Partagez|

Shut up and dance with me | Ryan

❝ Invité ❞
Invité
Lun 26 Mar - 1:43
Cette journée ? Ça faisait bien longtemps que je l'attendais. Qu'avait elle de bien particulier, me demanderez vous ? Eh bien… laissez moi vous le raconter, bande d'impatients ! Bon. Comme tous les jours, j'allais danser, m'entraîner. Rien qui ne dénote, par rapport à la journée que j'avais passée la veille, ou l'avant veille. Cependant, un bémol s'imposait à cette affirmation. Car j'allais danser, c'était la vérité, mais pas à l'école de danse, chez moi, ou dans une salle lambda. Non !

Pour la première fois de ma vie, j'allais faire de la figuration dans un clip. Moi qui adorais l'idée de faire du spectacle, j'avoue que l'idée d'être filmée me rendait curieuse. Je n'avais pas peur au contraire, amusée et intéressée par la nouveauté. Après tout, c'était une opportunité incroyable, qui se présentait à moi. J'aurais été stupide de ne pas accepter. D'autant que… je n'allais pas danser pour n'importe qui ! Ryan Haggerty !! mais si, vous savez, ce gars, dont on ne savait rien il y a encore pas si longtemps que ça, et qui a été propulsé au rang de star intergalactique en un tourne main. Comme quoi, il suffisait de pas grand-chose, pour arriver au top. Un jour, on était un inconnu, et le lendemain, on dormait dans des villas paradisiaques, tout ça grâce à un couplet entraînant, trois notes sur un synthé, et beaucoup de talent, il fallait le dire. Tout comme il fallait aussi mentionner que j'adorais ses albums, qu'il m'arrivait d'écouter très souvent, alors que je revoyais mes pas, en rentrant du ballet. Alors lorsqu'on m'a demandé de venir pour tourner le clip, j'ai d'abord été intimidée. Restant professionnelle malgré tout, j'ai pris note des indications que l'on m'avait transmises. Puis raccrochant mon téléphone, j'avais sauté partout, en hurlant comme une hystérique. J'étais folle de joie, et m'étais pincée très fort. Juste au cas où j'aie rêvé, histoire que je ne me mette pas dans tous mes états inutilement.

Et le jour J arriva bien vite. Plus vite que je ne l'aurais cru. M'étant levée tôt, j'évitais de me fatiguer inutilement voulant rester en forme malgré le mal que j'avais à rester en place. On aurait dit une hyper active en surdose de caféine. D'humeur plus que joyeuse, je m'étais préparée en un rien de temps, enfilant mon débardeur noir, mon pull ample gris tombant sur une jupe beige, ainsi qu'une paire de collants en laine, et des doc martens bordeaux. Rien de très compliqué en soi : le plus important pour la grande frileuse que j'étais était d'avoir chaud.

Une fois prête, j'avais foncé à la voiture qui m'emmena bien rapidement au point de rencontre. Là...j'avouais que j'étais un peu perdue. Je n'avais jamais fait ce genre de choses, alors forcément, je ne savais pas où aller. Pressée par le temps, j'ai alors alpagué la première personne que je vis. Un peu surprise, elle avait fini par me donner les renseignements que je voulais -sans doute avais-je été trop entreprenante, mais je me refusais d'être en retard -

Et une fois à l'endroit indiqué, je suis entré dans la pièce, posant mon sac dans l'entrée.

- Bonjour, Enola Simmons ! J'arrive au bon moment, on dirait !
Ai-je lancé tout sourire.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Modo ϕ And then we go back, this is the moment tonight is the night
Nombre de message : 187
Age : 30
Date de naissance : 19/06/1988
Date d'inscription : 29/01/2018
Emploi/loisirs : Auteur Compositeur Interprète
Habitation : Albuquerque
Célébrité choisie : Macklemore
Multicomptes : Tom Glisson
Lun 26 Mar - 21:35
Shut up & Dance with me !
Enola & Ryan
J’ouvre doucement les yeux. 13h22. La matinée s’annonce radieuse. Un beau soleil illumine le salon, passant par l’immense baie vitrée. Le soleil se reflète dans la piscine, m’obligeant à plisser les yeux pour admirer la vue sur Albuquerque qui s’étend devant moi. Dans 10 minutes, je dois être sur le lieu de tournage du clip de mon nouveau son. Je n’y serai pas à l’heure, c’est une certitude. Vous constaterez que je choisis bien mes mots. J’ai dit : « Je n’y serai pas à l’heure » et non « je serai en retard ». Le patron n’est jamais en retard ! Ce sont les autres qui sont là en avance. Et puis honnêtement, ils ne pourront pas commencer sans moi puisque je suis le directeur artistique du clip. Je file quand même à la douche, passe un maillot de basket (ALLEZ LE CELTIC !!!) sous un blazer bleu pétant et je vais dans mon garage. Plus tôt je serai parti, plus tôt je serai rentré pour jouer à Fortnite.

Je ne sais pas quelle voiture prendre. Le Cadillac Escalade ? La Mercedes ? La Lamborghini ? J’opte pour la limousine. Mon garde du corps s’installe au volant, moi derrière. Je me sers un Martini et des pistaches. Confortablement assis, je sors mon téléphone de ma poche et envoie un sms à Laura :
« Coucou mon petit cœur fondant au chocolat. Tu dois être à la moitié de ta journée. Moi, je la commence tout juste. J’espère que tu as mis la culotte qu’on a acheté ensemble hier. Je te l’enlèverai ce soir, avec les dents, si tu es sage ».
Et j’envoie. Cela fait, je m’enfonce dans mon siège en songeant à la merveilleuse soirée d’hier. Diner aux chandelles, son plat préféré, le meilleur vin de ma cave, sa musique préférée en fond sonore, et vous avez les ingrédients la soirée merveilleuse qu’on a passé ensemble. La voiture s’arrête, mon garde du corps contourne la voiture pour m’ouvrir la porte puis part se garer un peu plus loin.

Tout le monde est déjà arrivé, bien sûr, prêt à travailler. Je tends mon blouson à une femme brune, dans la vingtaine, qui se tient dans un coin, seule. Tiens, et ne le laisse pas traîner. Je file ensuite dans ma loge pour mettre la tenue convenue avec les costumières la semaine dernière. Je reviens ensuite dans la salle où le clip sera tourné, à grand renfort de fond vert. Je cherche ma danseuse étoile des yeux, et je ne la trouve pas. Maggie, elle est où la danseuse étoile que j’ai demandé ? Purée, je vous ai fait confiance pour caster la gronzesse, et elle n’est pas là ? Tu crois que j’ai le temps de tout faire moi-même ? Je vous paye pour ça, merde ! Ne sachant plus où se mettre, Maggie arrive à me balbutier quelques mots en pointant le doigt vers la jeune femme à qui j’ai confié mon manteau : « Mais Monsieur, elle est devant vous. Elle est arrivée depuis plus d’une heure ».

Bon okay, j’ai été injuste avec Maggie sur ce coup. Le travail a été fait dans les temps, comme demandé. A savoir maintenant s’il a été bien réalisé. Je le découvrirai bien assez tôt. Pour me faire pardonner, je viens poser une main sur l’épaule de Maggie : Excuse-moi Maggie, j’ai été con. Et sûrement un peu stressé aussi. Pour me faire pardonner, je vous enverrai des places VIP pour mon concert cet été. Je dois également des excuses à une seconde personne. Décidemment, j’enchaine les gaffes ce matin. Je viens à la rencontre de la demoiselle. Bon apparemment, il y a eu un malentendu. Tu trainais près de la porte et je t’ai prise pour la fille du vestiaire. Je devrai penser à me coucher plus tôt… Ahem… Donc, je suis Ryan, mais tu le sais déjà, cela va de soi. Et tu es ?

Voir le profil de l'utilisateur
❝ Invité ❞
Invité
Ven 13 Avr - 22:05
Dire que je n'étais pas stressée aurait été mentir. Je me sentais à la fois une véritable pile électrique, prête à tout défoncer, et surtout, me faire plaisir en dansant tout en montrant tranquillement ce que je savais faire. Mais malgré la joie, je doutais. Bien évidemment, je savais, que cela arrivait même aux meilleurs, ou encore, que ce n'était qu'une participation à un clip. Mais je touchais mon rêve du bout des doigts, je ne pouvais pas me résoudre à le laisser filer. Persuadée d'être arrivée en retard, je commençais avec un handicap que je m'efforçais d'oublier. Après tout, j'aurais tout le temps pour me rattraper ! D'autant que la chance était avec moi : le boss était lui aussi en retard. D'accord, ce n'était pas de cinq minutes. Plutôt… une heure. Mais cela nous faisait déjà un point commun qui me tranquillisait un peu.

Attendant sa venue et ses instructions, je regardais l'équipe s'affairer. Préparer les décors, les costumes, établir des listes, tester les lumières. On ne se rend pas vraiment compte, lorsque l'on regarde le final, mais en réalité… il y avait énormément de travail, derrière un clip. Et beaucoup de personnel, aussi. Timidement, je me suis approchée, faisant le tour, prenant mes marques. Je passais le temps comme je pouvais. J'apprenais en dévorant des yeux le ballet de tout ce petit monde qui s'affairait, telles des fourmis dans leur fourmilière. Chacun essayait probablement faire en sorte que tout soit prêt, histoire de ne pas accumuler plus de retard… En parlant de ça, monsieur Ponctualité fit son entrée. Et je n'ai rien eu le temps de dire, qu'il me balança son manteau dans les pattes. Occupée à écrire un sms de la plus haute importance à ma meilleure amie  - « Tu ne devineras jamais où je suis ! »-, je dois dire que la surprise fut telle que j'ai lâché mon téléphone… et la veste qui venait de se déposer dessus, le plus naturellement du monde. Ramassant tout cela, j'ai voulu lui dire qu'il se trompait. Mais il était déjà bien loin, me laissant bouche bée, ne sachant toujours pas quoi faire de son foutu blouson.

Prenant finalement le parti de le poser un peu au hasard sur l'un des portants à ma gauche, avant que le propriétaire de celui-ci ne débarque, me présentant des excuses que j'avais peine à croire… Je me mis à penser que finalement, peut être qu'il agissait ainsi naturellement ; aussi, je pris le parti d'hausser les épaules, comme si ce vent de panique était normal :

- Euh… pas de problème, vous aviez l'air pressé. Pendant que j'y pense… votre manteau est sur le portant prévu à cet effet
, lui ai-je rétorqué en lui signifiant le portant à côté de lui.

Lui adressant un sourire amusé, j'ai retenu un rire d'étonnement. De ceux qui auraient voulu dire « putain, il manque pas d'air ! » alors qu'il me fit comprendre qu'il était bien normal que je sache qui il était. Au lieu de ça, j'ai arqué un sourcil, sans rien dire d'autre que :

- Enola, enchantée.


Regardant un peu autour de moi, j'ai fini par lui demander, ramenant une mèche derrière mon oreille :

- Bon ! Alors… quel est le programme ?

Bien évidemment, je me doutais que je devrais passer par la case maquillage. Costume aussi. Mais pour le reste, je ne savais absolument pas comment les choses étaient censées se passer, ni l'ordre dans lequel je devais faire tout ça. Ce monde m'était totalement inconnu, et si lui était comme un poisson dans l'eau, je relevais plutôt du lion sur la banquise…
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Modo ϕ And then we go back, this is the moment tonight is the night
Nombre de message : 187
Age : 30
Date de naissance : 19/06/1988
Date d'inscription : 29/01/2018
Emploi/loisirs : Auteur Compositeur Interprète
Habitation : Albuquerque
Célébrité choisie : Macklemore
Multicomptes : Tom Glisson
Mer 25 Avr - 10:01
Shut up & Dance with me !
Enola & Ryan
Tout le monde est prêt à travailller. J’aime ça ! Et heureusement d’ailleurs ! Je ne les payes pas à rien foutre ! Je les payes assez cher pour que chacun sache ce qu’il a à faire et que tout soit prêt lorsque j’arrive. En théorie, je n’ai rien à faire, à part donner mon avis et donner quelques directives artistiques. Tout ce que j’ai à faire, c’est m’assoir sur la chaise avec mon nom brodé au dos et brailler des ordres. C’est ce que je préfère d’ailleurs. Rien de meilleur que d’être le big boss. Je sais très bien que certaines personnes ne peuvent pas me voir en peinture à cause de mon caractère, j’ai déjà surpris des conversations « secrètes », à l’insu des médisants, mais tant que mon travail est bien fait et efficace, je ne vois absolument pas où est le problème. Et puis après tout, qui leur fourni salaire et pitance ? C’est moi que diable ! Je suis en droit d’attendre une totale soumission à ma volonté.

Je prends la direction de ma loge pour aller enfiler les fringues que j’ai prévu de mettre pour mon apparition dans mon clip. Un skinny pour bien faire ressortir mes belles petites fesses, je garde mon débardeur des Celtics mais j’enfile par-dessus un gros manteau de (fausses) fourrures marron. Je précise fausse car pas touche aux animaux ! Si je reconnais être quelques fois (mais vraiment pas souvent) un connard fini avec certaines personnes, jamais je ne pourrais faire de mal à un animal. Je les place au même rang que les humains (voir au-dessus car eux au moins sont fidèles et obéissants). Bon, de là à être vegan, non. Je n’aime pas suivre la mode. Je suis anti-conventionnel. Je suis… unique. Et puis la viande c’est trop bon bordel. Comment serait un burger sans un bon steak ? Des céréales sans lait ? Et ne me parlez pas de lait de soja ! J’ai une totale confiance en la chaîne alimentaire. Je me nourris des animaux en dessous de l’homme dans la chaîne, et je sais pertinemment qu’à ma mort, je serais mangé par les vers. La nature est ainsi faite.

Enfin, revenons-en à ma danseuse. Je quitte ma loge pour retourner au studio et je constate qu’elle n’est toujours pas habillée pour la circonstance. Au lieu de ça, ça fait une heure qu'elle est plantée au milieu de la pièce, les bras croisés. Je ne lui en veux pas, ce sont aux assistants de lui montrer le chemin et lui donner les premières consignes. Elle a l’air complètement perdue la pauvresse. Au lieu de ça, les assistants sont tous en train de rigoler, leur téléphone dans une main, un beignet dans l’autre. PERSONNE NE S’OCCUPE DE… Enora ? C’est ça ? MAIS POURQUOI JE VOUS PAYE BORDEL ?! POURQUOI PERSONNE NE LUI A MONTRÉ SON VESTIAIRE ??!! puis me tournant vers elle : Alors, puisque tu le demandes, voilà le programme je l’observe de la tête au pied : il faut vraiment que tu ailles te changer. Les collants en laine comme ça et ce pull large ne font pas très… Sexy. Je veux du féminin, pas une tenue du dimanche dans le canapé. Va avec l’assistant machin là-bas, il va t’emmener. Prends n’importe quelle fringue qui te donne envie, du moment qu’on voit que tu es une femme.
 

Voir le profil de l'utilisateur
❝ Invité ❞
Invité
Lun 14 Mai - 18:23
Si l’on m’avait demandé comment je me sentais à cet instant… c’était sans aucune hésitation que j’aurais répondu « eh bien, cher ami… comme un éléphant dans un aquarium. » je me demandais bien quelle décision foireuse j’avais prise, pour arriver là, comme un cheveu sur la soupe, face à une vedette caractérielle.

Pour autant, je ne disais rien. Une petite voix intérieure me conseillait de ne pas broncher. Et puis… j’étais bien trop occupée à regarder la scène avec étonnement. J’imaginais bien, que certains pouvaient me prendre pour un ovni, ici. La petite campagnarde endimanchée, regardant avec émerveillement toute la magie d’un plateau, ça aurait presque pu en faire rêver certains… ou certaines. Et c’était ce que je pensais, au départ. Mais plus l’heure avançait, plus je sentais le coup fourré à plein nez, sans savoir pourquoi… En observant la scène, on pouvait tout de même deviner quelques détails qui n’étaient sans doute pas pour rien à ma gêne. A commencer par… la starlette occupée à engueuler son équipe et écorcher mon nom. Comme si ça allait changer quoique ce soit.

Mordant ma langue pour ne pas lui répondre et ainsi me mêler de ce qui, au fond, ne me regardait pas, j’ai souri bêtement ; un sourire tellement faux qu’à cet instant, j’ai pensé à quitter la salle pour aller prendre des cours de théâtre. Et mon tour venant, il a tenté de se calmer, ou tout du moins de se contenir, m’expliquant concrètement ce que j’allais devoir faire. A commencer par me changer. L’écoutant d’une oreille distraite, je me suis demandé s’il était aussi râleur, dans la vie que sur le plateau. Et commençant à l’imaginer dans toutes sortes de situations, à râler pour un oui pour un non, il m’a fallu un certain self-control, pour ne pas me mettre à lui rire au nez.

Et une fois avec son assistante la suivant jusqu’à ma loge, je n’ai pas pu m’empêcher de demander :

-Eh bien… il est toujours comme ça ?


N’ayant pas de réponse directe -elle se contenta d’hausser les épaules-, j’ai pris le parti de voir par moi même. Peut être était il tout simplement stressé, ou agacé : les journées de merde n’arrivaient pas qu’aux autres, il avait probablement ses raisons.

Cherchant dans la garde robe mise à disposition, j’ai fini par dégoter la tenue idéale : féminine, et qui ne me bloquerait pas dans mes mouvement. Cette robe était parfaite. Restait à voir si elle allait plaire à Ryan, dont je m’étais promis d’écorcher moi aussi le prénom, pas par méchanceté, mais par moquerie bienveillante. Et si ça ne passait pas… Alors tant pis pour lui, ça me conforterait tout simplement dans mon idée…

Une fois habillée, maquillée et coiffée, je suis retournée sur le plateau. M’approchant de la superstar, j’ai lancé d’un ton amusé :

- Alors… c’est assez sexy pour vous « Sofyan ? » très belle veste, par ailleurs. On voit bien que vous êtes un homme, c’est parfait !

Espérant qu’il comprenne ma plaisanterie -bien que très douteuse-, je suis restée campée devant lui, consciente d’y aller un peu fort. Sans aucun regret, il l’avait cherché. Pour le moment, j’attendais surtout qu’on me donne des indications quant au reste du déroulement des opérations...
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Modo ϕ And then we go back, this is the moment tonight is the night
Nombre de message : 187
Age : 30
Date de naissance : 19/06/1988
Date d'inscription : 29/01/2018
Emploi/loisirs : Auteur Compositeur Interprète
Habitation : Albuquerque
Célébrité choisie : Macklemore
Multicomptes : Tom Glisson
Mer 23 Mai - 19:54
Shut up & Dance with me !
Enola & Ryan
« Quand la vie te chie dessus jusqu’à la noyade, t’en trouves l’origine dans une décision bien foireuse : celle de prendre l’aller simple dans le trou des chiottes ». Wade Wilson, philosophe américain, XXIè siècle. Cette très célèbre citation résume parfaitement le début de ma journée. Non seulement je me suis levé à l’heure où je me couche habituellement, mais en plus, Laura n’a pas remis le lait au frigo après s’en être servi pour son p’tit déj. Qu’est-ce que je déteste quand elle fait ça ! Résultat, qui se tape le lait tiède pour manger ses céréales ? MOI ! Du lait tiède, merde ! C’est sûrement la chose la plus horrible du monde. Et puis je n’allais pas mettre des glaçons, parce que le mélange eau/lait, trop peu pour moi. Du coup, je n’ai pas déjeuné mes Crunch. J’ai dû passer au McCafé pour prendre des croissants et un double macchiato. Quelle vie de misère.

Enora revient après s’être changée, comme je lui ai suggéré. Ou ordonné, selon le point de vue. Elle est beaucoup mieux ainsi. Féminine, élégante et surtout, le plus important : gracieuse. Tout ce qu’il me faut pour mon clip. Je suis sur le point de lui pardonner d’être arrivée en avance, mais la pique qu’elle me lance me fait revenir sur ma décision. Comment tu m’as appelé ? Sofyan ? Tu te fous de moi j’espère ?! Tu ne me connais donc pas, moi, Ryan Haggerty ? A moins qu’elle ne le fasse exprès… Mais à ce que je sache, je ne l’appelle pas Granola moi. Je ne m’en suis tenu qu’à son vrai prénom : Enora. Enfin bref, passons. Je reste sur mon idée que c’est une blague. Je suis prêt à lui pardonner une seconde fois en quelques secondes quand elle me balance la remarque qui tue sur ma veste : Quoi ? Qu’est-ce qu’elle a ma veste ? Elle est très bien cette veste ! C’est de la vraie fourrure de renard synthétique ! dis-je, les joues rosies par la vexation.

Et puis qu’insinue-t-elle par « On voit bien que vous êtes un homme ? » Évidemment que je suis un homme. Ça se voit non ? Et encore, là je suis habillé ! Nu, ça se voit beaucoup plus ! Enfin bref, je décide de zapper le débat sur ma virilité et parler de choses beaucoup plus sérieuses. Oui oui, je connais ce mot. Maintenant qu’Enora est apprêtée, ne reste plus qu’à voir comment elle danse. Bien j’espère. Ma directrice de casting m’a dit qu’elle avait un superbe niveau. Nous verrons ça dans quelques minutes. J’enfile mon costume de metteur en scène et aboie mes premières directives : Alors, Jacky, allume la caméra. Michelle, lance le playback. Ensuite… Euh… Marilyn, vient me faire une petite retouche maquillage. Quant à toi, Enora, tu vas te mettre au niveau de la barre que Sean va t’apporter. Tu fais comme tu sais faire. Tu as le droit d’improviser, du moment que c’est bien. Il faut juste que ce soit énergique, si tu peux faire ça. Plus que tout de suite, je veux dire.

Voir le profil de l'utilisateur

_________________
❝ Invité ❞
Invité
Mer 13 Juin - 22:52

Moi qui espérais passer une bonne journée, me disant que cette expérience serait quelque chose d’incroyable, j’aurais presque pu être déçue, si je n’avais pas décidé que rien ne pourrait entraver ma bonne humeur. Je n’arrivais pas à déterminer si ce cher monsieur Haggerty avait ce caractère à la base, ou s’il était simplement dans le rush, à l’image d’un chef, dans son restaurant cinq étoiles, dirigeant d’une main de maître ses commis de cuisine, remettant sa réputation en jeu à chaque plat envoyé en salle. Mais bon sang… si certains imposaient le respect, lui, déclenchait en moi l’envie de ma main s’écrasant sur sa joue, sans ménagement aucun. Peut être alors, qu’il découvrirait ce mystère incroyable de la physique : il n’y avaient pas que les bonbons, qui pouvaient faire tomber les dents…  Enfin, ça, ce serait bien évidement si je savais me battre. J’avais beau avoir envie, parfois, mais bien souvent, mes mouvements anarchiques rappelaient étrangement un harlem shake des plus étonnants, ou une crise d’épilepsie, selon le point de vue que l’on décidait d’adopter...

Une fois changée, j’ai repris le chemin du plateau, tentant de faire abstraction de tout ce à quoi je venais d’assister. Mettre mon exaspération de côté était nécessaire, pour que tout se déroule au mieux. Cependant, je n’ai pas pu m’empêcher de lui lancer deux trois tacles bien sentis. Polis, mais dont l’idée passait bien, si il connectait trois seconde ses neurones. Ce dont je l’imaginais capable. Enfin j’espérais. Exaspérant n’était pas synonyme de stupide après tout.

- Hm… non ? j’ai dit « Michigan. » j’en suis originaire. Il pleut souvent là-bas. Vous y êtes déjà allé, monsieur Azerty ?

Un sourire taquin se dessina sur mon visage. Pas sûre que cette blague ne lui plaise. Pourtant, moi, elle me faisait bien rire. Je jubilais intérieurement. Bien évidemment, j’étais consciente d’être une véritable garce, à cet instant précis. Mais c’était de bonne guerre. Et puis, son égo s’en remettrait, de toutes façons.
Le voyant piqué au vif par ma remarque sur sa veste, et sur tout le reste, d’ailleurs, allant jusqu’à  se sentir obligé de me dire que « ça se voyait encore plus quand il était nu », j’ai hoché la tête sans rien ajouter de plus d’un air peu convaincu :

- Hmhm. Vous avez raison, je n’en doute pas. Bon, on y va ?


Observant avec attention le jeune homme donnant ses directives, j’ai laissé mon masque de petite garce des bacs à sable aux vestiaires : ce n’était plus le moment de jouer, et même si je commençais à prendre goût à ces taquineries… je me remettait dans le rôle que je remplissais le mieux : j’allais danser, lui montrer de quoi j’étais capable. Prenant quelques secondes pour me concentrer, j’ai inspiré plusieurs fois, comme lors de mes compétitions diverses. Et une fois prête, j’ai hoché la tête en entendant sa demande. Il voulait de l’énergique, il en aurait ! Et attendant que l’on m’apporte ladite barre, j’ai réfléchi aux enchaînements que j’allais pouvoir effectuer., réalisant quelques échauffements rapides...

Quand tout fut prêt j’ai pris place et ai commencé à danser, sur la musique qu’ils venaient de lancer, lançant quelques regards imperceptibles vers Ryan, tentant de déterminer une quelconque réaction sur son visage.
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Modo ϕ And then we go back, this is the moment tonight is the night
Nombre de message : 187
Age : 30
Date de naissance : 19/06/1988
Date d'inscription : 29/01/2018
Emploi/loisirs : Auteur Compositeur Interprète
Habitation : Albuquerque
Célébrité choisie : Macklemore
Multicomptes : Tom Glisson
Dim 24 Juin - 18:12
Shut up & Dance with me !
Enola & Ryan
Michigan ? Mais bien sûr ! Elle se fout littéralement de moi. Personne ne vient du Michigan ! A part la pluie et les lacs, il n’y a rien du tout là-bas ! Des champs de patates et de betteraves aussi, mais franchement, s’il y a bien un Etat où je n’irai jamais, c’est bien dans le Michigan ! En revanche, sa réflexion suivante, je fais comme si je n’avais rien entendu. Ce qui est presque le cas, en soi. Si vous saviez le nombre de fois où on m’a appelé Azerty, dans ma vie… Tellement qu’aujourd’hui, je ne l’entends plus, ça ne m’affecte plus. D’ailleurs, est-ce que cela m’a déjà affecté ? Non, je n’en ai pas le souvenir. Sauf peut-être au collège, quand c’est venu de cet enfoiré de Jack. Mais il n’a jamais plus eu l’occasion de le faire ! hehehe.

En tout cas, nous avons perdu assez de temps pour aujourd’hui et il est vraiment l’heure de se mettre au travail. En même temps, si tout le monde n’était pas arrivé en avance… Une fois les dernières directives données, je vais m’assoir dans un fauteuil que j’ai fait installer, en espérant que chacun sache ce qu’il a à faire. J’empoigne ma télécommande qui me permet de contrôler la musique, et tout le monde se met en ordre de marche.

- Allez, on y va ! Il faut que le tournage soit bouclé pour ce soir ! J’ai un rendez-vous romantique avec ma future femme, et je compte bien y aller l’esprit libéré !

Pendant ce temps, je prends mon téléphone et ouvre Twitter. Je checke les tendances du jour. #Trump #KimJongUn #TrumpKim #Daesh #Terrorism… Wouah ! Ça craint les infos aujourd’hui. Entre la rencontre entre un dictateur et un qui souhaite le devenir, puis encore un attentat je n’sais où, ça ne donne pas envie de se lever le matin… Je ferme Twitter pour ouvrir Instagram. Là, au moins, j’aurai des images bien plus positives que toutes ses nouvelles. Sauf que je tombe toujours sur les mêmes photos : des animaux, de la bouffe, et des meufs portant des vêtements dont elles font la pub. Rien de vraiment intéressant, en somme.

Je suis en train de regarder le profil de la sublime Gal Gadot lorsque je perçois le silence. Je relève la tête de mon téléphone, et je constate que tous les regards sont tournés dans ma direction. La musique s’est arrêtée. J’en viens à la conclusion que le premier jet est terminé et qu’on attend soit mon avis, soit mes ordres.

- Hum, reprenez depuis le début, avec plus d’engouement, de fraîcheur. Faut qu’on voit que vous vous amusez !

En vrai, je n’ai pas regardé une seule seconde ce qui s’était passé autour de moi durant les quatre dernières minutes. Mais en connaissance de cause, je sais pertinemment que la première prise n’est jamais concluante. Ils entament donc la seconde prise, que je regarde, cette fois-ci. Je dois avouer qu’Enora danse plutôt bien. En revanche, je ne ressens pas ce que j’attends lorsqu’elle exécute ses mouvements. Je me lève de mon fauteuil pour enfiler ma casquette de chef suprême, incontesté et incontestable.

- Stop, stop, stop ! Coupez ! Enora, s’il te plaît, j’aime beaucoup ce que tu fais, mais j’aimerais moins de retenu dans tes mouvements. Sors des schémas du classique et amuse-toi ! Fais la fête. Fais comme si tu quittais un cours de danse intensif et que tu pouvais enfin exulter.

J’enjoins tout le monde à reprendre pour une troisième prise.

Voir le profil de l'utilisateur

_________________
❝ Invité ❞
Invité
Mar 26 Juin - 15:47
A l’entendre nous expliquer qu’il fallait absolument tout boucler avant la fin de la journée, j’ai réprimé un rire. Il avait été en retard et exigeait qu’on fasse des miracles ? Bon sang, on était pas sortis de l’auberge. Enfin. Comme si de rien n’était, je me suis contentée de faire ce qu’on me demandait, attendant le début de la musique. Et une fois les derniers réglages effectués, je me suis mise à danser, concentrée comme jamais. Je voulais montrer de quoi j’étais capable. Bien évidemment, je n’étais pas du genre à vouloir absolument épater la galerie, mais pourtant… c’était le moment où jamais. Ce clip, s’il était réussi, permettrait peut être un peu plus de visibilité non seulement pour l’école de laquelle je venais, mais également pour moi. Je ne pouvais pas me permettre de faire n’importe quoi. Bon, il était vrai, j’étais partie sur de mauvaises bases avec Ryan. Mais j’avais beau être une garce lorsque ça me prenait, on ne pourrait pourtant pas m’enlever mon professionnalisme : chaque fois que je dansais, je dansais comme si je jouais ma vie… et cette fois n’était pas une exception.


Pourtant, j’étais bien consciente que la première fois ne pouvait pas être la meilleure. Et heureusement, d’ailleurs. Et concentrée sur les pas que je réalisais, j’écoutais la musique, afin de caler mes mouvements sur celle-ci. Haggerty pouvait beau avoir l’air d’être un enquiquineur professionnel, voir peut être même l’empereur des casse-noisettes, j’avais toujours adoré sa musique. Et celle-ci envoyait du lourd, comme ses aînées. Bon sang, je voyais déjà ça comme le tube de l’été. Le truc qui passe en boucle à la radio, dans les supermarchés, les boîtes et les bars. Le son dont certains ne savent plus se passer, et que d’autres, lassés par tant de matraquage radiophonique, rêveraient de voir parti en fumée…

Ce n’est qu’à la fin du morceau que je me suis décidée : le classique, ça allait bien cinq minutes, ce n’était pourtant pas avec ça que j’allais faire des miracles. J’ai d’ailleurs acquiescé à sa remarque. Sur ce coup, il n’avait pas tout à fait tort : j’étais restée dans ces enchaînements que je répétais tous les jours, inlassablement, sans même me demander si ça pouvait le faire. Cela pouvait sans aucun doute être très beau, mais aux yeux de certains, cela pouvait sembler terne, morne. Tout le contraire de ce que j’étais censée faire passer ici…

A ses explications, j’ai souri, replaçant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille, me replaçant à l’endroit où tout devait commencer… J’ai pris une grande inspiration, me coupant mentalement de toute distraction extérieure, et lorsque la musique a repris, j’ai envoyé tout ce que je pouvais, me transformant en véritable tornade, mélangeant quelques pas de classiques à certains pas de modern jazz, ou d’autres danses que j’avais pu apprendre durant les dix dernières années… Bien évidemment, j’essayais que tout cela soit cohérent : le but n’était pas de simuler une crise d’épilepsie, mais bien d’en mettre plein la vue, d’avoir un rendu qui claque. Et j’étais bien déterminée à y parvenir, même si ça impliquait de me jeter sur la bonbonne d’eau située près de la porte, dès que la musique aurait restitué sa dernière note...
❝ Contenu sponsorisé ❞
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Ryan Roxie
» Ryan "Ryknow" Martinie
» Ryan Leslie - Transition
» Ryan Adams
» Article sur Kevin Ryan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: