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Event n°2: Tom & Alex

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Lun 23 Avr - 22:47
Pas d'omelette sans casser des oeufs
Tom & Alex
Pâques sans chocolat ? inconcevable ! pourtant, n'ayant pas le temps ou tout simplement une mémoire des dates tout ce qu'il y a de plus discutable, vous n'avez pas encore ces confiseries si incontournables.Vous vous dirigez tranquillement dans les rayons du supermarché, confiant quant à l'issue de votre expédition, quand soudain... vous vous stoppez net. Il est là. Imposant, magnifique, brillant de mille feux, et cette odeur chocolatée vous fait tomber sous le charme en deux temps trois mouvements. L'Oeuf en chocolat de votre vie, celui avec lequel vous allez vous faire péter l'estomac.

Et tout aurait pu se dérouler sans accroc, s'il n'y avait pas eu un concurrent de taille. Peu importe que l'enjeu puisse être, d'un point de vue objectif, totalement ridicule. Cet oeuf, vous le voulez, et vous l'aurez... ou peut être pas !
©️ FRIMELDA

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Tom Glisson
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Dim 29 Avr - 18:36
Pas d’omelette sans casser des œufs
Alex & Tom
Voilà maintenant 4 mois que la nouvelle année a commencé. 4 mois pendant lesquelles je me suis consacré pleinement à mon travail. Je passe l’essentiel de mes journées dans le noir, assis sur mon canapé, à visionner des matchs de jeunes. Je ne vois pas beaucoup le jour, c’est sûr. Cependant, Pâques arrive et une occasion de renouer avec le monde extérieur s’offre à moi. En effet, j’ai reçu il y a trois jours un appel de mon frère qui m’a proposé de passer les fêtes ensemble. Je lui ai alors répondu qu’il est toujours le bienvenu chez moi et qu’il peut même amener sa fille (ma filleule) avec lui. Emma a 4 ans et c’est une magnifique princesse. Si elle et son père viennent pour Pâques, il me faut trouver des chocolats. Personne n’étant catholique dans notre famille (pour guérir de ma maladie, j’ai préféré me tourner vers elle plutôt que Dieu), personne ne fête jamais Pâques. Mais depuis que la petite est là, c’est différent.

En prévision du week-end, je dois donc me mettre en quête de chocolat. Quelque chose qui a de quoi faire rêver la petite Emma. Je décide donc de me bouger les fesses et d’aller faire un tour au Corona Center. J’enfile un sweat gris à capuche et un jean de la même couleur dans une nuance plus foncée et je file au centre commercial. J’ai mal choisi mon jour. J’ai oublié qu’on était samedi. Je suis face à une ribambelle d’enfants tous plus excités les uns que les autres, accompagnés de parents tout aussi stressés. Génial grommelé-je. J’aime les enfants, mais un seul à la fois… Et pas ceux des autres. J’investis donc le magasin avec la volonté d’en ressortir le plus vite possible. Je file directement vers le rayon chocolat. Les magasiniers ont mis le paquet. Il y a des chocolats à perte de vue, avec une présence beaucoup plus marquée de Kinder et Nestlé.

Je suis face à un paradis de chocolat. Même pour quelqu’un comme moi qui n’en mange jamais, je commence presque par être tenter… Alors imaginer un enfant dans ce rayon… On peut voir des emballages de toutes les couleurs se mélanger : des rouges, des jaunes, des verts, des bleus. C’est là que je me rends compte qu’encore une fois, le commercial a pris le dessus sur la religion. Je commence à avancer dans le rayon quand je l’aperçois : immense, brillant d’or, merveilleux, unique. C’est l’œuf de Pâques par excellence. Celui dont tout le monde rêve. Il me le faut. Pour Emma. Je serai un héros à ses yeux si je pouvais lui ramener. Je m’avance donc dans sa direction. En m’approchant, je constate qu’un homme se trouve derrière et le regarde avec des yeux plein de convoitise. Attention Monsieur, vous allez le faire fondre à force de le regarder avec tant d’insistance. Et puis il n’est plus à vendre : Je le prends !

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Lun 14 Mai - 2:10
Il y avait des jours comme ça. De ceux qui, dès le matin, vous chient dessus sans ménagement. Tout avait commencé dès le réveil. A peine avais-je mis un pied au sol, que… merde. Mais… mais qu’est ce que c’était que ça ? Ouvrant de grands yeux, je constatais avec effroi que mon carrelage était trempé. Pourquoi ? Comment ? Eh bien … j’avais tout simplement oublié de fermer la fenêtre, au moment de m’endormir… Le miracle étant tout de même que la pluie ne m’aie pas réveillé : pour que ma piaule soit dans un tel état, il fallait quand même qu’il eut flotté comme jamais.

Pestant contre mon imbécillité, ma cervelle de moineau -appelez ça comme vous voulez, le résultat resterait de toutes façons le même-, j’ai pataugé dans la flotte, jusqu’à atteindre ma cuisine. Hurlant à qui mieux mieux, j’ai empoigné ma serpillière, passant un temps incroyable à nettoyer tout ce bordel. Mes bouquins étaient ruinés, mes meubles ne faisaient pas les fiers. Eh merde. Le travail de toute une vie réduit à néant.

Dégoûté, j’ai décidé d’aller avaler un petit dej’, malgré cette mauvaise expérience, relativisant comme je le pouvais… Et attendant patiemment que mon café ne passe, j’ai décidé d’aller me préparer… avant de réaliser que les seuls vêtements propres qui me restaient étaient à présent trempés, dans un coin de ma piaule, où j’avais pour habitude de mettre mes affaires le jour pour le lendemain. BORDEL. J’allais donc devoir rester en jog’ taché, t-shirt troué et vieille veste à capuche. Le véritable petit clodo par excellence.

Furieux contre le karma, j’ai enfilé lesdites affaires dignes du plus beau des défilés de mode, avant de repartir tout droit vers la cuisine, où je me jetais sur la cafetière, que j’engloutissais dans son intégralité. Et afin de me calmer, je pris le parti d’aller faire un tour au centre commercial, sans grande conviction, histoire de me changer les idées, voir même, peut être, trouver une idée de génie qui sauverait mes affaires trempées…

Faisant le tour des gondoles, mon esprit vagabondait. Je ne pensais d’ailleurs quasiment plus au chaos dans lequel j’avais laissé ma baraque. Avec le recul, je me demandais même si c’était aussi grave que ça… Quand soudain, je me suis stoppé, net. Un œuf en chocolat comme j’en avais rarement vus. Le dernier d’une longue lignée, trônant fièrement sur son étagère. Bien décidé de m’en accaparer,  je me suis senti comme un enfant à qui l’on aurait chouré sa sucette, lorsqu’un autre type, sorti de je ne savais où, m’a arraché à ma douce rêverie :

- Wowowowo ! Vous voyez bien, que je vais le prendre. Pourquoi ne pas vous diriger vers… OH MON DIEU ! ADRIANA KAREMBEU, JUSTE DERRIERE VOUS !

Priant pour que ma diversion totalement nulle marche, j’ai rapidement avancé, attrapant de justesse mon précieux. J’allais enfin pouvoir prendre la poudre d’escampette...
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Tom Glisson
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Jeu 17 Mai - 22:41
Pas d’omelette sans casser des œufs
Alex & Tom
Mais il arrive d’où ce mec ? Non seulement il est sapé comme jamais, ou plutôt jamais je ne me saperai comme lui, mais en plus il a cru s’approprier mon œuf comme ça. Il est fou ! Non seulement je suis arrivé avant (genre 2 secondes d’avance, ce n’est quand même pas rien), mais en plus, j’en ai vraiment besoin. Je serais Dieu auprès de ma filleule si je pouvais lui ramener cet œuf gigantesque. Cela fait tellement longtemps que je ne l’ai pas vu… Elle a du tellement grandir depuis… Elle me manque cette princesse. Le plus dur, dans ma nouvelle vie, c’est l’éloignement de mes proches. Que mon frère vienne chez moi m’emplit le cœur de joie, et je veux que ce soit une petite fête. Malheureusement, nos parents sont en vacances en Australie et ne seront donc pas présents. Tant pis, en petit comité, c’est bien aussi.

Quoiqu’il en soit, cet individu sale et malodorant (oui oui, je peux le sentir de là où je suis (d’ailleurs, je crois même que je l’ai reniflé avant même de rentrer dans le magasin. Je pensais que ça venait de l’étalage « poisson frais », mais je me suis visiblement trompé)) veut gâcher ma belle surprise. Pas question que je le laisse faire. Pourtant, c’est lui qui ouvre les hostilités avec une tentative pour me faire regarder ailleurs. Sauf que le souci, c’est que je me contrefiche de ce qu’il me dit, car je ne sais même pas de qui il parle ! Adrienne Who ? Suis-je censé connaître cette personne ? Apparemment, oui. Euh, je suis désolé, mais je ne connais pas d’Adrienne Carambar. C’est qui ? Une caissière ? C’est quand même petit comme tentative. Petit et puéril. Autant que le fameux « Oh regardez un éléphant rose » ! En tout cas, je vois net dans son jeu maintenant. Il veut m’éloigner du but que nous avons maintenant en commun.

C’est à mon tour de dégainer :  Alors écoutez-moi bien, cher monsieur. Premièrement, je suis prem’s. Deuxièmement, tu ferais mieux de garder tes sous pour t’acheter des vêtements. Ou un minimum de la lessive. Je m’approche de lui pour accompagner mes propos à l’aide d’images, au cas où il soit un peu bêbête. Je me mets en apnée et lui montre du doigt le rayon au fond du magasin. Regarde, tu vois là-bas, tu peux y aller. N’aies pas peur. C’est peut-être « Rendez-vous en terre inconnue » pour toi, mais tu verras, y a plein de produits qui sentent bon. Ça s’appelle de la lessive. Je lui indique également que le rayon de derrière regorge de déodorant et autres parfums en tout genre.

Bon, là, j’avoue, je suis en mode gros connard : activé. Mais merde, à la guerre comme à la guerre. J’essaie de me battre avec les armes que j’ai sous la main. Ce ne sont peut-être pas les plus loyales, mais ce sont les seules que j’ai. Je ne vais quand même pas lui taper dessus. Surtout pour du chocolat. De toute façon, je n’aime pas me battre. Et je ne me battrai sûrement plus de toute ma vie. La correction reçue pour avoir défendu Enola est encore bien trop fraîche dans ma mémoire. Et si mon médecin me revoit dans le même état, là c’est lui qui me tue. Hippocrate ou pas Hippocrate.

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Ven 1 Juin - 23:25
Ce que pouvait penser ce mec,j’en avais pas grand-chose à carrer. Tout comme lui vis à vis de moi, j’imagine. Peut être que dans une autre dimension, ou, plus simplement : d’autres circonstances, on aurait pu être potes. Là ? c’est chacun pour soi. J’ai besoin de cet œuf. Caprice d’enfant d’un mec de 36 ans, si on m’avait demandé, j’aurais pu vous affirmer que je n’avais aucune honte !

En parlant de honte… le type en face de moi aurait du se sentir mal. Non mais, de quel droit me parlait il de lessive, lui et ses tâches de boue sur ses bas de pantalon ? À croire qu’il avait fait du cross, ou choisi la promenade la plus boueuse de toute la ville. Un record. Enfin, j’ai décidé de ne rien dire. J’avais peut-être une allure de clodo, j’étais avant tout un gentleman dans l’âme en toute circonstance.

Soupirant un coup, ma main est venue glisser sur ma joue, déformant quelques micro secondes mon visage fatigué ;

- Ouais, c’est ça, c’est la caissière.


Son manque de culture me sidérait. Pourtant, fallait pas être sorti de la cuisse de Jupiter, pour la connaître. Cette nana était partout. Et en plus de ça, elle avait une sacrée paire de… de… neurones. Ahem, ouais, c’est ça. Si on partait du principe qu’elle était physiquement intelligente, bien évidemment… Enfin soit. Tant pis pour lui, on n’allait pas le refaire… et tant mieux : deux personnes comme cet homme seraient bien trop fatigantes pour moi, j’avais déjà du mal à en supporter un seul ! De quel droit s’autoproclammait il preums ?  Dans quel monde fallait il gueuler « fiiiiiirst ! » comme dans la section commentaires de youtube, pour que quelque chose nous appartienne ? Non. Franchement, j’étais totalement exaspéré, j’avais hâte de rentrer chez moi, espérant d’ailleurs que mon appart serait sec à mon retour… putain de dégât des eaux.

- J’ai peut être pas de lessive, comme tu le dis si bien, mais mon avantage visible par rapport à toi, est de savoir compter jusqu’à… j’ai commencé un rapide décompte dans ma tête 1...2… TROIS ! d’un geste lest et précis, je me suis saisi de l’oeuf, avant d’ajouter en partant : t’en fais pas, vas ! Profites-en pour t’acheter un cahier de vacances !

J’étais peut être un connard, mais un connard heureux. J’avais obtenu ce que je voulais, plus facilement que ce que je pensais. Il ne me restait plus qu’à arriver jusqu’à la caisse à l’autre bout du supermarché… priant pour que mon rival ne me mette pas de bâtons dans les roues...
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Tom Glisson
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Jeu 7 Juin - 19:49
Pas d’omelette sans casser des œufs
Alex & Tom
A la réflexion, je trouve que j’ai été un peu méchant avec lui. On ne dit pas à une personne qu’elle est crasseuse (même si c’est la vérité). Maman et papa ne m’ont pas élevé comme ça. Comme quoi, la compétition fait parfois ressortir les mauvais côtés des personnes. Mais il faut me comprendre : que vais-je dire à ma petite princesse si je ne lui ramène pas cet œuf de concours ? Non, il me le faut coûte que coûte. Sauf que j’ai à faire à un petit futé. Vif comme l’éclair, il se saisit de l’œuf à bout de bras (il fait quand même 1m50 le bébé !) et détale aussi vite que lui permet l’œuf. Surpris, je m’élance à sa poursuite avec quelques secondes de retard. Si vous êtes fan de sport automobile, vous devez parfaitement savoir que la moindre petite seconde peut être décisive dans la quête pour la victoire.

Manque de chance, le bougre connaît bien mieux le magasin que moi. En effet, je n’ai pas eu beaucoup l’occasion d’y venir depuis mon arrivée à Albuquerque. En bon feignant que je suis, je me contente en général de passer commande sur le drive et vient récupérer mes courses à l’extérieur. Les seuls fois où je rentre dans le magasin, c’est parce que ces imbéciles ont oublié un article. La plus grosse galère du monde ! Tu fais le drive pour ne pas avoir à entrer dans le magasin pour au final… aller au magasin ! Enfin bref, c’était mon quart d’heure ronchon. Je poursuis donc l’énergumène dans le magasin, le gaillard essayant de me semer en empruntant différents rayons. Heureusement que je possède une bonne condition physique, sinon il serait parti depuis longtemps déjà. Nous passons dans le rayon « lingerie féminine ». Je reçois en plein visage un soutien-gorge envoyé par le grand brun, ce qui fait que je le perds de vue pendant quelques instants. Heureusement que je peux le suivre à l’odeur…

C’est alors qu’au bout d’un énième rayon, je vois toute la scène se passer : un gamin dans un caddie s’amuse à tendre la main pour faire tomber ce qu’il y a dans le rayon. Il fait alors tomber une bouteille d’huile végétale qui explose en tombant. Le chassé n’a pas le temps de réagir et glisse sur la plaque d’huile. Son corps part en arrière et, agitant les bras pour rétablir son équilibre, il ne peut faire autrement que de lâcher l’œuf. Flairant le coup, j’avais eu le temps de m’approcher et, dans un dernier sprint et tel un acteur de film d’action, je saute par-dessus la flaque d’huiles, bras tendus, et, faisant appel à tous mes anciens réflexes de joueur de baseball, je récupère l’œuf en chocolat. J’atteris souplement et le temps de lui lancer un « oups, j’espère que tu ne t’ai pas fait mal ! » et je repars vers la gauche, en direction des caisses. A peine une dizaine de pas plus loin, je m’arrête et m’interroge : Mais où sont les caisses ?


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❝ Invité ❞
Invité
Dim 17 Juin - 15:22
Plus le temps passait, plus l’envie de lui mettre un coup de boule me titillait. Non mais sans rire, pour qui il se prenait, ce type, avec sa tête de fils à papa et son sourire bright ? Il pensait sans doute pouvoir me dérober mon dû d’un coup d’un seul, avec son numéro de pub pour dentifrice ?

J’avais conscience, de ne pas avoir la tronche du mec propre sur lui, particulièrement aujourd’hui. D’ailleurs, je dénotais sans doute, dans ce paysage où les gens commençant leur journée, bien propres sur eux, faisaient deux trois courses, avant de partir travailler… En me voyant dans un tel accoutrement, on aurait sincèrement pu penser que je venais de prendre la poudre d’escampette, alors que le personnel de l’asile dans lequel j’étais enfermé avait décidé de faire sa pause. C’était en tous cas la seule explication possible qui me venait à l’esprit, lorsque je voyais les regards insistants des quidams. Je soupirais, excédé. Ils n’avaient jamais mal commencé une journée ? À en voir leurs regards de jugement, c’était à se demander. M’enfin. Quoi qu’il en fut… J’emmerdais prodigieusement le monde, mon œuf précieusement tenu dans mes bras.

Courant dans les rayons en espérant trouver le moyen de le semer, je trépignais. C’est qu’il me suivait de près, le bougre ! Et peu pouvaient bien importer les stratagèmes dont j’usais pour qu’il me perde de vue, j’échouais lamentablement à chaque coup, jusqu’à dans mes derniers retranchements, lui envoyer un soutien-gorge en pleine face. Après tout, si on y faisait pas attention, ça pouvait tout à fait ressembler à des lunettes ! Bonnets sur les yeux, bretelles en guise de branches, l’illusion pouvait s’avérer être troublante après quelques shots. Enfin bref.

Courant toujours comme un dératé, déambulant au hasard des rayons, la malchance fit qu’un gamin fit tomber juste devant moi un bidon d’huile végétale. Eh merde. Le résultat fut sans appel, ni une ni deux, j’ai fini à terre, m’éclatant le coccyx contre le carrelage bien trop dur et bien trop froid de ce supermarché qui prenait soudain des airs de champ de bataille. Et le temps que je me relève, l’homme, lui, avait déjà détalé comme un lapin. Pestant contre le gamin, je me suis remis à courir, espérant retrouver mon voleur de crise de foie… Que je retrouvais seulement quelques mètres plus loin, avec son air ahuri. L’air de rien, j’ai fait mine de regarder les étals, les fromages dans les vitrines réfrigérées, m’approchant doucement mais sûrement de lui… Je n’avais pas vraiment de plan, optant pour le feeling. Y aller au talent, parfois, il n’y avait que ça de vrai. Pourtant, je m’apparentais un peu au chat, tentant de chopper un pigeon, et finissant par mordre dans le vent… dans ce cas précis, le pigeon s’était envolé, et moi, j’avais deux dents en moins et un égo froissé, à avoir voulu mordre avec tant d’entrain…
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