens l’inverse. Malgré une expérience quasi nulle dans la gestion d’une troupe de théâtre, je ne pense pas qu’il soit bon d’enfoncer mes acteurs, si proche de la grande première. Encore moins ma tête d’affiche. En plus de cela, il m’a l’air exténué, au bout du rouleau, croulant sous le poids immense d’une fatigue accumulé depuis trop longtemps. Il ne serait pas bon de l’enfoncer encore plus. J’ai appris à connaitre son talent, et je sais que quand le grand jour viendra, il sera prêt. Il n’a pas besoin de se faire mettre la tête sous l’eau si près du but.

Un verre lui fera le plus grand bien ! Je l’invite à nous rendre dans un bar et il accepte. Ça peut être bénéfique pour nous deux. Lui pour décompresser, parler s’il veut, se confier, pourquoi pas. C’est selon ses envies. Moi pour mieux connaître mon acteur, nouer un lien avec lui, le mettre en confiance peut-être. Et picoler un chouïa. Pourquoi pas. Ça fait du bien de temps en temps, ça détend. Enfin, la soirée décidera d’elle-même de la tournure qu’elle voudra prendre. Il y a des soirées où tu y vas en te disant : « Ce soir, tranquille, un verre, voire deux, pas plus ». Et ça finit plutôt en « Tu peux boire un verre, mais pas quinze. Tu peux boire deux verres, pas quinze. Tu peux boire trois verres, à la rigueur, pas quinze ». Mais il y a aussi ce genre de soirée à laquelle tu te rends pour te foutre une grosse caisse… mais tu ne bois pas… Mais bon, je m’égare. Tout ça pour dire que j’ai envie de passer un moment avec ma future star.

On se rend dans le pub le plus proche. Pub irlandais, de préférence. C’est la première chose que j’ai repéré en arrivant dans cette ville. Je choisis une banquette au confort moelleux, en face d’une télévision diffusant un match de football, Celtic Glasgow contre les Glasgow Rangers. Le derby le plus chaud d'Europe ! Je commande également une girafe de Kilkenny pour mon acteur et moi ! J'entame la conversation: Bon déjà, pour commencer, je ne t'ai pas fait la remarque tout à l'heure, mais tu peux me tutoyer hein ! J'aime pas trop le vouvoiement.

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Ven 9 Mar - 18:02


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Ryan & Elliott
Aussi curieux que ça puisse paraître, j'avais hâte de sortir du théâtre. Pas que je déteste l'endroit, que du contraire. Mais comme je venais de l'expliquer à Ryan… je pensais qu'on avait tous besoin d'une pause, et bien évidemment, je n'échappais pas à la règle. Je voulais voir autre chose me changer les idées. Bref, changer d'air, quoi. Et il était vrai que changer d'air accompagné de Ryan, était une idée qui ne me déplaisait pas. C'était une occasion de faire connaissance. Après tout, j'allais peut être m'en faire un pote, allez savoir ?

Et puis… l'idée d'un verre, en soi, me ravissait. Certes, je n'avais pas envie qu'il connaisse ma définition d'une bonne soirée  tout de suite (à savoir : que n'avoir aucun souvenir était une preuve irréfutable pour moi, que la soirée aie été cool, car ça impliquait… alcool à flots et idées stupides. Raisonnement peut être douteux, mais vous conviendrez au moins du fait qu'il n'était pas si stupide. Bancal, mais purement réfléchi.) ; mais une bière ne pouvait faire de mal à personne, hm ? Attrapant mon manteau, je l'ai suivi. Visiblement, il savait où il allait. Et je pensais avoir une idée de l'endroit dont il s'agissait : il n'était pas rare que je me mette quelques caisses, au pub du coin, avec deux trois potes du théâtre. Parfois, il suffisait juste d'une personne, pour que tout commence à capoter. Leur jeu préféré ? Le « J'te présente Elli ! » il consistait tout simplement à aborder les filles les plus moches de la soirée, ou celles qui avaient la même lueur dans les yeux que celle qu'on pouvait desceller dans les yeux d'une morue sur les bancs du marché, et de me la refourguer dans les pattes d'un « Salut ! Tu connais Elliott ? Tu vas voir, c'est un mec super ! » Me restait à arriver à m'en débarrasser le plus rapidement possible… ou bien passer le plus de temps avec elle sans me faire jeter, selon nos envies du soir. Et si ce jeu aurait pu être jugé chiant du fait que j'étais toujours celui à m'y coller, il s'avérait tout de même plutôt marrant, quoiqu'il advienne…

Bingo. C'était bien dans ce pub qu'on entrait. Sauf que visiblement, le barman avait une longueur d'avance sur moi : il se rappelait des conneries que j'avais faites, quelques jours au par avant !

- COLLINS ! A-t-il lancé. Tu me dois une table, une chaise, sans parler des litres de tequila qui ont disparu, mardi soir !

Eh merde. Paye ton affiche. Levant les yeux au ciel, j'ai lancé, d'un air blasé :

- Ouaiiis… ouais. Promis, je te les rembourserai Pete! On… peut parler mobilier plus tard ? Je … suis occupé là maintenant, tout de suite.

Bien évidemment, là où j'avais de la chance, c'était que Pete m'aimait bien. Et c'était réciproque, à vrai dire. J'avais beau faire de la merde jusqu'au petit jour, je revenais toujours m'assurer qu'il n'y avait pas eu trop de dégâts, ou, cas échéant, je réparais mes conneries. C'était aussi simple que ça ! En fin de compte, j'étais ce qu'on pouvait appeler… un client exemplaire ? Ou presque.

Et me tournant vers Ryan,j'ai éclaté de rire :

- Désolé. Visiblement… j'ai… pété les scores ?


Me raclant la gorge un peu gêné, passant une main sur ma nuque histoire de garder un peu de contenance, je me suis installé en face de lui, et ai hoché la tête :

- D'acc !

On aurait pu dire que j'étais un gamin. Moi, je qualifiais plutôt cela de politesse. Mais je pouvais mettre très longtemps, avant de tutoyer quelqu'un, aussi proche et amical fût il. Et encore, parfois, même lorsque j'en avais eu l'autorisation, il m'arrivait d'hésiter. Donnant des situations assez bizarres, où je tutoyais et vouvoyais la personne mille fois dans la même phrase. J'étais irrécupérable.
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Mar 20 Mar - 22:30
The Actor
Elliott & Ryan
A peine entrés dans le bar, on est accueilli par Pete, le propriétaire des lieux, qui saute à la gorge de mon acteur. Alors quand je dis « saute à la gorge », je parle évidemment de façon imagée. Il ne lui saute pas réellement à la gorge, genre les mains en avant, sur le point de lui casser le cou. Là, je parle de l’expression « il lui saute dessus » du genre « ne le laisse pas respirer ». Enfin, quand je dis « ne le laisse pas respirer », ce n’est pas au sens propre non plus. Car s’il empêche Elliott de respirer, il meurt. Si Elliott meurt, Pete meurt. Je le tuerais moi-même. Ça m’embêterait vraiment car non seulement je n’aurai plus d’acteur principal pour ma première pièce, mais j’irai de ce fait en prison. Et si je vais en prison, pas de pièce non plus. Donc, dans tous les cas, cela m’arrangerait que Pete ne fasse pas de bêtise.

Aussi, j’aurai bien proposé à Elliott de rembourser moi-même les dégâts qu’il a provoqué ici, mais ce ne serait pas lui rendre service. Et je pense qu’il n’accepterait pas. Orgueil masculin. Pourtant, cela m’arrangerait qu’il n’est pas d’autre soucis en tête que la première représentation de ma pièce. Une girafe de Kilkenny, ça te convient du coup ? J’espère, parce que c’est la meilleure bière de toute l’Irlande, et évidemment, du monde. Mais bon, si tu es un petit joueur, on prend juste un pinte, si tu préfères. J’essaie de blaguer avec lui, histoire de détendre l’atmosphère et de nous mettre sur un pied d’égalité. Sur les planches, oui, je suis le chef suprême et incontesté envers lequel les acteurs doivent la plus grande vénération, mais dès que les portes du théâtre sont franchies, on est tous égaux. Enfin, simplement en tant qu’hommes. Car je suis évidemment plus talentueux, plus beau, plus riche.

Je passe donc la commande de la girafe et en attendant, je prends des nouvelles de lui. Alors, mon p’tit Elliott, dis-moi, comment tu te sens en ce moment ? J’ai l’impression que tu es fatigué ! J’espère que tu dors la nuit, n’est-ce pas ? Et j’espère surtout que ce n’est pas à cause de la pièce. Ne te mets surtout pas la pression. Je te l’ai dit tout à l’heure, tu es un magnifique Gatsby. Tu as l’élégance, l’extravagance pour ça ! Un acteur fatigué est un mauvais acteur. Trouble de la mémoire, défauts d’élocution, problèmes de nerfs. Non non non, il doit se reposer. Et puis à quoi ressemblerait mon Gatsby avec une grosse poche violette sous chaque œil ? Pete arrive avec non pas une, mais deux girafes ! Deux belles grandes girafes de trois litres ! CHACUNE !

Ah, je ne t’ai pas dit ? C’est une girafe chacun mon gars !
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Jeu 5 Avr - 0:44


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Ryan & Elliott
L'entrée en scène de Pete aurait pu être anxiogène pour moi. Après tout, j'l'avais quand même pas mal défoncé, son putain de bar, l'autre soir. Enfin… de ce que j'en avais vu, documenté le lendemain, par mes amis, intarissables sur un point : j'avais été génial, ce soir là. Je voulais bien les croire… Mais j'aurais tout de même aimé m'en souvenir, de cette heure de gloire, juste histoire de pouvoir en juger par moi même… Enfin bon. Je m'égarais totalement, une fois de plus.

Pas plus inquiété que ça par cet échange avec le gérant, j'ai haussé les épaules, l'air de rien. Son tabouret, je lui rembourserais plus tard. Là, j'en avais pas le temps. Ou plutôt pas l'envie. Et s'il le voulait tant que ça… il pourrait bien patienter quelques jours, quelques mois, voir… quelques années, selon mon humeur… Je me suis contenté de m'excuser vaguement envers Ryan. C'était quand même pas très pro, tout ça…

Une fois installé, Ryan a d'ailleurs su retenir toute mon attention. Il suffisait d'un mot magique. Un seul. Et il l'avait trouvé. « Bière ». J'aurais pas dit mieux.

- Woh. Tu sais parler à tes acteurs !
Ai-je lancé amusé, avant de reprendre : va pour la Kilkenny, j'te fais confiance !

Oh que oui. C'était le moins qu'on pouvait dire. S'il savait, le nombre de girafes que je m'étais envoyé ici, avec mon frère -et je ne parlais bien évidemment pas de l'animal, ç'aurait été totalement glauque- , et d'un jeu d'acteur défiant toute concurrence, j'ai poursuivi :

- L'enjeu est de taille mais… tu serais surpris !


Je n'en dis pas plus, l'envie de passer pour un alcoolique n'étant absolument pas dans mes plans. Et à ses questions, dignes de celles d'un père inquiet, un sourire en coin amusé se dessina sur mon visage. Allez, quoi. Il n'était pas excessivement plus vieux que moi, c'était quoi cet interrogatoire soudain ? Je savais pertinemment où il voulait en venir, cependant. Il s'inquiétait pour sa pièce, et c'était normal. Aussi vrai que je m'étais peut-être un peu trop mis la pression ces derniers temps… Voir même, que j'avais sans doute un peu trop abusé de sorties, par la même occasion. Mais ça, c'était une autre histoire :

- Je vais bien, ne t'inquiète pas J'ai juste été pas mal pris ces derniers temps… Et effectivement, je me suis sans doute mis la pression pour rien. Mais ne t'en fais pas, je serai au top pour la représentation, c'est promis.


De toutes façons, je n'avais pas réellement le choix. J'étais conscient que ce rôle pouvait me propulser plus haut encore que je ne le pensais. Il fallait que je sois le meilleur. Je n'avais pas droit à l'erreur cette fois-ci.

Et dans un sourire, j'ai retourné la question, le plus innocemment possible :

- Et toi alors ? Pas trop épuisant de mettre en scène des clampins comme nous ? Quoique. Avoues, t'aurais pu tomber sur pire. Je suis un Gatsby exceptionnel !


Et je terminais par un léger rire. Cet excès de confiance ? Il était joué. Juste de quoi faire le con. En réalité, je détestais les gens qui se donnaient un genre, comme je venais de le faire. Même si c'était plutôt marrant à moquer, fallait bien le reconnaître.

Bien vite, je fus coupé par l'arrivée de… putain. Deux girafes. C'est qu'il avait des intentions, le bougre ! Dans un sursaut d'enthousiasme, je n'ai pas pu me retenir de lancer un gros :

- Yeppaaaa ! Signe caractéristique d'approbation, chez moi. Et d'un air totalement médusé mais heureux, j'ai fini par le remercier, tout simplement. Bon, j'aurais bien dit « la prochaine tournée, elle est pour moi ! » mais bon. On avait tout le temps, pour ça. Car s'il était Irlandais, et que je considérais bien tenir l'alcool, je nous imaginais légèrement touchés, après ces trois litres. Non, pas torchés. Peut être simplement joyeux… Mais ça, il était trop tôt pour le dire !
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Tu te plains, mais pense à la mort parce qu'elle est encore pire, grosse galère, on escaladait les grilles des immeubles afin de s'caler dans les cages d'escalier pour dormir...On était ensemble pour la mettre à l'envers dans tous les endroits pour ves-qui la sécurité, faut du sang froid, je sais le vide que ça laisse en toi; sans ma plus fidèle amie, je serais sûrement sans toit

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Jeu 5 Avr - 22:45
The Actor
Elliott & Ryan
Apparemment, le garçon n’est pas celui que j’attendais. Certes, je sais déjà qu’il en tient une couche grâce aux conversations que j’ai cru entendre par-ci par-là au théatre. Mais il semblerait que ce soit pire que ce que j’ai entendu. J’en ai connu plus d’un qui aurait été effrayé d’avoir à descendre une girafe entière tout seul. Lui, il a l’air content. Ok, j’ai sûrement sous-estimé le garçon. Tant mieux, cela ne peut que me satisfaire. J’ai peut-être trouvé un adversaire à ma hauteur parce que malheureusement, dans ce bled, ils n’ont pas tous été élevés à la bière irlandaise. Avant d’entamer ma première girafe – et oui, qui dit que j’ai l’intention de n’en boire qu’une seule ? – je tiens à répondre à sa question sur notre petite troupe. Non, franchement ce n’est pas épuisant, vous comprenez relativement vite et bien mes consignes. Bon, c’est clair que Hank et Roy ne sont pas toujours faciles à tenir, mais dans l’ensemble, ça va. On est une équipe de jeunes, ça aide !

J’allais entamer ma première gorgée en fermant les yeux pour savourer chaque instant de cette dégustation. Les écossais ont peut-être le meilleur whisky du monde, et ça m’en coûte de dire ça, mais  je peux te dire que les irlandais ont une bière encore plus savoureuse. Le meilleur liquide du monde. Si je pouvais manger mes céréales du matin avec de la bière irlandaise, crois-moi, je le ferais. C’est à cet instant que nous sommes aborder par un client. Ou plus précisément un fan. Bien évidemment, ce n’est pas d’Elliott qu’il est fan, mais de la star, c’est-à-dire moi. Malgré mes lunettes et ma capuche que j’ai gardé précieusement, ce fan m’a reconnu. Il me demande une photo, ce que j’accepte de bon cœur. Enfin, en apparence, car j’ai vraiment horreur de cela quand ça arrive en privée. J’adore qu’on me reconnaisse, c’est gratifiant, et normal. Autant j’adore faire des photos après les concerts ou pendant des séances dédiées à cet effet, car c’est mon métier et j’aime aller à la rencontre de mes fans, autant quand je suis avec quelqu’un, ça me saoule ! Quand je suis seul dans la rue, je veux bien faire la photo qu’on me demande, avec un grand sourire, mais dès que je suis accompagné, ça passe moins bien.

Le fan en question s’en va et je reprends notre conversation. Je crois comprendre que mon cher Elliott fonde beaucoup d’espoirs dans cette pièce, et ça me touche énormément qu’il s’investisse à ce point. Il tient beaucoup à ce projet, tout comme moi. Je préfère néanmoins le mettre en garde : Je suis vraiment content que tu accordes de l’importance à ma pièce. Je sais qu’elle représente un enjeu majeur pour toi. Si nous réussissons, tu pourras viser plus haut ensuite. Mais tu connais aussi les risques. Si nous faisons un flop total, ce qui pourrait être le cas, compte tenu de ma très faible expérience dans ce domaine, cela risque de t’entraîner aussi vers le bas et te fermer des portes. Et ça serait tellement dommage, vu le talent que tu as. Tout ça pour te dire que je suis touché que tu prennes ces risques avec moi, avec nous. Tu aurais très bien pu aller faire des castings plus prestigieux… Je ne sais pas s’il voit très bien où je veux en venir. Je ne suis pas le plus doué pour exprimer des sentiments. Mais je tiens à ce qu’il comprenne qu’ensemble, on peut partir de tout en bas et gravir des montagnes. Je veux qu’il comprenne que la confiance qu’il a envers moi, je l’ai aussi envers lui.

Allez, à notre futur triomphe ! dis-je en trinquant.

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Dim 8 Avr - 20:12


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Ryan & Elliott
Si certains auraient pu être effrayés, moi, je me délectais à l'idée de descendre cette girafe. C'était sans doute inconscient. Mais lorsque je venais ici, je laissais souvent mon cerveau à l'entrée de la salle. Pour être certain de faire les premiers trucs qui me viendraient en tête, peu importe ce que cela pourrait être… Je trouvais toujours une nouvelle source d'amusement au moment opportun. Le temps passant, je commençais à voir Ryan comme… Autre chose que notre metteur en scène. Bien évidemment, je me doutais bien qu'il avait une vie, en dehors de la pièce et de sa musique. Il avait à peu près notre âge… Il était donc peu probable qu'il passe son temps à regarder « des chiffres et des lettres » ou « qui veut gagner des millions », à moins d'être totalement défoncé. Pourtant, j'avais l'image de quelqu'un de sérieux, lorsqu'on me parlait de lui : peut-être allait elle changer, ce soir.

A son commentaire sur mes compères, j'ai acquiescé. Sans pour autant être à sa place, j'ai tout de suite compris ce qu'il voulait dire. Hank et Roy étaient deux types patibulaires, à la mine renfermée et au regard morne. Et à vrai dire, je me demandais par moments ce qu'ils faisaient là. Bien évidemment, je les appréciais, en dehors du théatre. Mais sur scène, je devais bien admettre qu'ils me faisaient souvent quelques frayeurs , à coup de trous de mémoire et retards intempestifs d'entrée sur scène… Tout ce que j'espérais, était qu'ils seraient prêts, le jour j. Ce qui en soi n'était pas impossible !

Et avant l'écoutant, j'ai esquissé un sourire :

- Oh ouais, j'te comprends. Personnellement… je mangerais bien les miennes avec une quantité certaine de rhum !

En réalité, c'était l'un de mes rêves. Pas le plus fou, car totalement réalisable, un lendemain de cuite de préférence : soigner le mal par le mal. Et si la bière irlandaise semblait être sa kryptonite, la mienne était visiblement… le rhum et tous ses dérivés, à en juger par le nombre de fois où je m'étais mis minable, tel le pirate moyen…

Bien vite sorti de mes rêves de piraterie et autres jambes de bois, je vis… un mec accoster mon acolyte. Ah oui. Si pour moi, il n'était « que » Ryan Haggerty, metteur en scène talentueux avec qui je m'entendais bien et dont j'appréciais la compagnie, j'avais tendance à oublier que pour le monde extérieur, il était « LE » Ryan Haggerty, auteur-compositeur-interprète intouchable, talentueux à l'excentricité prononcée…

Une fois la photo avec son « plus grand fan » prise et probablement déjà postée sur instagram, on a repris notre discussion. Je crois que je n'avais jamais vu Ryan aussi sérieux. Et je n'en étais pas certain, mais j'avais l'impression qu'il essayait de me dire quelque chose. Comme une déclaration. Pas une demande en mariage ou une connerie du genre, on n'était pas assez intimes pour ça. Mais… c'était plus comme un remerciement. Un signe de gratitude à mon égard. Comme un aveu de confiance à demi mot. A moins que je me fis des idées, préférant tout de même rester sur cette impression : tous les compliments étaient bons à prendre.

Dans un sourire, j'ai répondu, sérieux comme je l'étais rarement :

- Tu sais, si j'ai passé ton casting… ce n'était pas avec l'idée de devenir célèbre en tête ! Bien évidemment, ce serait hypocrite de ma part, d'essayer de te persuader que je ne sais pas ce qui m'attendra si ça marche. Mais c'est pas pour ça, que j'ai décidé de tenter ma chance. Ton projet me plaisait. Il sortait du lot. Et j'suis vraiment honoré d'avoir été choisi, j'te remercierai jamais assez pour ça.

La confiance mutuelle qu'on avait était essentielle. Et j'étais convaincu qu'aucun autre casting, aussi prestigieux fut il n'aurait pu m'offrir de telles surprises.


Après avoir trinqué avec lui, j'ai demandé un peu naïvement :

- Ca te manque pas trop, l'Irlande ?

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Mar 17 Avr - 18:51
The Actor
Elliott & Ryan
Des céréales au rhum. Hum hum, en voilà une excellente idée. Je me promets d’essayer dès que j’en ai l’occasion. Ce que mon comparse ignore, c’est que j’ai réellement essayé les céréales dans un bol de bière. L’idée m’avait paru être géniale à l’époque, mais il s’était avéré que c’était surtout une fausse bonne idée. Le mélange n’est franchement pas très… Harmonieux. J’avais fini par tout recracher dans la poubelle et jeter le reste. Une bière de sacrifiée dans l’affaire. Repose en paix petite boisson houblonnée. J’avais reconduit mon expérience quelques jours plus tard en mélangeant la bière et le lait, et le résultat avait finalement été plus probant. Il faut que j’essaie la même chose avec le rhum. Je me promets alors de faire ça dans la semaine. Si l’essai est concluant, j’en toucherais deux mots à Elliott. En tout cas, j’ai mal jugé cet homme. Avec sa tête de fils chéri à papa, jamais je n’aurai pensé qu’il pouvait être alcoolique au poids de rêver de se faire un rhum-céréales.

Tu sais, si tu réussis, tu ne pourras que te féliciter toi-même. Je n’y serai pour rien du tout ! Tu as bossé le casting, tu as eu le rôle. J’écris la pièce, tu la joues. Si t’es bon, tu peux te féliciter car ton interprétation est la bonne. Si tu es nul et échoues lamentablement, ce que je n’espère ni pour toi, ni pour moi, alors tu ne pourras ne t’en prendre qu’à toi et toi seul. Même si je sais que mon script est excellent, s’il est joué par des buses, la pièce ne pourra qu’être pourrie. Pour la première fois dans toute ma carrière, ma réussite ne dépend pas que de moi, et ça, ça me fait flipper. Si ma musique est géniale, c’est justement parce que je me charge de l’écriture, de la production et de l’interprétation. Dans le cas du théâtre, je n’ai pas la maîtrise de ce dernier aspect, si ce n’est la responsabilité d’engager les bons comédiens.

Nous trinquons et je rigole de sa question. Il n’est pas allé voir ma page wikipédia ou quoi ??? Tout y est écrit. Ce qui entre nous est d’ailleurs carrément flippant. Ben en fait, l’Irlande ne me manque pas non. La raison est très simple : je suis né à Seattle ! J’y ai même vécu jusqu’à l’année dernière, donc non, l’Irlande ne me manque pas. Ce sont mes ancêtres qui sont de ce pays. Même si j’y suis allé à de nombreuses reprises pour aller rendre visite à mes grands-parents ou pour des concerts, non, je n’y suis pas né. Je lui confis en revanche qu’après ma carrière, j’irai certainement m’y installer. Merde, on en est déjà aux confidences ? Je n’ai pourtant bu qu’un litre pour le moment. Rien de très méchant. Peut-être que la confiance que j’accorde à Elliott me pousse à lui parler ainsi…

Pour me redonner une contenance, je remplis une nouvelle fois ma pinte, puis la sienne (qu’il a vidé plus vite que je ne l’aurai cru) et rebois une grande gorgé de ce nectar divin. Dis-moi Elliott, pourquoi te lances-tu dans le théâtre ? Arrête-moi si je me trompe, mais de mon point de vue, et ne te vexe pas, mais tu as plutôt la tête du fils à papa et maman qui doit aller à la fac parce que ses parents veulent qu’il soit médecin. Ou businessman peut-être.. Mais de toute évidence, même si j’ai raison, il est clair qu’il a choisi la bonne voie.

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Ven 4 Mai - 1:53


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Ryan & Elliott
Jamais je n’aurais cru qu’un jour, je me mettrais à discuter de mes envies d’expériences culinaires, avec qui que ce fut. Et en réalité… surtout pas Ryan. Pourtant, c’était bel et bien en train d’arriver. Pas d’erreur possible, je n’étais encore pas saoul. Non, j’étais simplement à l’aise. Content d’être là, peu importait ce qui pourrait arriver. Si Pete décidait de revenir à la charge avec son foutu tabouret, il n’avait qu’à revenir. Même chose pour le type qui venait de reconnaître mon comparse, nous coupant dans notre discussion pour lui demander une photo, qui finirait probablement sur les réseaux sociaux, et donc, dans les fichiers, bien sauvegardés tranquillement au chaud, de nos amis facebook et autres google. J’avais beau ne prendre que très rarement parti sur ce genre de sujet -en général, ça me passait totalement au dessus, d’ailleurs-. Mais… Bordel. Je me demandais tout de même comment tout avait dérapé de la sorte, pour qu’on respecte si peu la vie privée des gens. Mais bon, ce n’était pas le sujet du soir, et je n’étais pas présentateur d’une de ces émissions qui traitaient de divers sujets d’actu sur des chaînes bien trop sérieuses pour moi. En d’autres termes… on passe à la suite.

Ecoutant attentivement Ryan, j’ai opiné du chef. J’étais bien conscient qu’il avait raison. Tout aussi conscient que de l’importance que pourrait avoir cette pièce pour le restant de ma vie. Ou pas. Tout allait dépendre de l’accueil du public, de notre jeu, et du taux de fatigue ou d’intérêt des critiques. Personne ne pouvait savoir comment tout cela allait tourner, et au final, c’était d’ailleurs sans doute la meilleure des choses, de ne pas savoir.

Tapant à nouveau dans ma girafe -toujours pas l’animal-, j’ai éclaté de rire à la réponse de Ryan. Avec un peu de recul, ma question était totalement conne. Un peu comme si j’avais demandé à un Afro-américain si le Botswana lui manquait. Et en l’espace de quelques secondes, je me suis senti comme cet abruti que nous avions en guise de président, persuadé qu’il pouvait construire des murs et renvoyer des gens dans leur pays « d’origine », qu’ils ne connaissaient souvent que de nom. Elle allait rester dans les annales, cette bourde. Heureusement, il ne semblait pas trop heurté par cette maladresse :

- Ah… effectivement, ça se tient. Désolé. J’avais cru lire je sais plus où… enfin… c’était sans doute un tabloïd à la con. J’aurais du me douter, qu’un truc qui s’appelle « People’Glory », c’était pas fiable ! Ai-je répondu dans un sourire amusé de ma propre stupidité

Pas loin, un peu comme si j’avais montré un pays sur une planisphère, comme… l’Italie, par exemple, en déclarant fièrement « Hey ! Le Congo et sa magnifique Capitale, Sydney ! Ah… j’aime beaucoup leur équipe de Hockey, ils sont bons, les Canucks de Vancouver ! » Cependant, tout aussi à côté de la plaque que j’étais, j’avais pourtant réussi à mettre le doigt sur une chose : il aimait la terre de ses ancêtres, et voudrait s’y installer. Comme quoi, à peu de choses prêt, j’aurais pu dire un truc intelligent et construit.

Et arquant un sourcil interrogateur, j’ai manqué de m’étouffer, lorsqu’il posa la question qui tue. Comme s’il m’avait percé à jour en moins de temps qu’il n’en fallait pour dire « congolexicomatisation des lois du marché ». D’un air faussement déstabilisé, j’ai lancé :

- ZUT ! Je suis démasqué. Marquant une courte pause, j’ai poursuivi, plus sérieusement : hem… bon, je doute que tu ne rencontre un jour mon père, mais… tu sais garder un secret ?
Dans un vague sourire fugace, j’ai hésité, avant de me lancer, comme un homme à la mer : Touché. Mon père voulait que je sois médecin. Au départ, j'étais déterminé à faire ces études, j'avais les motivations nécessaires. Mais ces motivations sont parties... un peu prématurément. Alors j'ai arrêté pour me consacrer au théâtre,me contentant de lui raconter les récits imaginaires de ce qu’il attendait de moi. Il ne comprendrait pas, que j’envisage de passer ma vie à faire le guignol sur les planches. C’est pas un vrai métier, selon ses dires. Pourtant… je joue depuis que je suis gosse, c’est très vite devenu… Une passion. Certains vont courir tous les dimanches pour se maintenir en forme, moi, je me contente d’incarner Cyrano. Pour mon père, je suis en dernière année de médecine,j’enchaîne les opérations même les plus mal barrées. Tiens, la dernière fois, j’ai réussi à lui faire croire qu’on avait fait repartir un rythme cardiaque avec du 380 volts !

Baissant les yeux un court instant, prenant conscience que l’aveu que je venais de lui faire pouvait potentiellement changer la façon dont il me voyait et la relation jusque là amicale que l’on avait je n’ai plus su comment me sortir de ce mauvais pas, persuadé qu’il devait me trouver lâche, ou encore … complètement con. Peut être un mélange des deux d’ailleurs. Mais sur le ton de l’humour, j’ai fini par conclure :

- Tu l’auras compris je ne prends absolument pas mal ta remarque. Elle me rassure même un peu quant à ma crédibilité en tant qu’étudiant en médecine !
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Mar 8 Mai - 17:13
The Actor
Elliott & Ryan
Aaaah, tous ces gens qui pensent que l’Irlande doit me manquer, que c’est trop triste et tout, gnagnagna, ça me fait rire. Comme le fait très bien remarquer Elliott, car visiblement lui aussi s’est fait avoir par les tabloïds, non non, je n’ai pas du tout grandi au pays des farfadets et des moutons. Seattle est ma seule maison. Le Space Needle est mon salon, l’Experience Music Project ma cuisine et le CenturyLink Field mon jardin. Et les 49ers de San Francisco sont mes toilettes ! Allez les Seahawks bordel ! On va encore éclater les 49ers cette année. La supériorité des Seahawks n’est plus à prouver. Ensuite direction la finale du SuperBowl et à nous la victoiiiiiiiiiiiire ! Faut que t’arrêtes la presse à conneries. Si tu veux une source sûre d’informations, demande moi. Ou va voir mon compte Twitter. Je le gère moi-même, pas de Community Manager. Tu me suis sur Twitter, n’est-ce pas ?
 
Bref, recentrons-nous sur notre joyeux troubadour. Comment je suis trop fort ! Sans déconner ! Je l’ai démasqué plutôt facilement. Mais c’est clair qu’il a la tête du fils à papa. Belle peau, cheveux soyeux, coiffure soigneusement étudiée. Tout en lui suinte le fils de bonne famille. Et j’ai même tapé dans le mille en parlant de la médecine. J’aurai tout aussi bien pu énoncer d’autres métiers prestigieux tels qu’avocat, juge ou encore courtier en bourse, mais je trouve qu’il a la tête du parfait étudiant en médecine, genre interne dans Grey’s Anatomy. Ouais il serait parfait dans ce rôle. Peut-être que si ma pièce fonctionnait, il pourrait peut-être prétendre à un rôle dans la série. Peut-être même que je pourrais diriger un épisode ! Oh le pied ! En plus, la série se passe dans ma ville ! Je vois déjà les gros titres : « Ryan Haggerty, l’enfant du pays, consacré (ou con sacré) dans sa ville natale ».
 
En tout cas, l’énergumène assis en face de moi est un sacré mythomane. Il a réussi à berner toute sa famille en leur racontant des cracks. Et quels mensonges ! Inventer des grandes études, faire croire à ses parents qu’on est chirurgien (avec des bobards grotesques en plus… 380 volts, c’est pour les femmelettes), c’est vraiment culotté. Après avoir avalé une nouvelle pinte d’un trait, j’essaie de faire la morale à mon acteur. Tu te rends compte de l’ampleur de ton mensonge ? Entretenir les espoirs de tes parents, leur faire croire que tu mènes une brillante carrière… Franchement, tu me….. fais rêver mon gars ! Il faut être sacrément culotté pour inventer une pareille histoire ! Tu as une sacrée paire de cojones dans ce caleçon. J’aime ça.  Mais je te rassure, tu as choisi la bonne voie. C’est sur scène que tu t’exprimes le mieux, c’est indéniable ! Tu es bourré de talent et cela se voit que tu vis ta passion. Mais fais gaffe, un jour, ils finiront par comprendre. Et ce jour venu, je crois bien qu’il se fera couper la tête.
 
Après une nouvelle pinte engloutie, la quatrième, je ne sens que (trop) légèrement les effets de l’alcool. Malheureusement, la girafe touche à sa fin. Et la Kilkenny, c’est certes très bon, mais à moment donné, cela ne suffit plus. Cela ne fait guère plus qu’hydrater, voilà tout. Je propose à mon partenaire de passer à la vitesse supérieure : Hey ! Pete ! Ramène-nous du Whisky Jameson s’il te plaît. Il est temps de boire le meilleur whisky du monde ! Et celui-ci, c’est par pour les mariolles. En attendant que notre bouteille arrive, je propose une nouvelle distraction à Collins. Que dirais-tu d’une petite partie de fléchettes ? J’suis sûr que je te mets la misère ! Quand je n’étais pas encore connu (oui oui, c’est difficile à croire mais c’est possible), je fréquentais les bars et j’ai tenu la ceinture de champion du bar de mon quartier pendant plus de dix-huit mois ! Cela fait longtemps que je n’ai pas joué, mais j’suis sûr que je suis toujours imbattable.
 
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Mar 15 Mai - 22:11


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Ryan & Elliott
Si la honte semblait vouloir s’emparer de moi, Ryan semblait plutôt s’amuser de ma maladresse. Et avec le recul nécessaire, je n’ai pas mis longtemps à passer à autre chose. Ca ne pouvait pas être si grave que ça, de lire des conneries dans des journaux putassiers… Mieux : ça prouvait bien une chose quant à mon niveau d’éducation : je savais lire, et c’était déjà pas si mal… A sa remarque sur les tabloïds, je ne peux m’empêcher de sourire. Mon dieu. S’il savait. En réalité, je ne lisais pas tant que ça ces conneries. Mais bon, vous savez ce que c’est : fallait bien s’occuper, en allant aux toilettes. Et jouer à Candy Crush étant trop mainstream -c’était l’excuse que je sortais à tout le monde pour ne pas avouer que j’avais fini tous les niveaux, et que j’attendais le prochain avec impatience-, je préférais encore prendre des nouvelles de Paris Hilton, et Kim Kardachiante.

- Bien évidemment ! Je te suivais avant même que je sache que tu étais en ville !


De là à dire que j’étais un fanboy, il y avait un pas que je n’aurais pas franchi. Mais ç’aurait été mentir, que de dire que je n’aimais pas sa musique. En réalité, c’était Charlie, à l’époque, qui passait son temps à écouter les chansons de Ryan. Et de fil en aiguille, elle m’avait contaminé. Bon, je n’y passais pas le plus clair de mon temps non plus… Pourtant, doucement mais sûrement, insidieusement, j’avais fini par connaître l’album par cœur : j’avais saigné le cd… Et je restais persuadé qu’elle l’aurait adoré.

Reprenant une pinte, j’ai écouté Ryan, criant d’abord presque au génie face à mon mensonge. Bien évidemment, ça faisait plaisir à l’égo. Et pourtant, je n’étais pas spécialement fier de toutes ces cachotteries de gamin prépubère : à 26 ans, n’était-on pas censé être responsable, savoir ce qu’on voulait ? Il était bien là mon problème. Je n’étais jamais fixé. Et quant à la responsabilité, il n’y avait qu’à voir mes virées avec mon frère, pour comprendre qu’on était loin de l’être… Mon père n’aurait pas compris. J’étais convaincu. Et puis… ce n’était pas vraiment un mensonge : les études, je les avais bel et bien commencées. Seulement j’avais abandonné à la mort de Charlie : je n’avais plus aucune raison de jouer au docteur. Grimaçant devant la morale que Ryan me faisait, je gardais le cap. Il n’avait pas tort après tout. Haussant les épaules, je me suis gratté l’arrière du crâne :

- Si je m’en rends compte ? Bien évidemment. Mais je sais qu’elle est ici, ma place. Pour le reste, on verra bien. Je sais qu’ils comprendra, je suis d’ailleurs étonné que ça n’aie pas encore été le cas, pour tout dire. J’évite d’y penser pour le moment ; j’suis trop jeune pour me faire des cheveux blancs, merde !


Riant légèrement, j’ai terminé ma pinte, dernière témoin de ce qu’avait été un jour cette girafe. Snif. Reposant mon verre, j’allais proposer à Ryan de prendre autre chose. Seulement… il m’avait devancé. Maintenant c’était certain, on était faits pour s’entendre.

Regardant Pete d’un petit sourire narquois, alors que mon ami passait commande, j’aurais bien pu exploser de rire, lorsqu’il s’est mis à me regarder d’un regard noir, plus encore que les nuits que j’étais habitué à foutre le bordel ici. C’était un miracle que je n’aie pas été banni. Quoiqu’au fond, je devais le faire marrer, Pete. Ca devait égayer ses journées moroses de vieux barman fatigué. Je pouvais même très facilement l’imaginer, attendant le soir, que je pointe le bout de mon nez, curieux de la prochaine connerie que je me serais décidé à mettre à l’oeuvre… Bon dieu, maintenant c’était officiel : j’étais génial.

Pete ayant tourné les talons, mon acolyte proposa des fléchettes. Il ne me fallut pas longtemps, pour lui répondre 
- Si t’as pas peur de perdre… alors ouais, j’suis chaud ! , opinant du chef, d’un ton résolu. Il avait beau avoir gardé le titre un bon bout de temps, il l’avait dit lui même : il n’avait pas rejoué depuis un bail.Moi ? Je venais souvent, ici. J’avais pulvérisé la cible -et le mur, lorsqu’il ne me restait que très peu de sang dans mon alcoolémie- un bon paquet de fois. Dans un sourire amusé, j’ai remercié Pete qui posait la bouteille et nos verres sur la table. Et une fois mon serveur préféré parti, j’ai poursuivi :

-Prêt à remettre ton titre en jeu ?

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Dim 3 Juin - 18:55
The Actor
Elliott & Ryan
Quand je passe commande auprès de Pete, je le sens réticent, allant même adresser à mon poulain un regard plus noir encore que la couleur des fesses de Samuel L. Jackson. Je peux le comprendre, à dire vrai. Je n’aurai pas envie qu’Elliott, qui a déjà une ardoise chez moi, se remette à boire comme un trou et recommence à casser tout ce qu’il trouve sur son chemin. Je me lève alors et me dirige en direction du bar. Je glisse quelques mots à Pete pour lui assurer que je surveille l’énergumène qui m’accompagne. Je lui glisse discrètement un bifton de 200 dollars au passage pour le convaincre. Bizarrement, il fait moins le difficile. Je vais ensuite me rassoir à notre table, le barman me suivant avec la bouteille de Jameson, des verres à whisky et des glaçons. Merci Pete, t’es un amour !

Je nous verse deux bons verres bien dosés, puis lève le mien : Allez hop, santé. J’engloutis une petite gorgée dont je me délecte avec bonheur. Oh My Ryan, que ça fait du bien ! Un tel whisky, ça se déguste. Ce n’est pas le genre de breuvage qu’on avale d’un trait comme si c’était un vulgaire Label 5 ! On ne peut encore moins le diluer dans du jus d’orange ou du coca. Sacrilège ! De toute façon, qui a un jour eu l’idée de diluer du whisky ? Un fou, assurément. Reposant mon verre, je propose un jeu de fléchettes à Elliott, qui accepte de bon cœur. Il pense même pouvoir m’écraser à plate couture ! Je m’esclaffe. Non non, impossible que tu me battes. Tu n’as pas du m’écouter tout à l’heure, mais si tu n’as pas compris, je suis le meilleur. Let’s Go Bitch !

Je suis bien décidé à lui prouver qu’encore une fois, j’ai raison. Pour ne pas changer, me direz-vous. J’appelle une nouvelle fois notre barman préféré afin qu’il nous confie ses munitions de fléchettes. Six au total. Trois chacun donc. Bravo, vous suivez. Nous faisons migrer nos verres (j’en profite pour reprendre une nouvelle lampée de whisky, en plus grande quantité cette fois) vers une table plus proche de notre aire de jeu. Cette fois, je commence à sentir les effets de l’alcool. Légèrement pour le moment. Pour savoir qui aura l’honneur de tirer la première flèche, je propose un shifumi. Simple, basique, impartial. T’es prêt ? Shi-Fu-Mi ! Pierre pour moi, ciseaux pour lui. J’ai gagné. Il propose de le jouer en 3 manches. Je vois que monsieur est mauvais joueur… Ok, 3 manches. J’ai gagné les deux suivantes. Le talent a parlé.

Sûr de moi, je m’avance vers la cible pour lancer ma première flèche. Je ferme l’œil gauche afin de viser avec le droit. Je m’apprête à effectuer mon lancer lorsque ma gorge réclame une gorgée de Jameson. J’interrompe alors mon geste afin de me saisir mon verre. Je me l’enfile ce qu’il reste cul-sec. C’est vrai que c’est mieux. Je me replace dans ma zone de tir et referme l’œil gauche. Bizarrement, je vois moins clair que tout à l’heure. Le rouge du mille me semble plus flou. Je ne me fais pas de souci, je reste le meilleur. Je prends une grande respiration et bloque mes poumons pour stabiliser mon geste. J’arme mon bras et le lance en avant, la flèche partant vers la cible… ou plutôt dans le mur qui se trouve à côté.
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Dim 17 Juin - 15:37


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Ryan & Elliott
En voyant le regard de mon serveur préféré, je n’ai pas pu m’empêcher de soupirer. Il n’aurait pas pu choisir un autre moment pour me faire son numéro d’homme mécontent ? Après tout, il savait, que j’étais quelqu’un de confiance. Toutes les ardoises que je lui avais dues par le passé, je lui avais remboursé, rubis sur l’ongle. Idem pour son tabouret. Il suffisait qu’il le dise : je passerais chez Ikéa dès demain, fin de l’histoire. En plus, il allait y gagner au change ! Je n’avais fait que terminer le travail que d’autres avaient déjà entamé, et il allait avoir droit à un super tabouret neuf. Il aurait presque du me remercier, de lui avoir pété son foutu machin. Mais non. A la place, il allait me donner une image de véritable connard alcoolique. Comme quoi, finalement, j’allais peut être revoir mes habitudes, et ne plus foutre les pieds ici.

Adressant un sourire un peu gêné à Ryan, j’ai remercié Pete, moi aussi. Pas de bon coeur, certes, mais pour rien au monde j’aurais été impoli. Premièrement, bouder, c’était pour les gamins. Et puis… ça lui aurait fait bien trop plaisir, que je perde ma superbe.

Remerciant enfin Ryan, j’ai levé le verre qu’il venait de me tendre :

- A la tienne !
Arborant un sourire amusé, je l’ai laissé me contredire : il avait beau être le meilleur, je n’allais pas me dégonfler pour autant. Moi aussi, j’avais ma fierté, et il était impossible que je m’assoie dessus. Je valais mieux que ça ! Et de toutes façons, j’étais bon lanceur : rien n’était joué. Jouant le premier coup en Shifumis, j’avais l’impression que ma vie dépendrait de la réussite de mes coups -spoiler alert : j’ai perdu. Et pourtant, je ne suis toujours pas mort. Conclusion, peut être que finalement, ma vie ne se résumait pas à deux foutus « pierre feuille ciseau »… Pour mon plus grand bonheur !

Tentant tant bien que mal de rester beau joueur, j’ai embarqué mon verre, attrapant, de l’autre main, les fléchettes que Pete avait cédées à Ryan. Alors qu’il se concentre, je l’observe, dégustant quelques gorgées de whisky : s’il y avait quelque chose que mon frère m’avait apprit, c’était qu’il fallait toujours observer son adversaire, afin de mieux le connaître ; voir même… penser comme lui, afin de prévoir ses coups…

Réprimant un sourire moqueur alors que sa fléchette ne vienne s’écraser mollement dans le placo à la qualité douteuse du mur, j’ai fini par lui lancer :

- C’est le tour de chauffe… ça arrive !

Et à mon tour, je m’avance vers la cible, concentré comme jamais, espérant faire mieux...

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Mer 26 Sep - 21:34
The Actor
Elliott & Ryan
Je suis sans voix. Comment cela est-ce possible ? Moi, le grand, l’immense, le Magnifique Gats… euuuuh, Ryan Haggerty, pardon, j’ai raté la cible. Je n’ai pas seulement fait un mauvais score, genre 60, j’ai tout simplement tiré à côté. Une telle erreur est inconcevable. Comment cela a-t-il pu arriver ? J’ai deux hypothèses pour mettre cette histoire au clair. Soit la bière est finalement plus forte qu’elle n’y paraît, soit un coup de vent d’une force peu commune s’est engouffré à ce moment précis dans le bar afin de détourner ma fléchette de son objectif : le petit point rouge au milieu de la cible. Cette dernière hypothèse me semble la plus crédible. Parce que niveau alcool, je tiens généralement bien la route. Et la Kilkenny n’est même pas réputée pour être forte.

Toujours est-il que je viens de me ridiculiser devant la Terre entière. Enfin, devant le bar entier. Enfin, les trois gens autour de la cible, plutôt ! Mais le résultat reste le même. Ma flèche reste plantée dans ce placo qui s’est déplacé pile au moment de mon lancer. Pas pour longtemps puisqu’Elliott s’avance pour la récupérer afin d’effectuer son lancer. Je suis en stress. Ca va être difficile de faire pire que moi, sauf si le vent décide de revenir souffler une fois de plus une de ses bourrasques dans le bar. De plus, je ne connais pas son niveau. Peut-être m’a-t-il caché qu’il avait été champion national pendant sa jeunesse !

A toi l’honneur mon grand ! Soit à la hauteur de ton maître Je lui glisse, ni vu, ni connu, ni entendu un autre mot à son attention : Écoute petit. Si tu tiens à garder le rôle de ta vie, je te conseille de très mal viser. Bien. Avec ça, il est prévenu. Maintenant, à lui de voir comment il envisage son avenir. Je croise les bras sur ma poitrine et le regarde balancer le bras. La flèche part de sa main et fend l’air. Je reste scotché ! D’habitude, les mots sortent aisément de ma bouche. Ici, je suis sans voix.

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Ven 28 Sep - 13:53


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Ryan & Elliott
Tous les éléments étaient réunis pour que l’on passe une bonne soirée : mon bar de prédilection, même si le gérant regrettait presque que mon dévolu se soit jeté sur ses locaux ; de la bière et… un comparse, complice dans tout ce qui se passerait durant la soirée.
Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais j’avais l’impression que tout et n’importe quoi aurait pu se passer ce soir là. Pete sur les nerfs, Ryan et sa force tranquille, et moi, comme à mon habitude loin, très loin, sur une autre planète. Je me foutais totalement de ce que pouvait penser Pete. Mieux : si je n’avais pas été accompagné de celui qui m’avait donné ma chance, j’aurais probablement titillé ses nerfs déjà usés. Pas méchamment, bien évidemment. Juste de quoi m’amuser un peu. C’était comme ça, entre lui et moi : l’amour vache. Oui oui. J’étais sûr qu’au fond, je devais bien le faire marrer, avec mes frasques et mes réponses à tout bien souvent plus que douteuses.

Observant Ryan et son lancer majestueux, dont la résultante fut en fin de compte une fléchette dans le mur, j’ai souri. Pas que je me réjouissais de sa défaite : rien ne m’assurait de faire mieux. Cependant, j’étais encore un peu plus en confiance qu’à l’accoutumée.

Le dos droit, un léger je ne sais quoi dans le regard qui aurait sans aucun doute pu trahir ma tranquillité et mon assurance, j’ai adressé une petite phrase mi rassurante mi moqueuse à Ryan, avant d’attraper l’une des fléchettes alors qu’il me souhaitait bonne chance. J’en lançais une, m’estimant heureux qu’elle finisse dans la cible. La seconde, limite, ne me rapporterait que quelques points. Quant à la troisième… En entendant la menace à peine déguisée de me faire jeter si je faisais mieux que lui, j’ai détourné le regard de ma cible, lançant, totalement déconcentré, la fléchette qui serait décisive pour ma destinée, m’exclamant d’un :

- T’es sérieux ???! totalement incrédule, sorti du fond du coeur.

Bouche bée, toujours pas remis de ce que je venais d’entendre tellement c’était gros, j’ai tourné la tête vers la cible, m’apercevant avec stupéfaction que ma fléchette était arrivée en plein dans le mille. La perfection. Mon plus beau tir, et je n’avais même pas pu admirer mon œuvre. PIRE ENCORE. Je ne pouvais pas même savourer ma victoire, qui me foutrait en plus de ça à la porte. Nom de dieu.

Sidéré, j’ai tourné mon regard vers Ryan, balbutiant :

- Je… j’ai pas fait exprès t’as bien vu, hein ! c’est toi que je regardais bordel ! Pas la cible !

J’ai éclaté de rire, tant la situation était stupide. Il fallait croire que d’une certaine façon, la chance était avec moi ce soir là...

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