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N'est pas cascadeur qui veut ! | Arizona

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Mer 16 Mai - 1:40

N'est pas cascadeur qui veut !


Ce qu’était le passé pour moi ? Un livre poussiéreux, qui ne devait plus jamais s’ouvrir, sans aucun prétexte. Il n’était là que pour que l’on puisse se souvenir des erreurs que l’on avait faites. Les regrets et les remords que l’on pouvait avoir . Bien évidemment, il regorgeait également de fabuleuses histoires que j’adorais relire, parfois, alors que le moral était au plus bas. Ça redonnait du baume au coeur, aidait à relativiser, voire même… ça donnait de la force.

Mais les souvenirs qui me revenaient, là, de ce vieux livre à l’odeur de naphtaline, étaient très différents de ceux que l’on adore se remémorer. Mia hantait mes nuits, depuis quelques temps, sans même que je puisse comprendre pourquoi. J’avais aimé cette fille comme un fou. C’était la première, j’avais seize ans. Et elle était bien partie pour être la seule. Seulement… un beau matin, elle a disparu, sans que personne ne puisse y comprendre quoique ce fut.

D’abord, j’ai cru que ses parents avaient déménagé, et que pour une raison que j’ignorais, elle ne m’avait pas averti. C’était du moins l’option la plus probable, et ce même si je n’y croyais absolument pas. J’étais resté ainsi de longs mois dans l’incompréhension, l’attente. Je n’avais rien montré à Mike, qui m’avait pris sous son aile. Dans ce gang, c’était marche ou crève. Inutile de dire que j’avais choisi la voie diplomate qui me permit de vivre… Ce n’est que quelques jours plus tard, au hasard des piles d’un marchand de journaux, que la vérité m’a éclaté en pleine figure. Mia avait été enlevée, et sans le savoir, je l’avais abandonnée. S’en sont suivis de longs mois de recherche : j’étais déterminé à la faire revenir.

Aujourd’hui… cette histoire avait des années. Et j’avais échoué. J’étais convaincu qu’ils l’avaient tuée. Après tout, pourquoi auraient ils gardé leur victime aussi longtemps ? Jamais plus je ne la reverrai . Le petit Francis en moi inconsolable, celui que j’étais à présent pas plus avancé, l’esprit rempli de pourquois, j’ai pris le parti de changer d’air, partir à l’aventure. Et quoi de mieux que les monts Sandia, pour un dépaysement à quelques kilomètres à peine de la maison ?

Une fois sur les lieux, j’ai pris une grande inspiration, profitant de la vue magnifique, lorsque, soudain, je fus bousculé par une jeune femme qui avait glissé sur un rocher. Comptant sur mes réflexes, j’ai tenté de la rattraper, sans réfléchir. D’une rapidité et d’une dextérité dont je n’étais pas peu fier, je me suis fléchi, tendant les bras, histoire d’au mieux, la rattraper contre moi, au pire… amortir sa chute.

Mission réussie.  La jeune femme arrêtée dans sa course, sa tête contre moi qui manquais de me déséquilibrer à mon tour, j’ai relâché doucement mon étreinte, tentant de récupérer mon équilibre. Et dans un sourire, un peu pris de court par la situation, j’ai lancé :

- Est-ce que tout va bien ?
 



KoalaVolant
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Mer 16 Mai - 20:08


N'EST PAS CASCADEUR QUI VEUT !  
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J'ai l'impression depuis quelques jours de respirer un air nouveau, un air qui me prouvait que désormais je pouvais refaire ma vie comme je l'avais toujours voulu. Il y a tout juste quelques semaines je venais d'être retrouvée après plus de douze ans d'absence, douze ans c'est long, mais imaginez douze ans dans une cave, sans lumière du jour, sans chauffage pour les jours plus frais, cloîtrée entre quatre murs, sans connaître l'heure, le jour, la date ni même l'année. Douze ans, c'est long, oui. Lorsque je fus débarrassée des jours forcé à l'hôpital j'étais partie directement, sans prévenir personne, ni ma famille ni mes amis, personne.

Ici, tout me semblait plus simple, je pouvais sortir de chez moi sans avoir peur du regard des gens posé sur moi, je pouvais sortir sans avoir peur de sentir une main contre ma bouche, un bras autour de moi me tirant de force dans un véhicule me conduisant tout droit en enfer. La vrai question était : Peut-on se remettre d'une chose aussi terrible ? Peut-on réussir à oublier douze longues années avec des jours plus difficile que d'autre ? Je l'ignore, en tout cas si aujourd'hui j'avais changé de lieu de vie, c'était pour essayer de tirer un trait sur mon passé, me reconstruire à mon aise.

Par ce nouveau jour, je m'étais levée dans l'optique d'explorer mon nouveau chez moi, je voulais visiter, apprendre à connaître ces lieux, prendre confiance en l'environnement et retrouver un possible contact avec des gens autour de moi. Pour être franche, je voulais prendre mon temps et je n'étais pas trop d'avis que pour me jeter dans la foule en plein centre ville, voir des gens à tout bout de champ et me faire bousculer sans arrêt. J'étais alors partie en exploration avec la nature, il devait y avoir moins de personne là-bas.

Je marchais, tranquillement, je laissais mes pieds me guider, mon instinct me conduire là où bon lui semblait. Tandis que j'avançais dans ces lieux qui m'étaient inconnu, je sentais ma pensée fuser dans tout les sens, pensant à tout ce que j'avais perdu dès l'instant où j'avais été privée de liberté contre mon gré. C'était torturant de savoir que quelque part, ma famille avait peut-être envie et besoin de me revoir, des amis peut-être avaient envie de renouer un lien avec moi ? La question qui restait sans réponse était sans doute celle qui se demandait ce qu'était devenu mon petit-ami de l'époque. Vous allez peut-être trouver ça ridicule, mais durant ces douze années, j'ai toujours espéré qu'il me retrouve, au lieu de ça ce n'était pas lui qui m'avait sorti de là, peut-être qu'en fin de compte il avait tiré un trait comme tout le monde.

Quelque chose, m'avait sortit de mes pensés, mes pieds qui ne suivait plus vraiment la cadence, il fallait dire que je pensais à tellement de choses que je ne veillais plus à voir où je mettais les pieds. C'est presque inévitablement que je glissais alors pour tomber, bousculant quelqu'un au passage. Je m'imaginais déjà les os brisé remplit de plâtre à l'hôpital, ce qui ne m'aurait pas surpris vu mon corps squelettique en vue du manque de nourriture que j'ai pu ressentir durant 12 années. Je ferme les yeux, je n'ose même pas les ouvrir à nouveau, mais j'ai pas mal et je sens quelqu'un me tenir, enfin je pense, je sens quelque chose autour de moi, j'ouvre un oeil puis l'autre avant de repousser poliment l'homme qui s'était mit à me parler. Il fallait dire que je n'étais plus trop habituée à la douceur des gens, leurs bienveillance, j'essaye alors de me contenir, de ne pas éclater en sanglot devant un homme qui ne m'avait rien fait de mal. Je souffle alors avant de redresser légèrement la tête, n'osant pas trop regarder l'homme, les derniers regard masculins que j'avais croisé étaient ceux que j'ai vu durant toutes ces années.

- Désolé c'est de ma faute. Je vais bien, vous aussi ?

Demandais-je par politesse, non je ne l'avais pas perdue durant tout ce temps, j'ai ensuite relevée la tête pour voir mon interlocuteur prenant un peu sur moi, sur mes peurs, après tout j'étais ici pour un nouveau départ alors autant affronter mes peurs.
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Jeu 17 Mai - 13:06

N'est pas cascadeur qui veut !


Depuis quelques jours, je n’aspirais qu’à une seule chose : sortir, prendre l’air. Les affaires me rendaient fou. Je travaillais d’arrache pied, et malgré l’illégalité totale de mon trafic, on ne pouvait pas m’enlever ma volonté. Oui, c’était le moins qu’on pouvait dire , j’étais totalement déterminé à continuer sur cette lancée, pour un jour devenir non pas le meilleur dresseur, encore moins le meilleur pâtissier, mais… le meilleur dans ce que je savais faire le mieux : la négociation et la procuration d’armes de toutes sortes. Du katana à l’ AK 47, il y en avait pour tous les goûts… Ce que faisaient mes clients avec ? Je ne voulais pas le savoir. Je faisais mon beurre, point barre. C’était bien assez comme ça.

J’avais donc décidé de lever le pied, profiter du soleil qui régnait en maitre dans le ciel d’Albuquerque depuis quelques jours, me déconnecter de tout moyen de communication. J’aurais bien pu rester cloîtré chez moi, pour ça. Couper téléphone, internet, et mettre la télé aux chiottes. Mais passer à côté d’un bain de soleil aurait tout de même été stupide… Paraît même que c’était bon pour la santé, de voir la lueur du jour, au moins quelques heures par semaine… C’est ma maman qui me l’a dit !

Enfin brefle. Ma destination choisie, j’ai mis en route ce vieux disque qui tournait en boucle depuis quelques temps dans mon tacot… et j’ai filé. « You’re the inspiration », disait la chanson. Et alors que je fredonnais, mes angoisses et mon surmenage semblaient peu à peu s’envoler, jusqu’à n’être plus qu’un lointain souvenir…

Quelques minutes plus tard, j’étais sur les lieux : le mont Sandia était magnifique, plus encore que dans mes souvenirs. Le reste de l’histoire, vous le connaissez. Cette jeune femme, blonde comme les blés, qui tombe dans mes bras. Bon dieu, je savais que je les faisais tomber comme des mouches, mais je ne pensais pas que ça s’appliquait également au sens propre. A partir de maintenant, il allait falloir que je fasse attention, visiblement.

Une fois certain de notre stabilité -du moins physiquement, il y avait bien longtemps que j’avais arrêté de me poser des questions quant à ma santé mentale, tant mon cerveau était dérangé !- , j’ai adressé un sourire à la jeune femme qui me repoussa doucement…

Et alors qu’elle s’excusait, une chose étrange se produisit. Des flash rapides, violents, aveuglants. Des bruits stridents. Tout se passait trop vite, bien trop vite dans ma tête, sans que je ne puisse réellement comprendre de quoi il était question. C’était quoi, le projet ? Étais-je en train de virer taré ou schizo ? Ne connaissant pas réellement la réponse, j’ai préféré ôter ces questions de mon crâne, ayant bien trop peur qu’elle soit positive. Non mais, vous m’imaginez, vous, dans un asile ? j’aurais droit à une magnifique cellule capitonnée, juste entre d’Hannibal et le fou que je croisais quotidiennement dans le métro ! Quelle horreur !

Fronçant les sourcils, j’ai adressé un sourire à la blondinette, comme si de rien n’était.

- Je vais bien, merci. Vous ne vous êtes pas fait mal ?


Et alors qu’elle relevait légèrement la tête… j’ai vu. J’ai d’abord reculé, stupéfait. Je n’en croyais pas mes yeux. C’était elle bordel. C’était elle Mia. Je l’avais cherchée des années, et j’avais fini par ne plus y croire, de peur d’avoir trop mal, si je finissais par apprendre sa mort, dont j’avais fini par me convaincre. Et aujourd’hui, elle était là, sous mes yeux, me fixant, comme une hallucination du passé, prête à me faire passer un sale quart d’heure parce que je l’avais abandonnée.

Mon coeur s’emballa et mon estomac se noua. La gorge sèche, une soudaine nausée, j’aurais sans doute pu croire que j’étais enceinte, si j’avais été une nana. Mon visage se figea, et je crus mourir. Tentant de reprendre mes esprits, j’ai soupiré, cherchant par tous les moyens l’air qui me manquait.

- Bordel de merde… est-ce que je suis fou ?!
Ai-je lancé sans vraiment comprendre ce qui se passait. C’était là tout ce que je pouvais dire. Et continuant de dévisager la jeune femme, j’ai poursuivi, incrédule :

- Mia… Mia, c’est bien toi ?!

Putain, j’en croyais pas mes yeux. J’en étais presque à me demander si… elle n’avait pas été envoyée par mon subconscient, prête à me balancer une énigme super tendax, du genre « ton coeur doit trouver sa place » avant de disparaître, et de me laisser là, comme deux ronds de flan. Et si elle était une vue de l’esprit… je ne trouvais pas ça vraiment plus rassurant, car cela voudrait dire que je parle tout seul depuis un petit moment, déjà...  



KoalaVolant
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Lun 21 Mai - 11:50


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J'ignore si il s'agissait du destin, du hasard ou tout simplement que nos deux âmes devaient se retrouver ici, maintenant. Mais en découvrant le visage du jeune homme la jeune femme cru que son coeur allait s'arrêter de battre, elle le fixa et eut un autre mouvement de recul tandis qu'il se demandait à haute voix si il était fou. Au départ, je ne savais pas trop comment réagit ou tout simplement quoi dire, je le regardait tout simplement, étais-ce vraiment lui ? Ou bien j'étais occupée de rêver, c'est bizarre de ce dire qu'on pense à quelqu'un et que dix minutes après on tombe dessus, par hasard.

Je ne peux pas vraiment décrire ce que je ressentais dans mon moi intérieur, de l'excitation, de la peur, de la peine, de la surprise, de l'angoisse ? J'ignorais vraiment ce que je ressentais sincèrement. Mais les faits étaient là et je ne pouvais pas revenir en arrière. Mon sang se glace lorsque j'entend le prénom "Mia" sortir de sa bouche, j'hésite, j'ouvre la bouche mais rien ne sort, pas un seul mot. Baissant la tête, j'ai alors fermé les yeux quelques instant pour essayer de reprendre mon calme et le contrôle de moi-même.Lorsque je m'en était sentie enfin capable de sortir quelques mots, je l'ai fixé, les yeux pétillants.

- Tu n'es pas fou, rassure toi. Puis...Maintenant ce n'est plus Mia, c'est Arizona.

Avais-je dis en le regardant, je mords alors assez nerveusement la lèvre inférieure, qui aurait cru que j'aurais retrouvé quelqu'un du passé ici ? Quelqu'un avec qui je voulait construire un futur magnifique, une vie de rêve, un avenir qui s'était brusquement vu chamboulé le soir où j'ai été enlevée. Je joue un peu nerveusement avec mes doigts avant de faire un pas vers le jeune homme, le regardant à nouveau.

- Tu...Est-ce que j'ai le droit de te prendre dans mes bras ? Je comprendrais que tu refuses.

Me suis-je risquer à demandé, je n'avais jamais plus repris quelqu'un dans mes bras depuis toutes ces années, mais là, mon coeur, mon corps et ma tête me hurlaient de le prendre dans mes bras et de le serrer contre moi, j'en avais envie et quelque part besoin.
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Jeu 24 Mai - 15:16

N'est pas cascadeur qui veut !


J’aurais pu hurler de joie, pleurer, frapper du poing sur n’importe quelle surface, quand bien même celle-ci aurait facilement pu rompre les os de ma vieille carcasse. Mes yeux refusant de se décoller du minois qu’elle avait encore plus adorable que dans mes souvenirs, mon coeur se nouait, ma gorge se serrait, comme si une force invisible tentait de m’étrangler. Prenant une bonne inspiration, j’ai regardé ailleurs quelques secondes, tentant de comprendre à nouveau ce qui se passait. De m’ancrer dans l’instant présent… et quel instant !

J’ai d’abord été surpris, qu’elle me dise avoir changé de nom. Et pourtant… après ce qu’elle avait vécu, ça pouvait se comprendre, peut être même être légitime. Je ne pouvais pas comprendre ce qu’elle ressentait, mais en revanche, je pouvais maintenant certifier qu’à partir d’aujourd’hui, elle serait en sécurité. Car si je retrouvais ces gars, qui lui avaient volé douze ans de sa vie… Je les tuerais de mes propres mains. J’en faisais la promesse.
Tentant de garder à l’esprit son nouveau nom, et surtout de m’y faire, j’ai froncé les sourcils :

- Ari… d’accord. C’est très joli.
Me suis-je contenté de répondre. En temps normal, je ne me serais certainement pas gêné de faire une blague du genre « Arizona ? Et pourquoi pas Michigan ? Ou Texas ? » non. J’étais bien trop sous le choc de cette rencontre improbable… D’ailleurs, on aurait pu me penser malade : que je perde le sens de l’humour n’était jamais arrivé, à ce jour. Et même pour moi, cette situation nouvelle était bien trop déstabilisante. Si j’étais né pour rester sérieux… ça se serait su, nan ?

Lui adressant un sourire, peinant à quitter la quatrième dimension dans laquelle j’avais l’impression de me trouver, j’ai arqué un sourcil, avant d’ouvrir mes bras, ajoutant d’un ton amusé :

- Bien évidemment… ça fait douze ans, que j’attends ce moment.


Si cela pouvait ressembler à une vanne… ce n’était pas le cas. J’avais beau avoir tenté de passer à autre chose, passer de bouches en bouches, de lits en lits, jamais je n’avais aimé quelqu’un comme j’avais aimé Mia. Et cela faisait plus de dix ans qu’elle me hantait. Parfois, je me surprenais, à lui parler, alors que j’étais seul dans mon salon. Ou bien sentir sa main sur mon épaule. Entendre sa voix, son rire. D’ailleurs, j’ai longtemps pensé que je virais schizo, jusqu’à ce que je comprenne une chose essentielle : un homme amputé peut toujours sentir le membre qu’il n’a plus. Et je sentais Mia à mes côtés. On me l’avait enlevée, et, miracle de la science, aujourd’hui, elle était de retour. Heureux de sa demande timide, j’ai fini par lui dire, d’un ton rassurant :

- Allez, viens là !

Et doucement, je l’ai prise contre moi, sans me faire prier... J’avais besoin de ça.  



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Sam 26 Mai - 17:35


N'EST PAS CASCADEUR QUI VEUT !  
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J'avais l'impression que si des gens qui ne connaissait pas notre histoire, ce qu'on vivait devait nous prendre pour des idiots ou pour un couple amoureux. C'est presque sans hésitation que Francis avait accepté que je lui offre une accolade. Une accolade qu'on semblait avoir tout les deux attendu durant toutes ces années. Une accolade dont j'ai rêvé durant toutes ces années, quand je le sentit me prendre dans mes bras c'était comme si on me libérait d'un manque, d'un poids que je portais depuis le soir où j'ai disparu. J'entoure alors mes bras autour de son cou, je peux sentir son parfum, son odeur corporelle ainsi que la chaleur que dégageait son corps.

- Tu m'as manqué, tu n'imagines pas à quel point.

Avais-je dis la voix tremblante, j'étais tellement contente que mon corps entier tremblait, en réalité je ne savais même pas quoi dire au jeune homme, j'étais ensuite rester muette durant plusieurs minutes pour profiter de cet instant. Le silence qui régnait n'était pas du tout pesant, bien au contraire, c'est un silence qui à mes yeux représentait beaucoup de choses, un silence qui nous permettait quelque part de se retrouver.

Après quelques minutes, je m'étais alors reculée, mon coeur battait si vite que je pensais qu'il finirait par me lâcher, j'observe alors le jeune homme, déposant une main sur sa joue que j'ai ensuite caresser avec mon pouce. Je ne voulais pas me morfondre, je voulais reprendre ma vie, là ou je m'étais arrêter.

- Regarde toi, tu as tellement grandit, tu es devenu trop mignon.

Je me recule d'un pas, puis d'un second pour le contempler de haut en bas, affichant un léger sourire, je me gratte ensuite l'arrière de ma tête. La question qui me brûle les lèvres me gène un peux, je ne sais pas trop comment la poser, je le regarde alors un peu gênée.

- Je...Comment tu vas ? Depuis toutes ces années, qu'est-ce que tu me racontes de beau ? As-tu trouvé la femme de ta vie ? Des enfants peut-être ?

Oups, c'est sortit tout seul. Je me sens un peu ridicule, comment on peut être heureux après avoir soudainement perdu la personne dont on était amoureux ? Pour ma part j'avais passer les pires années de ma vie, mais qui sait, peut-être que Francis lui avait vécu de jolies choses.

- Je peux t'inviter à manger quelque chose ou boire un verre chez moi ou bien en ville ?


Demandais-je la brune en souriant en regardant le jeune homme en attendant une réponse à son invitation, bien décidé à ne plus le perdre maintenant qu'elle venait de le retrouver.

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Lun 28 Mai - 16:09

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Serrant Mia dans mes bras, j’avais le sentiment que tout redevenait comme avant. Qu’on me rendait une partie de moi qu’on m’avait arrachée, cherchée contre vents et marrées, mais que, malgré tous les efforts fournis, je m’étais résigné à avoir perdue à tout jamais.

Je ne pouvais plus me résoudre à la lâcher. Son parfum, sa chaleur, sa douceur, je vivais à nouveau l’histoire qui s’était subitement arrêtée sans qu’on m’aie laissé comprendre pourquoi…
Nous n’étions pas seuls, à l’endroit où nous étions. Pourtant, les gens auraient pu nous regarder avec insistance, sourire en coin, ou faire des remarques en tous genres, cela m’était bien égal. Je me foutais du qu’en dira-t-on, trop occupé à me souvenir. Les paupières closes, se jouaient de drôles de scènes dans ma mémoire. Revenu quelques années plus tôt, à sa disparition, je pouvais me voir, adolescent. Hurlant, tempêtant, cherchant par monts et par vaux. Chaque détail me revenait comme si nos retrouvailles n’avaient été qu’un coup de pied dans la fourmilière.

Je pouvais sentir chaque parcelle de mon être se déchirer, et malgré l’effondrement que j’avais l’impression de subir, je sentais pourtant une force grandir en moi. Je n’en revenais pas. J’avais tant pleuré autrefois, espérant que ces larmes finiraient par éteindre le feu qui consumait chacune de mes pensées, que je m’étais persuadé qu’elle ne reviendrait pas. Pour pouvoir avancer, je n’avais pas eu le choix… Même si au fond, je n’avais jamais réussi à faire ce deuil, convaincu que j’avais quelque chose à me reprocher, dans cette histoire : j’aurais du être avec elle, le soir de sa disparition. Souvent, j’avais rêvé d’elle. Je la serrais dans mes bras, m’excusais de toutes les horreurs du monde… mais elle m’échappait. Combien de fois m’étais-je réveillé le souffle coupé, hanté par cet échec ? Et aujourd’hui… j’avais enfin ma chance de lui dire ce qui m’avait rongé durant tout ce temps.

- J’aurais dû être là. Tout est de ma faute. J’suis désolé.


Ma gorge était serrée, les mots devinrent de plus en plus difficiles à sortir. Les yeux mouillés, j’ai détourné le regard refusant de pleurer devant la blondinette, fierté masculine obligeant. Dans un sourire, j’ai adressé un regard amusé à la jeune femme :

- Je te retourne le compliment… tu es magnifique.

Ecoutant ses questions, j’ai réfléchi un court instant. J’avais à la fois des tas de choses à lui dire, et rien. Après tout, je ne pouvais pas lui faire part de mon ascension dans le trafic international d’armes à feu, ni même lui parler de ces soirées que je passais au peep-show, à reluquer de belles blondes se frotter à une barre de pole-dance. Pas franchement charmant, comme tableau. Bien loin du « mignon » dont elle me qualifiait pas plus tard qu’il y avait une minute, et potentiellement dangereux pour elle, si l’un de mes nombreux ennemis décidait de s’en prendre à mes proches...

D’un mouvement de tête, j’ai lancé :

- Heum… eh bien… je suis guitariste ! Je joue le soir dans les bars. C’est cool, je bouge pas mal. Et pour le reste… Eh bien… Je n’ai ni femme ni enfant. Toujours libre comme l’air !
Et après un sourire amusé, j’ai fini par lui demander, soucieux :

-Et toi… je… ça fait longtemps que… enfin…


Ne parvenant pas à terminer ma phrase, je me suis tu. En réalité, si cette question ne sortait pas, c’était tout simplement parce que je m’étais convaincu qu’elle était une mauvaise idée. Je ne voulais pas la secouer. Mais je voulais savoir depuis quand elle avait été libérée...Et par dessus tout, je crevais d’envie de connaître l’identité des fumiers qui lui avaient fait vivre un calvaire, ces dernières années. Je les ferais disparaître de mes propres mains, je m’en faisais la promesse. Et peu en importerait le prix !
Gêné, j’ai détourné le regard, avant de poursuivre :

- J’suis désolé. C’était mal placé. T’es pas obligée de répondre !


Et à sa question, j’ai répondu, opinant du chef :

- Wow. Synchro ! c’était ma prochaine question ! Avec plaisir ! qu’est ce que tu préfère ?
 



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Ven 8 Juin - 21:49


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En y repensant, je n'arrêtais pas de me demander si j'étais retombée sur Francis par pur hasard ou bien si quelqu'un ou quelque chose voulait que l'on se retrouve. Les années qui ont précéder ces jours-ci ont été longues et parfois même difficiles, je dois dire qu'en sortant de là j'avais parfois du mal à discerner les jours, la date ou tout simplement l'années. J'écoute alors Francis qui semble s'excuser, il semble même se rendre coupable de ce qui était arrivée. C'est presque directement après la fin de sa phrase que je m'étais mise à secouer négativement la tête en guise de réponse avant de m'exprimer.

- Non, c'est faux, ce n'est pas de ta faute. Tu sais si on comment avec les " Et si " on pourrait changer la tournure de tellement de choses. Peut-être que c'était mon destin, que ça devait arriver, inévitablement.


J'hausse alors les épaules, c'est vrai que c'était difficile pour moi d'en parler, mais je trouve qu'avec Francis ça venait presque naturellement, c'est vrai que je n'avais pas vraiment eut l'occasion de parler de mon ressentit depuis que je m'en étais sortie. Mais, pour être honnête je sentais que c'était tout aussi compliqué pour lui, sa voix n'était pas la même que celle que j'entendais quelques secondes auparavant. Il me vole un sourire, il a dit que j'étais magnifique.

- Merci, même si je pense qu'il y a forcément de plus jolie femme que moi.

Le temps passe, je le sais, je le sens, mais le temps passé à côté de Francis n'est que du temps rempli de joie et de bonheur, contrairement aux années précédentes. Je l'entend me parler, il semble un peu confus et s'arrête dans sa phrase, j'arque un peu un sourcils en essayant de le comprendre. Mais, lorsqu'il se mit à s'excuser j'avais alors bien compris la tournure de sa phrase, grimaçant un peu, j'ai haussé les épaules.

- Et bien moi, que te dire de plus à part que j'ai l'impression que ma vie s'était arrêtée et qu'aujourd'hui elle reprend son court et que j'ai énormément de choses à rattraper. J'ai perdu des années de ma vie, c'est comme si je devais tout recommencer à zéro sans avoir plus personne à mes côtés. Pour être honnête, si j'ai changé de prénom c'était pour essayer d'avoir une vie normale après tout ça, je ne voulais pas qu'on me reconnaisse dans la rue, qu'on me regarde avec pitié et compassion, je voulais tout refaire, parce que pour moi m'appeler Mia c'était comme vivre avec ce qui m'était arriver et au contraire, j'ai envie de balancer toute cette mauvaise partie de ma vie pour rendre mon futur plus agréable, plus heureux en quelque sorte..


Je redresse la tête pour le contempler, je lui souris agréablement, je ne veux pas qu'il soit mal à l'aise avec tout ça, bien au contraire. Je voudrais que tout comme moi il essaye de faire une croix sur tout ça, qu'il puisse avancer sans plus se soucier de toutes ces choses.

- Je vais bien, c'est le principal, non ? Puis, tu sais tu ne dois pas te déranger de poser toutes ces questions, bien au contraire, je pense que c'est important d'en parler. Et puis...Toi aussi tu étais concerné et toucher par tout ça alors c'est normal que tu ai besoin de réponses à tes questions, ça ne me dérange pas du tout, bien au contraire ça me fait du bien.

Il accepte ma proposition, hochant alors la tête j'ai vaguement réfléchi à ce qu'il me demandait.

- J'ai du mal à m'exposer en public entourée par des gens je dois t'avouer. Après si tu préfères cette idée, je te suis ne t'en fais pas.


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Mer 13 Juin - 23:09

N'est pas cascadeur qui veut !


Plus le temps passait, moins je pouvais m’empêcher de penser qu’en intervenant plus tôt, j’aurais pu aider Mia à sortir vite, bien plus vite de cet enfer… Toutes ces années passées, prisonnière de ces types, sont des années qu’elle ne rattrapera jamais. Et alors qu’à l’extérieur, j’essayais de me reconstruire, persuadé qu’elle n’était plus de ce monde, pendant que je faisais mes expériences de jeune adulte, cochant la quasi totalité des premières fois à réaliser, elle, était dans cette foutue cave. Je l’imaginais espérer, s’accrocher. Et aujourd’hui, je me demandais encore par quel miracle elle avait pu résister durant tout ce temps : sa force me sidérait. Embarrassé, attristé, je m’en voulais terriblement. C’était de ma faute, si elle avait été captive durant tout ce temps. Elle avait été emmenée loin de moi, et je ne m’étais pas battu pour elle. Ou du moins, pas assez. Et je l’avais compris trop tard.

Mais la jeune femme ne l’entendait pas de cette façon, réagissant immédiatement à mes propos, tentant de me rassurer. Selon elle, je n’y étais pour rien dans cette histoire. La voir si sûre d’elle, m’exposant pour preuve, qu’avec des si, on refaisait le monde, je n’ai pas eu le courage de la contredire une fois de plus. Et comme absorbé par la beauté de ses yeux, que je prenais plaisir à redécouvrir, je me suis contenté de lui sourire. Comme pour la remercier de ces mots… Je ne savais pas vraiment, si comme elle le suggérait, le destin y était pour quelque chose. Ce que je pouvais dire en revanche, était que peu pouvait bien importer la raison de sa disparition, si le destin y était pour quelque chose, c’était tout de même un sacré salaud. Si il avait été bienveillant… il ne s’en serait pas pris à elle. Ni à quelque autre innocent que ce soit. Mais bien à un tueur en série, un criminel, un terroriste ! Peut être même à l’un des pires : un politicien ! Pourquoi elle ?
Mia dans mes bras, je sentis soudain comme un nouveau souffle, et j’avais tout à coup l’impression de retrouver une partie de moi que je pensais perdue à jamais. Lui adressant un sourire, j’ai replacé une mèche de ses cheveux derrière son oreille, réflexe que j’avais à son égard, il y avait de cela quelques années…

- Ne dis pas n’importe quoi ! Lui-ai je répondu d’un air bienveillant, avant de l’écouter reprendre de plus belle, réalisant que mes questions concernant sa liberté n’étaient peut être pas une bonne idée… Bien évidemment, il était évident que j’avais besoin de savoir. Peu importait si cela devait me faire l’effet d’un coup de pieds dans les côtes. Cette curiosité, ce besoin de comprendre me bouffait depuis qu’elle avait été portée disparue. Et aujourd’hui, j’avais enfin une chance de savoir. Pour autant, je n’avais aucune envie de la brusquer. Si elle voulait parler, alors elle le ferait. Sinon… la patience était une qualité, que j’étais prêt à mettre en avant. Elle parlerait quand elle en aurait envie ! Surpris, en l’écoutant, qu’elle le fasse là, d’un coup, j’étais bouche bée. Non seulement scotché par le discours qu’elle tenait, mais aussi par les mots qu’elle employait. Je ne sais pas si j’aurais réussi à les trouver, ces mots, si j’avais été à sa place. Avec le recul, sa force était aujourd’hui encore pour moi une leçon.

- Je comprends… c’est tout à ton honneur… Arizona.


J’avais beau avoir du mal à me faire à ce nom, je respectais quoiqu’il arrive sa démarche. Au fond, j’étais convaincu qu’avec un peu de temps, je finirais par l’intégrer. Elle voulait aller de l’avant, et si elle voulait bien d’un ami, alors je serais là lui tendre la main. Lui adressant un sourire, j’ai hoché la tête :

- Merci.


Incapable d’ajouter quoique ce fut, pas même de poser à nouveau ma question, j’ai préféré la laisser changer de sujet, acceptant sa proposition. Et après une courte réflexion, j’ai préféré choisir l’option qui la mettrait le moins dans l’embarras. Après tout, que ce fut dans un bar ou chez elle, c’était égal, du moment qu’on pouvait discuter encore un peu…

- Je n’ai pas de préférence particulière. Et je n’ai pas envie que tu sois mal à l’aise non plus ! Allons chez toi… ou chez moi, si tu veux !
 



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